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 Succubus Samba

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DOSSIER ETUDIANT
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Darius Lestrange

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MessageSujet: Succubus Samba   Dim 2 Nov 2014 - 12:31


Succubus Samba
AVEC : Drago Malefoy et Malicia McGuire
PRIVÉ / PUBLIC : Privé
DATE : Samedi 16 Janvier




Le bureau était une pièce exigüe et mal isolée, éclairée par une ampoule solitaire et en fin de vie. La chose pendouillait lamentablement en haut d'un plafond enfumé par les effluves d'un chaudron crépitant. Pourtant Ezzechiel McGuire n'en semblait absolument pas mécontent et se balançait sur sa chaise de chef, bras derrière la nuque et tongs bariolées sur son bureau. Et en termes de bureau, il n'y avait rien de bien glorieux non plus : des marques de tasse de café séchées depuis des lustres, quelques prospectus à la gloire du McGonagald's local, un cadre arborant la photo du rastafari et d'une créature gélatineuse pourvue d'un nombre invraisemblable d'yeux et de tentacules qui avait eu la coquetterie de mettre un nœud rouge sur le sommet de son crâne. Cela, et un cafard gros comme un pouce qui faisait un rallye entre les pots pleins de plantes hallucinogènes qui jonchaient le bureau.

Drago se racla la gorge. Mais devant l'absence totale de réaction de son supérieur, il fut contraint de baisser l'assourdissante musique jamaïcaine qui emplissait les lieux. Ezzechiel sortit brusquement de sa torpeur et remarqua enfin sa présence :

-Trop cool, man... J'étais en plein trip dans la stratosphère ! Ca a duré combien de temps ?

-Une heure, répondit l'Alpha, non sans mécontentement. Pourrais-tu enfin m'expliquer pourquoi tu m'as convoqué ?

Il bailla. Sa nuit avait été particulièrement courte et son réveil des plus décevants. Malicia, qui s'était endormie chez lui après avoir un peu trop bu, avait plié bagages durant son sommeil. Il savait que ce comportement pour le moins étrange ne pouvait joueur qu'en sa défaveur. Mais il y était désormais parfaitement habitué et prenait la chose avec stoïcisme.

Ezzechiel ouvrit des yeux d'illuminé, un peu trop grands pour ne pas être inquiétants et sembla observer quelque chose d'hilarant qui semblait se dandiner devant lui. Finalement, il murmura :

-Les esprits m'ont parlé, man.

-Vraiment ? demanda Drago avec le plus parfait désintérêt.

-Ils m'ont dit que tes vibes étaient trop négatives, man, ça les empêche de faire correctement leur boulot.

L'Alpha resta quelques secondes sans répliquer.

-Si je comprends bien... finit-il par dire, après un effort de déchiffrage. Mes coéquipiers ne m'apprécient pas. Il s'agit bien de cela ?

-Ouais, man... Tu pourris leur groove, man...

Les yeux du blondinet s'assombrirent :

-Je leur "pourrirai" sans doute un peu moins leur "groove" s'il ne s'agissait pas d'UNE BANDE D'AMATEURS DÉGÉNÉRÉS ET DÉLATEURS QUI ÉCOUTENT AUX PORTES ET SE MÊLENT DE CE QUI NE LES REGARDENT PAS !

Tout en criant sa hargne, Drago s'était tourné vers la porte et y avait braqué sa baguette : il lança un éclair furieux et entendit des bruits de pas qui s'éloignaient précipitamment. Il leva les yeux au ciel et se pinça l'arête du nez  : Dieu qu'il détestait ses cloportes de collègues. Ezzechiel recommença à se basculer sur sa chaise, un cigarette conique aux lèvres :

-Man, tu sais que je pense que t'es cool, mais c'est ton dix-huitième rappel depuis le début de l'année... Tu veux pas être employé du mois, man ? T'as pas d'ambition ou quoi ?

L'Alpha manqua de rétorquer que ses projets de vie n'incluaient certainement pas d'être distingué dans ce troquet pathétique rempli de rebuts de la société. Au lieu de quoi, il serra les mâchoires et jeta un regard torve aux cadres qui emplissaient les murs de la pièce. Sur chacun d'eux, les photographies de ses coéquipiers souriaient avec fierté. Il ne manquait qu'une seule personne sur ce panthéon : lui.

-Non. finit-il par répondre.

Le rasta s'excita brutalement :

-T'es incontrôlable, man !

-Peut-être. Mais au moins les résultats sont là. répondit Drago en le regardant, impassible.

Ezzechiel tira un long parchemin du tiroir de son bureau :

-Et ça, man ? demanda-t-il. Une machine à Squishee hors d'usage ! 32 plaintes d'obèses insultés ! Le logo du McGo détourné sur les boîtes de Big Minerva !

-Je mourrais singulièrement d'ennui, ce jour-là, et je n'avais pas dessiné depuis longtemps.

-Qu'est-ce que ces dessins veulent dire, man ? C'est...

Le frère de Malicia retourna la boîte et émit un rire goguenard :

-Oh, ouais... Trop cool, man !

Drago et lui topèrent.

-Allez, tu peux partir, mais que je t'y reprenne plus, man ! lança le rastafari en souriant.

L'Alpha se leva avec un sourire mesquin :

-Croix de bois, croix de fer...

Le chaudron qui bouillonnait tranquillement non loin d'Ezzechiel frémit et ce dernier se pencha vers lui :

-Allô man ?... Ouais ? répondit-il.

Un soupçon d'inquiétude passa dans ses yeux exorbités :

-Quoi, man ? Maintenant ?! Mais... Je sais pas où il se trouve, man et... Quoi ? Déjà ? Pas cool...

Brusquement le chaudron se mit à bouillonner furieusement et le chef du McGonagald's blêmit :

-Le prends pas comme ça, man ! s'écria-t-il, effrayé. C'est pas la peine d'en arriver là, non ? Je... Je peux tout expliquer, man ! Laisse-moi juste le temps de...

Ezzechiel poussa un cri de terreur. Une énorme patte visqueuse et noire, lacérée de griffures sanguinolentes venait de surgir hors de la marmite. Dans un grognement inhumain, elle agrippa le bras du rastafari et le tira en avant. La substance sombre se mit à cavaler sur la peau du malheureux métisse qui tenta comme il pouvait de s'en défaire. Drago poussa un exclamation stupéfaite :

-Qu'est-ce que... ?!

Il se précipita sur Ezzechiel qui se débattait comme un diable et tenta de l'aider en le tirant en arrière. La substance infâme le frôla et il dégagea sa main en hurlant. C'était brûlant ! A une vitesse affolante, elle s'empara de son supérieur qui fut happé dans le chaudron. Son visage apparut à la surface du chaudron :

-Appelle ma sister, man ! Ma sister !  hurla-t-il.

Sur ce, il poussa un hurlement de douleur atroce et disparut sous une coulée de liquide noir. Le contenant se vida brusquement jusqu'à ce qu'il ne reste plus une goutte.

Drago frémit.



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Malicia McGuire

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MessageSujet: Re: Succubus Samba   Mer 5 Nov 2014 - 21:38


-Et 1 et 2 et 3 et 4 ! Et 1 et 2 et 3 et 4 ! On garde le sourire et on contracte ses abdominaux !

-C'EST CE QUE JE FAIS ! s'époumona Malicia.

Rouge tomate, la métisse gesticulait au beau milieu de son salon. A quelques pas à peine, l'hologramme de son père, vêtu d'un survêtement noir et d'un bandeau rouge autour de son crâne chauve, la regardait, le regard sévère :

-C'est ce que tu appelle faire du sport, fiston ?!

-Mais ça fait mal ! gémit la métisse.

-ON NE SE PLAINT PAS, FISTON !  

-MAIS COMMENT TU SAIS QUE JE ME PLAINS ? s'étonna la jeune femme en couinant. T'ES UNE PICTURINE !!!

-1 ! 2 ! 3 ! 4 !  1 ! 2 ! 3 !

En gémissant, la zeta saisit avec difficulté sa baguette qui était perchée sur sa table basse et l'agita. Aussitôt la silhouette de son père disparut et elle se laissa retomber sur le sol, les jambes et les bras en étoile.

-Je veux mourir ! Mourir ! couina-t-elle en se tenant la taille.  

Après un petit temps pour se remettre de ses efforts, elle se retourna sur le ventre :

-Gniii... fit-elle en essayant de se jucher sur ses bras.

Elle retomba aussitôt, le nez dans son tapis. C'était officiel : elle et le sport... ça faisait 3000. Mais elle pouvait pas s'arrêter comme ça, fallait qu'elle s'occupe. Elle réfléchit à toute vitesse : elle avait déjà fait le ménage, elle avait réarrangé les meubles de son salon pour que tout soit "Fong Shoye" comme le conseillait le dernier article déco de la Gazette du Sorcier, elle avait perfectionné un ou deux sorts de sa confection.

Ohmondieu. Elle avait plus rien à faire ! Si ! Elle pouvait prendre une douche ! C'était bien ça une douche ! Ça l'occuperait au moins trente bonnes minutes...

Retrouvant un peu de forces, la jeune femme perturbée se releva d'un coup... et grimaça en sentant tous ses os craquer. La lèvre tremblante, elle écrasa une larme :

-Aïe.

Un pas après l'autre, elle se dirigea vers les escaliers sous le regard vitreux de sa chouette, qui avait élu domicile sur le manteau de la cheminée. Elle jeta un bref coup d'œil dans sa cuisine. Il y avait une assiette sur la table.

Avec un cookie dedans.

Malicia le regarda quelques secondes avant de secouer la tête et de monter ses marches. Quelques secondes plus tard, elle revint sur ses pas et prit le gâteau. Elle mordit dedans, penaude et partit dans sa chambre, le regard un peu coupable. Là, elle s'extirpa de son jogging tout neuf, le balança au pied des innombrables coussins qui recouvraient son lit, partit dans sa salle de bain, et entra dans sa baignoire. L'eau chaude retomba sur ses épaules et la pièce s'embua.

Elle posa sa tête contre les carreaux...  et entreprit de se cogner doucement la tête dessus.

-Tant que j'ai la santé... tant que j'ai la santé....



Flashbaaaaaaaaack....

Malicia sourit dans son sommeil.

C'était un de ces moments juste parfaits où l'on sait que l'on va bientôt se réveiller et qu'on profite encore d'être lovée dans son lit. Elle adorait ça, c'était le meilleur moment de la journée : des draps bien chauds, un matelas bien moelleux, le bras de Drago à câliner, des coussins bien épais et... attendez-voir ? Quoi ?!

La métisse repassa vite fait ce qu'elle venait de se dire et ouvrit brusquement les yeux. Elle retint son souffle de surprise : qu'est-ce qu'elle fabriquait la tête sur le bras de son ex ?!

-Ohmondieu, laissa-t-elle échapper.

Malicia se releva, droite comme une bûche et ouvrit grand la bouche de stupeur en regardant autour d'elle.  Il y avait Drago. Son ex de l’enfer. Son monstre du Lochness personnel. Son premier amour tout droit sorti de ses pires cauchemars.  Mais il y avait aussi des feuilles partout, des draps en désordre, des canettes de soda sur le sol... et son soutien-gorge. Là-bas. Tout au fond de la pièce. Avec ses talons.

Sa respiration s’emballa :

-Ohmondieuohmondieuohmondieu… murmura-t-elle.

C’était l’enfer, l’horreur, l'apocalypse.

-Ohmondieu…

Malicia se sentit rougir jusqu'à la pointe de ses oreilles. Qu'est-ce qu'elle avait fabriqué ? Qu'est-ce-qui s'était passé ? Elle secoua la tête. Non, non, non, non, non... elle voulait pas savoir !

Elle eut l'air encore plus honteuse : si elle voulait savoir. Elle venait de perdre sa virginité quand même ! Enfin... elle croyait !

La zeta mit ses deux index contre ses tempes et fit le plus gros effort de mémoire de sa vie. Elle avait discuté avec Pansy et Amalia. Et les deux l'avaient cuisinée, alors elle avait un peu bu. Un peu beaucoup. Beaucoup trop par rapport à d'habitude. Elle était allée chez Drago en pleine nuit, elle lui avait parlé et...

Mali ouvrit des yeux affolés en se revoyant crier un énorme et joyeux "Faisons l'amour !" à son ex. Et puis... et puis...


La métisse ouvrit un œil plus grand que l'autre, intriguée par l'image mentale que son cerveau avait mise à la place de ses souvenirs. Ouais. Elle avait beaucoup beaucoup trop bu.

-Ohmondieu... Ça y est, je suis devenue une grosse teupu. Ça devait arriver un jour... fit-elle, en enfonçant ses mains dans son visage.

Le bruit fit bouger légèrement Drago dans son sommeil. Il pencha doucement la tête vers elle et elle grimaça. C'était pas le moment de traîner. Elle devait s'en aller avant qu'il se réveille. S'en aller très très discrètement. Genre, comme un vrai putain de ninja.  

La zeta roula aussitôt hors du lit, tomba par terre dans un mouvement pas gracieux du tout et se mit à longer le mur, en marchant en crabe avec un grand sourire crispé.

Ouais, s'en aller. Et tout nier en bloc. En méga bloc. Pour giga toujours.

Fin du Flashbaaaaaaaack....


Sortie de sa douche, Malicia enfila un jean, une chemise et un pull vaguement assortis à la va-vite et se jeta un coup d'œil dans le grand miroir qu'elle avait accroché  près de son bureau. Elle mordit son pouce, pensive et se passa la main dans les cheveux avant de chercher des poudres dans ses tiroirs. Elle versa le contenu d'un petit sachet sur le sommet de son crâne et le rouge de ses cheveux s'évapora doucement pour laisser place à son doré habituel.  C'était mieux comme ça. Le rouge, ça la faisait vraiment agir bizarrement...

Elle chaussa des ballerines et se précipita à l'étage inférieur. C'était pas tout ça, mais il fallait qu'elle se tienne occupée. Ne pas penser à sa soirée. Ne pas penser à ce qu'elle avait bu. A ce qu'elle avait fait. A ce qu'elle avait dit. Et surtout, surtout, ne pas penser à...  Sans savoir pourquoi, elle se sentit sourire. Et posa la main sur sa joue pour bloquer le processus. Elle souriait maintenant ?! Elle était quoi… possédée ?!

Quelqu'un toqua à la porte. Elle ouvrit machinalement et se décomposa sur place :

-Oh non.

Elle referma aussi sec la porte.

- Malicia ! fit la voix de Drago.

La métisse ne répondit pas, les yeux écarquillés.

-Malicia ! insista l'alpha.

-Va-t-en !

-Écoute, je ne suis pas venu te parler d'hier soir !

-Et encore heureux ! Parce qu'il s'est rien passé hier soir ! s'écria la zeta. Si tu crois que ça m'intéresse d'en parler et de savoir en détails ce qu'y a bien pu se passer dans ta chambre de gros obsédé, tu...

-Ton frère a été enlevé !

Le sang de la métisse ne fit qu'un tour et elle ouvrit, brusquement morte d'inquiétude :

-Quoi ?! bredouilla-t-elle.





Mes RPs du Moment !


Broken Mirror, avec Lucrécya Rincevent

Days before you came, avec Darius Lestrange

Ceci n'est pas un bizutage, avec Isaac O'Callaghan

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MessageSujet: Re: Succubus Samba   Ven 7 Nov 2014 - 22:19

La porte du bureau miteux d’Ezzechiel McGuire s’ouvrit et Malicia entra dans la pièce et enjamba les innombrables plantes hallucinogènes en pot qui jonchaient le sol pour aller droit vers le chaudron dans lequel son frère avait disparu quelques instants plus tôt. Elle le scruta avec inquiétude, essoufflée,  et se retourna vers Drago qui l’avait suivie et se tenait dans l’encadrement de la porte :

-C’est là-dedans qu’il a disparu ? demanda-t-elle.

L’Alpha hocha la tête et se rapprocha. La métisse s’était mise à scruter le moindre centimètre du contenant.

-Tu ne trouveras rien. J’ai déjà tout inspecté. Finit-il par dire, de son habituelle voix traînante.

Malicia se releva brusquement, ses cheveux dorés s’envolant au-dessus de sa tête :

-Y’a peut-être quelque chose que tu as manqué ! fit-elle, avec sa douceur habituelle. Ça vaut quand même le coup que je regarde, non ?

Elle sembla remarquer qu’elle se tenait à quelques centimètres de lui et ce constat sembla grandement la perturber :

-C’est tout petit comme pièce, non ? bredouilla-t-elle.

-Je dirais que c’est intime. Badina Drago en tournant la tête pour balayer les lieux du regard.

Son ex s’empourpra et repartit dans son inspection minutieuse des lieux alors qu’il levait un sourcil intrigué. Pour une raison qui lui échappait, Malicia semblait étrangement agitée, et cela ne semblait pas venir de la disparition de son frère. Mais cela ne pouvait pas non plus venir de la soirée qu’ils avaient passée ensemble : après tout, il s’était conduit en gentleman. Ce qu’il n’était, à l’évidence, pas.


Le regard de l’Alpha se posa sur la métisse qui venait d’engouffrer la moitié de son corps dans le chaudron : sa voix résonna contre les parois :

-Non… il y a vraiment rien à voir !

-Ce n’est pas ce que j’aurais dit… laissa échapper Drago, avec un petit sourire satisfait.

-Quoi ?

Malicia émergea hors du chaudron :

-T’as dit quelque chose, j’ai rien entendu ?

Le blondinet lui sourit brièvement :

-Rien d’important. Assura-t-il, en croisant les bras. Tes conclusions ?

-On a rien !  s’inquiéta la métisse en tournant en rond. Rien ! Que dalle ! Nada !

-Niente ? suggéra nonchalamment le blondinet.

-Niente ! répéta Mali en levant les bras au ciel. Juste ce que tu as vu…

-Et ce n’est pas grand-chose. Compléta Drago, en pleine réflexion. Si on exclut la main très inquiétante qui l’a emmené.

-Et c’est exactement pourquoi faut qu’on trouve Ezzy et vite ! s’exclama la métisse, en mettant ses poings sur ses hanches. Redis-moi ce que t’as entendu, il y a forcément quelque chose qu’on a raté !

L’Alpha rassembla ses pensées :

-Quelqu’un a appelé Ezzechiel. Quelqu’un a qui il semblait devoir quelque chose. Quelqu’un d’impatient, et dont ton frère était particulièrement effrayé.

De l’étonnement passa dans les grands yeux noirs de Malicia :

-Ezzy a toujours eu le don de se fourrer dans des trucs pas possibles. Admit-elle avant de rajouter, inquiète : Mais il a jamais eu peur de quoi que ce soit. Il est beaucoup trop…

-Détaché des réalités de ce monde ? suggéra Drago.

-J’allais dire zinzin. Fit la métisse, pensive, sourcils froncés. Mais oui. Je vais fouiller sa chambre, j’aurai peut-être plus de chance…

Elle se mit en chemin et Drago la suivit. Ils sortirent du McGonagald’s, qui se remplissait petit à petit de clients affamés en quête de nourriture avariée, et sortirent dans les Champs Z’Allons-Y, recouverts d’un givre tenace. Brusquement Malicia stoppa :

-Euh… Drago ?

-Oui ?

La métisse le considéra un instant :

-Qu’est-ce que tu fais ?

-Je t’accompagne ? répondit l’Alpha, comme s’il s’agissait d’une évidence.

La métisse se retourna et il reprit avec incrédulité :

-Tu ne comptes quand même pas chercher ton frère toute seule ?

-Si ! Merci de m'avoir prévenue. Bye, bye !

La Zêta tourna aussi sec les talons. Drago la regarda marcher sans comprendre. Leurs conversations de la nuit dernière semblaient bien lointaines. Qu’avait-il bien pu faire en un si court laps de temps pour que son ex se soit refermée à nouveau comme une huître ? Il lui emboita le pas :

-Il est parfaitement hors de question que tu fasses cela.

-Pourquoi ? Je suis une grande fille !  

-Crois-le ou non, le sort d’Ezzechiel me tient à cœur.

Malicia lui jeta un coup d’œil intrigué :

-Tu es malade ? demanda-t-elle, sur un ton ironique.

L’Alpha ne répondit pas tout de suite.  Il était clair que le sort d’Ezzechiel lui importait somme toute assez peu. Mais s’il disparaissait à jamais, son ex ne s’en remettrait probablement pas. C’était pour lui une raison suffisante de lui prêter main forte.

-Cette histoire peut mener dieu sait où. Lança-t-il. Si tu ne me laisses pas venir avec toi, j’enquêterai de toutes façons seul de mon côté, que tu le veuilles ou non.

Le blondinet espérait vraiment que la métisse préfère l’autre option. Malicia sembla effectivement touchée, mais reprit aussitôt son air désintéressé :

-Ok, bye bye !

Un peu de dépit passa dans les yeux bleu acier de l’Alpha :

-Cela ne te dérange pas, bien sûr, pas si je mène mes investigations à un mètre de toi ? siffla-t-il, plutôt vexé par cette situation ubuesque.

La métisse se figea une seconde :

-Non. Lâcha-t-elle.

Ils se remirent en route,  Malicia avançant d’un pas vif, ses cheveux dorés s’envolant derrière elle, et Drago la suivant à quelques enjambées. Quand la métisse avançait, il avançait, quand elle stoppait pour voir s’il avait renoncé, il faisait de même. Le petit jeu se poursuivit dans tout le quartier commercial de l’université. Ils parvinrent quelques instants plus tard au sud de Mysteria Lane, où habitaient les étudiants les plus modestes. Drago connaissait bien ce quartier, pour y avoir vécu ses heures les plus noires. A quelques pas du bâtiment où logeait son frère, Malicia stoppa et se tourna vers lui :

-Ok, viens. Soupira-t-elle.

Drago eut l’air satisfait et la rejoignit. Ils passèrent la porte de l'immeuble.

-Mais on fait à ma façon. Reprit la métisse en lui lançant un regard sévère.

Ce qui pour elle revenait à plisser les yeux de la façon la plus adorable qui soit.

-Bien sûr. Acquiesça l’Alpha, en la suivant dans les escaliers.

-Et on parle pas d’hier soir. Ca a jamais existé.

Le blondinet eut l’air déçu :

-Certainement. Finit-il cependant par concéder. Mes lèvres sont...

La métisse se figea et Drago jeta un coup d’œil à ce qu’elle lui désignait. La porte d’Ezzechiel était entrouverte et du bruit provenait de l’intérieur de l’appartement. Instinctivement, ils se jetèrent un regard inquiet et saisirent leurs baguettes. Ils avancèrent à tâtons vers l’entrée… et poussèrent la porte brusquement : une intruse sursauta en les voyant arriver.

C’était une très belle femme de couleur, aux traits fins et au regard aigu. Elle les jaugea rapidement du regard et ses yeux se posèrent sur Malicia. Aussitôt, elle prit une inspiration soulagée et se dirigea vers elle… pour la serrer dans ses bras, à la grande surprise de la métisse.

-Oh dieu merci, te voilà !

-Euh…je… oui ? bredouilla la Zêta.

Il était clair qu’elle ne connaissait cette personne ni d’Eve ni d’Adam. Mais devant le soulagement et la gentillesse de la femme, Drago relâcha doucement l’emprise sur sa baguette.

-Je suis tellement contente de te voir ! fit l’inconnue avec un sourire.

-Euh…je… moi aussi ? répondit Malicia, en émettant un petit rire nerveux. Vous êtes qui ?

La femme se redressa aussitôt surprise :

-Ezzy… Ezzy ne t’as pas parlé de moi ? fit-elle, avec tristesse.

-Euh… je… non… admit son interlocutrice, honteuse.

L’inconnue se désigna :

-Je suis sa petite-amie, Nessa !

Elle secoua la tête :

-Je n’arrive pas à croire qu’il ne t’ait pas parlé de moi, j’entends parler de toi tout le temps !

-Alors comme ça, Ezzechiel McGuire a une petite-amie ? fit Drago, en jetant à Malicia un coup d’œil moqueur.

-Oui, je suis venue le voir ce matin et… j’ai trouvé sa chambre dans cet état ! expliqua Nessa avec inquiétude. J’ai tout de suite pensé qu’il devait être arrivé quelque chose.

Malicia et Drago balayèrent la pièce du regard. Ezzechiel n’était à l’évidence pas le genre de personne pour qui l’entretien d’un appartement était primordial. Mais il  fallait bien admettre que le capharnaüm qui régnait ici dépassait tous sens du désordre. Quelqu’un avait mis à sac les lieux. Quelqu’un de violent et d’impatient.

-S’il te plait. Reprit Nessa en s’adressant à Malicia. Dis-moi que tu sais quelque chose !

Cette dernière secoua la tête :

-Je sais juste qu’on l’a enlevé ce matin.

-Qui ça ? demanda la femme en face d’elle avec vivacité.

Elle ne semblait pas être le genre de femme à se laisser marcher sur les pieds mais la nouvelle la bouleversait. Elle saisit son ex par les épaules et la sonda, attendant sa réponse.

-On sait pas. Fit Malicia. Mais ce n’était pas un humain. Tout ce qu’on sait c’est qu’il avait une main. Toute noire, et lacérée.

Nessa blêmit :

-Oh non. C’est… c’est encore pire que ce que je pensais. Fit-elle d’une voix éteinte. Le Dévoreur a enlevé Ezzy.

-Le quoi ? frémit Malicia.

Son interlocutrice se redressa :

-Je dois faire vite. Je… je vous laisse. Le temps joue contre nous.

Elle courut vers la porte et s’évanouit dans les airs, laissant Malicia et Drago seuls.

-Le… Le Dévoreur ? répéta Malicia. Mais, c’est qui ce Dévoreur ? Pourquoi il s’appelle comme ça ? Ça sonne pas hyper sympa, non ?

-J’ai déjà entendu ce nom-là… répondit Drago pensif. Il me semble que cela vient d’un conte que l’on me lisait quand j’étais enfant. Une créature ancienne, un incube je crois. Qui dévore l’âme de ses proies et les recrache. Ceux qui subissent ce sort ne sont plus que des coquilles vides.

Ses yeux inquiets se posèrent sur la jeune métisse.

-C’est horrible ! lança cette dernière avec des yeux affolés. Dis-moi que c’est une légende, c’est une légende hein ?

Drago voulut répondre que malheureusement, toute légende avait son fond de vérité, mais devant l’air catastrophé de la femme qu’il aimait, il préféra s’abstenir.

-Nous ferions mieux de fouiller cette chambre. Lâcha-t-il avant de se mettre au travail, d’un pas pressé.

Malicia hocha la tête et se mit elle aussi à fouiller la pièce. Ils retournèrent le moindre objet, jetant sortilège sur sortilège pour déceler tout ce qui aurait pu être caché, feuilletant chaque page des innombrables livres de démonologie qui étaient entassés ça et là. Brusquement , Malicia sursauta :

-Là ! s’exclama-t-elle.

Elle tendit à Drago un sous-verre, qui avait été glissé dans une enveloppe portant le nom de son frère.

-« On est dans la merde. Le Devoreur sait tout. Retrouve-moi là où tu sais dès que t’as ce mot. Gus » lut l’Alpha.

Il retourna le carton : ce dernier provenait d’un bar qui se trouvait sur l’autre rive de la Tamise, dans un quartier mal famé de Londres.

-Cela ne me dit rien qui vaille… murmura-t-il.

Il releva les yeux et croisa le regard inquiet de Malicia.



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MessageSujet: Re: Succubus Samba   Dim 9 Nov 2014 - 9:57

Mali aimait bien Londres. C’était pour elle la plus jolie ville du monde. Elle adorait les belles maisons blanches aux haies vernies et noires et les magasins tout illuminés des quartiers chics. Elle adorait encore plus les boutiques colorées et les petits immeubles en brique des quartiers populaires. Par contre, le quartier des quais, elle aimait un peu moins. C’était peut-être à cause de l’humidité. Ou de l’odeur d’égout. Ou des gars un peu chelous qui sirotaient des bières en vous regardant passer en ricanant. Quand il y avait quelqu’un.

La métisse passa devant un poster déchiré de Miley Cirrhose, y jeta un petit coup d’œil et remarqua que son ex semblait trouver ça très drôle :

-Quoi ? demanda-t-elle.

-Mais rien du tout.

-Pourquoi tu rigoles ? J’écoute pas ce genre de truc ! se défendit la Zeta.

-Ce n’est pas ce que tu m’as dit hier…

Mali rougit comme une tomate :

-Ouais ben, j’sais pas ce qui m’a pris !

-Bien sûr. Fit Drago, courtois.

-J’écoute des trucs vachement plus classe.

-Je n’en doute pas.

-Genre « Oh Bébé, oh, bébé, oh » des MultiDirection ou « Je savais que t’étais trouble » de Taylor Swoof.

Devant l’air amusé et contenu du blondinet, Malicia détourna le regard. Bon d’accord, ses références musicales étaient pas vraiment très classes. Mais c’étaient les seuls trucs qui lui restaient dans la tête !

-« Oh ! Oh ! Troubleuh, troubleuh, troubleuh »… chantonna-t-elle pour elle-même.

-Je crois que nous sommes arrivés. La coupa Drago.

Malicia leva les yeux pour voir l’enseigne que son ex lui désignait d’un mouvement de tête :

-Les Vélanes Courtisanes ? lut-elle en grimaçant. Beurk. Mais qui voudrait traîner-là ?

-Certainement pas moi. Répliqua le blondinet du tac au tac.

Il releva le col de son manteau. Clairement, il y avait pas qu’elle qui avait des secrets honteux. Mais ils avaient bien d’autres choses à faire que d’y penser : ils poussèrent la porte molletonnée du bar et la Zeta écarquilla les yeux. C’était pas un bar.


Enfin, il y avait un bar, c’était sûr, mais la barman n’avait rien d’une vélane. C’était une nana aux cheveux noirs corbeaux, à la coiffure vintage, et aux lèvres rouges, couverte de tatouages de la tête aux pieds. Ses habits étaient microscopiques. Elle avait pas l’air très occupée pour le moment, mais il fallait dire qu’il était encore tôt. Il y avait juste quelques sorciers un peu moroses qui buvaient des verres sur les sofas rouges en discutant avec des filles qui avaient encore moins d’habits que la barman. En fait, Mali était la seule fille avec quelque chose sur le dos. Elle se recroquevilla dans son pull comme si c’était son bien le plus précieux. Ouais, elle était plus motivée que jamais pour finir ses études maintenant !

Drago qui était parti parler à la barman pendant qu’elle se remettait de sa surprise, lui désigna un irlandais tout sec qui criait sur une fille qui tournait autour d’une barre de fer polie.

-Notre homme est là-bas.

Mali hocha la tête :

-Je vais lui parler. Tu m’attends-là ?

-Tu vas lui parler ? répéta son ex, surpris et sceptique.

La métisse se tourna vers lui :

-Quoi, tu me crois pas cap de parler à un gars…

Elle eut un léger doute et repris :

-…qui traîne dans un bar coquin dès le matin et…. qui trempe dans des trucs chelous… et qui….

-A à l’évidence des difficultés à gérer sa colère ? ajouta Drago avec insistance, en jetant un coup d’œil plutôt inquiet au type.

Mali lui fit un sourire confiant :

-Raison de plus ! Toi t’as tendance à énerver les gens alors que moi, j’ai un super bon contact avec tout le monde. Et puis, si je suis polie, il aura rien à dire, non ? Non ?

L’Alpha la sonda quelques secondes et elle soutint son regard avec assurance.

-Comme tu le souhaites. Finit-il par lâcher. Je suis juste là, si tu as besoin de moi.

-J’aurai pas du tout besoin de toi. Répliqua la métisse. Je vais régler ça en dix secondes tip top !

Elle essaya de ne pas s’inquiéter du fait que son ex n’avait vraiment pas l’air convaincu et se dirigea vers l’irlandais. Elle se planta entre lui et la fille qu’il disputait :

-C'EST CA QU'T'APPELLES EXCITANT ?! s'égosillait l'irlandais sur la pauvre fille. MAIS BOUGE TON CUL, PÉTASSE !! J'EN BAILLE D’ENNUI, LA !! T'ES UNE PUTAIN DE DISGRÂCE !!!!

-Bonjour, bonjour ! chantonna Mali avec un grand sourire. Ça va ?

-Va chier. Lui répliqua l’homme.

Il cracha par terre. Et la zeta écarquilla les yeux, choquée. Ouais, il était pas très très commode, celui-là.

-Euh, mais j’ai dit bonjour… repris-t-elle.

-Et j’ai dit va chier.

L’ex-gryffondor s’assit à côté du gars. Elle comptait lui proposer une dragée surprise mais il était tellement impoli qu’il avait raté sa chance. Tant pis pour lui.

-Euh… je suis la sœur d’Ezzechiel McGuire. Expliqua-t-elle avant de lui montrer le sous-verre que Drago et elle avaient trouvé. Il a disparu et je le cherche. J’ai trouvé ce mot dans sa chambre. C’est bien vous qui l’avez écrit ?

Elle sursauta : le gars venait de lui arracher le carton des mains. Il fronça les sourcils :

-Ah ouais. Lâcha-t-il.

-Ah ouais quoi ? demanda Malicia sans comprendre.

Le gars écrasa le mot dans sa main et le balança au sol sous l’œil éberlué de la métisse :

-Ton frère me doit un paquet de fric. J’ai écrit ça pour le forcer à se pointer ici.

-Et il est venu ?

-Non. T’as le fric qu’il me doit ?

La Zeta ouvrit des yeux ronds :

-Euh…non.

-Alors va chier, pétasse. Répliqua l’irlandais avec mauvaise humeur.

Malicia eut l’air courroucé, elle se leva et mit ses poings sur ses hanches :

-Mais dites-donc, mon p’tit gars, je vous permets pas ! Et puis c’est quoi ce langage ! Votre maman vous a trouvé tellement moche qu’elle vous a abandonné et vous avez été élevé par des gnomes ?!

L’irlandais lui jeta un regard furibond :

-T’as dit quoi sur ma mère ?

-Je dit ce que je veux ! Vous avez pas l’air de savoir à qui vous parlez, là !

-Ah ouais ? A qui je cause alors ?!

L’homme se rapprocha d’elle et plaça son visage à quelques centimètres. Malicia grimaça. Il sentait le scotch. Le scotch alors qu'il était même pas encore midi. Et il avait pas l’air très content.

-Vous… vous avez raison. Bredouilla-t-elle avec un petit rire nerveux avant de reprendre du courage. C’est pas très important. L’important c’est que si vous me dites pas ce que vous savez je vais… euh, euh… vous casser les doigts ! Eh ouais ! J’suis comme ça moi, j’suis une violente !

Elle rougit et rentra la tête dans ses épaules :

-Vous avez un peu peur ?

-Non. Cracha l’homme.

-Même pas un petit peu ?

-Non.

Malicia grimaça :

-S’il vous plait, demanda-t-elle le plus gentiment possible : dites-moi ce que vous savez, je suis vraiment inquiète pour mon frère.

-Va chier, gros cul.

La métisse plissa les yeux et ouvrit la bouche outrée. Elle serra les poings et fit demi-tour, laissant le gars reprendre ses occupations. Elle rejoignit Drago, qui sirotait tranquillement un thé, un sourire cryptique au visage.

-Alors ? demanda-t-il, d’un ton détaché, sans lever les yeux de sa tasse.

-Brise-le. Grinça Malicia, avec une moue furieuse.

Son ex leva lentement la tête vers elle et lui fit un petit sourire sadique. Il se leva, tira sa baguette de sa poche et Malicia s’assit à sa place, boudeuse. Elle entendit les pas de l’Alpha s’éloigner.

-Donc… susurra-t-il quelques secondes plus tard, à l’intention de l’irlandais malpoli. Il me semble que la demoiselle qui m’accompagne a parlé de doigts à briser ?

-Ouais et je lui ai répondu… Hey mais ça va pas ?! Je… non ! Non ! NON !

Un cri horrible résonna dans la salle et Malicia, très mal à l’aise, grimaça et mit ses mains autour de la tasse chaude. Il y eut d’autres bruits et d’autres hurlements qui s’achevèrent sur un « Saleté de psychopathe de merde ! ». Finalement, Drago revint, comme si de rien n’était. Il lui tendit son bras pour l’aider à descendre du tabouret de bar sur lequel elle s’était perchée :

-Nous y allons ? fit-il.

La métisse se leva :

-Il a dit quoi ? demanda-t-elle d’une petite voix.

-Notre homme est effectivement au courant de certaines choses. Répondit l’Alpha. Ezzechiel aurait eut des démêlés avec un certain Dévoreur, une sorte de croque-mitaine local, qui détiendrait la moitié de la ville et de ses environs. Cet irlandais peut nous dire où trouver ce Dévoreur, mais il est dur en affaires, même avec une main en moins. Il souhaite que nous fassions quelque chose pour lui en échange de cette information.

-Qu’est-ce qu’on doit faire ?

-Récupérer une amulette dans une galerie d’art et lui apporter dès que possible.

Drago se tourna lentement vers elle, une lueur ravie dans ses grands yeux très clairs :

-Souhaites-tu que j’essaye de lui faire dire ce qu’il nous cache ? fit-il avec un petit sourire démoniaque. Il lui reste encore des os en bon état.  

-Non ! Non non. Fit Mali en écarquillant les yeux. Ça ira !

Elle tendit un mouchoir à son ex et bredouilla :

-T’as… t’as un peu de sang sur la joue.

-Oh. Fit son ex, en essuyant la tâche. Je te remercie.

Ils firent quelques pas vers la porte sous l’œil effaré des quelques habitants du bar. Finalement, Mali rebroussa chemin et se précipita sur l’irlandais. Elle tendit sa baguette sur lui et il sursauta, effrayé :

-Ferula ! fit-elle, rouge de honte avant de lui faire un petit sourire, gênée.

L'irlandais hurla de plus belle et l'insulta copieusement. Malicia s'enfuit à reculons en grimaçant :

-Désolée, désolée… Désolée !

Elle repartit au pas de course rejoindre Drago qui lui tenait la porte et qui leva les yeux au ciel en sortant à son tour.





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Broken Mirror, avec Lucrécya Rincevent

Days before you came, avec Darius Lestrange

Ceci n'est pas un bizutage, avec Isaac O'Callaghan

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MessageSujet: Re: Succubus Samba   Lun 10 Nov 2014 - 17:16

Logée entre deux librairies anciennes dans un des arrondissements les plus huppés de Londres, la galerie Boleskine était le paradis de tout amateur d’orfèvrerie magique. La réputation de cette institution était sans faille, rapport à la discrétion et à la méticulosité des plus parfaites du propriétaire et de ses employés triés sur le volet.

L’échoppe comptait en tout trois étages, tous ornés d’ébène sculpté, et dont l’élégante magnificence attirait chaque jour une foule de sorciers curieux toujours plus compacte. Drago était déjà venu ici durant son enfance, que ce soit pour accompagner sa tante Bellatrix, toujours à la recherche d’un bijou ensorcelé de plus pour sa collection ou avec son père, qui y avait notamment fait monter les émeraudes qui sertissaient les yeux du crotale qui parait son habituelle canne. L’Alpha connaissait de fait bien la galerie et encore plus les rumeurs qui courraient sur son propriétaire. Et il comptait en faire bon usage.

-Tu es prête ? fit-il, sur un ton concentré.

-Oui. Enfin, non. Mais oui. Oui, je suis prête. Répondit Malicia.

-Toujours des scrupules ? demanda l’Alpha.

-Parce que toi, t’en as pas ? s’étonna la métisse. Pourquoi je te demande ça ?! Bien sûr que t’en as pas…

-Tout ira pour le mieux. Pense à ton frère.

La Zêta baissa la tête :

-Je sais. J’y pense tout le temps. Mais c’est que…

Drago se tourna vers son ex :

-Oui ?

-J’ai un peu l’impression d’être un trophée. Souffla cette dernière, mal à l’aise.

-C’est effectivement le but que nous recherchons.

Les deux stoppèrent devant la galerie Boleskine et Malicia ouvrit des yeux ronds :


-Oh mon dieu. C’est là qu’on va ?

-Oui.

-Mais y’a des gardes partout !

Drago sourit :

-En effet.

-Ohmondieuohmondieu. Paniqua son ex. Je… Drago ! Je suis pas prête ! Je suis pas…

Les portes de la galerie Boleskine s’écartèrent dans un grand fracas et, lunettes de soleil vissées sur le nez, Drago entra, Malicia au bras. Cette dernière n’avait jamais été aussi radieuse. Ses cheveux dorés arboraient une coiffure complexe, et cascadaient sur ses épaules. Elle s’était juchée sur une paire de talons vertigineux et arborait une robe noire qui lui seyait à la perfection. Drago lui, portait son plus beau costume et avait l’air plus altier et méprisant que jamais. A peine entrés, l’intégralité de l’échoppe se tourna vers eux. Malicia, qui avait le sourire le plus crispé qui soit, se rapprocha un peu plus de lui :

-Ohmondieu. Murmura-t-elle d’une voix paniquée sans desserrer les dents. Ils nous regardent tous. Ils savent. On va aller à Azkaban.

-Ils ne savent absolument rien. Avançons. Répliqua Drago furtivement.

Les deux fendirent la foule avec majesté, tout remplis d’une importance factice. Ils stoppèrent devant une élégante vitrine proposant d’admirables parures toutes plus raffinées les unes que les autres et firent minent de s’y intéresser d’un œil distrait. Malicia se pencha subrepticement pour lire une étiquette indiquant le prix d’un bracelet qui était couché sur un coussin de satin vert. Elle manqua de s’étrangler :

-Sa mère la pute… ! laissa-t-elle échapper.

L’Alpha lui jeta un regard autoritaire et elle se reprit en toussotant, au moment même où une vendeuse au chignon strict apparaissait devant eux :

-Bonjour et bienvenue à la galerie Boleskine, annonça-t-elle d’une voix mielleuse.

-Bonj… commença Malicia d’une voix aimable.

Drago lui donna un discret coup de coude et elle leva le nez en l’air, détournant le regard de la dame avec superbe.  L’Alpha manqua de sourire tant la tentative était théâtrale. Mais leur interlocutrice ne sembla pas remarquer leur trouble :

-Puis-je vous être utile ?

L’œil bleu et scrutateur de Drago la détailla de haut en bas avec morgue :

-Je ne crois pas non.

-Non ? s’étonna la dame.

-L’on m’avait dit que la galerie Boleskine était digne d’intérêt mais je ne vois là que des babioles insignifiantes. Siffla l’Alpha.

La vendeuse, confuse, regarda autour d’elle les parures toutes plus exceptionnelles les unes que les autres. Il était clair que jamais personne n’avait osé qualifier ainsi le fond de commerce de la galerie.

-Or j’ai ici la créature la plus délicate du monde… reprit l’Alpha en considérant amoureusement Malicia. Voyez-vous, ma fiancée ici présente ne mérite que ce qu’il y a de mieux.

La vendeuse considéra la métisse qui, cachée derrière sa coiffure rocambolesque et ses lunettes opaques, pinçait les lèvres d’un air orgueilleux et ne daignait même pas lui adresser la parole.

-Oui, évidemment. Répondit-elle avec un sourire courtois. Je peux vous proposer ceci…

Elle désigna un collier ouvragé tout en rubis. Malgré la beauté de l’ouvrage, Malicia et Drago ne bougèrent pas d’un pouce et la considérèrent avec froideur. Aussitôt, la vendeuse changea son fusil d’épaule. Son malaise était palpable :

-Ou ceci… fit-elle en accompagnant ses paroles d’un geste élégant.

Cette fois-ci, il s’agissait d’un bracelet si chargé en diamants qu’il devait bien peser une demi-livre.

Drago jeta un coup d’œil à Malicia qui avait pris une mine outragée. Il se tourna vers la vendeuse et siffla sur un ton menaçant :

-Vous plaisantez, j’espère ?

Alors que la femme semblait désemparée, un homme d’une cinquantaine d’année se glissa à côté d’elle. Il portait un bouc noir de jais, un monocle et était richement vêtu :

-Je vais m’occuper de ces personnes… fit-il avec un fort accent russe, en renvoyant la dame d’un geste courtois. Il est clair qu’il s’agit là de connaisseurs…

Son regard se posa sur Malicia et il lui fit le baise-main, l’œil brillant :

-Mademoiselle…

-Je dois dire que ma fiancée et moi-même sommes fort déçus. Les propositions de votre subalterne ont été particulièrement insultantes. lança sèchement Drago. Est-ce tout ce que la galerie Boleskine a à offrir ?

-Veuillez excuser mon employée. Elle sera congédiée séance tenante… fit Boleskine, avec un sourire douceureux. Nous ne présentons ici que nos parures les plus simples mais j’ai à l’étage des ornements qui pourrait susciter votre intérêt…

Il les mena à une porte richement décorée, l'ouvrit et les invita à monter sur un escalier en bois sculpté :

-Si vous voulez bien me suivre…

L’escalier les mena à l’étage supérieur en flottant gracieusement. Ils traversèrent une longue galerie couverte de tableaux dans lesquels des comtes, duchesses et autres membres de l’aristocratie sorcière, tous dotés des créations de la fameuse galerie les regardèrent passer avec suffisance.

Le commerce bénéficiait d’une réputation centenaire et rares étaient cependant ceux qui avaient accès aux réelles créations du maître. Les lieux étaient déserts, à l’exception de quelques gardes encapuchonnés, qui encadraient les devantures de salles de couleurs différentes que Boleskine leur fit visiter, énumérant les facultés magiques de ses créations, leurs histoires souvent mouvementées. Mais pour chaque bijou montré, Malicia et Drago opposèrent un désintérêt grandissant et l’homme à l’accent russe dû se résoudre à poursuivre sa visite vers des biens plus précieux.

Boleskine prêtait une attention toute particulière à la métisse, à laquelle il parlait sur un ton charmeur, laissant échapper un ou deux bons mots en espérant faire rire cette dernière. Malicia jouait le jeu, réussissant à gâcher sa timidité derrière un sourire radieux. En fin de compte, ils parvinrent dans une pièce richement tapissée dans laquelle seuls trois présentoirs avaient été placés.

-Je vous présente les pièces maîtresses de ma collection. Forgées par mes ancêtres, il y a des millénaires ! s’exclama le bijoutier avec fierté.

Il convia Malicia à s’asseoir sur un fauteuil de style renaissance et lui présenta l’un des trois bijoux :

-Voici Leonora, surnommée la Vicissitude des Parthes... Annonça-t-il en approchant un coussin sur lequel était délicatement déposé un collier fait d’améthystes et d’or. Celui qui la possède peut changer le sang de ses ennemis en or en fusion…

-Commun. Trancha Drago, sous l’œil surpris de Malicia.

Boleskine ravala sa fierté et se rapprocha avec lenteur d’un second collier :

-Voici Ekaterina, le Venin des Morts… Le pouvoir de ces milles émeraudes maudites confère à son propriétaire la faculté de commander aux défunts…

-Banal. Répliqua l’Alpha.

Le russe se prosterna avec déférence et désigna sa dernière pièce :

-Voici Isadora.

Le collier qu’il venait de montrer était d’une beauté sans pareille, tout de diamants jaunes et de saphirs. Il trônait en maître au milieu de la pièce.

-Voici qui est tout à fait intéressant. Fit Drago avec une moue intriguée. Vous pouvez procéder.

-Isadora, l’Invocatrice de Chimères. Clama Boleskine en passant autour du cou de Malicia le bijou. Les pierres qui l’ornent étaient gardées par une hydre millénaire. On raconte que l’âme de la créature sommeille au sein même de ce bijou...

La métisse frissonna en regardant le collier dans un miroir que lui présentait Boleskine, n’osant même pas effleurer l’objet. Le russe lui-même semblait ravi de l’effet de la création et ne quittait pas la jeune femme du regard.

-Nous le prenons. Annonça Drago.

Le bijoutier russe sortit de sa contemplation et fit une courbette gracieuse :

-Une décision audacieuse que vous ne regretterez pas…

Il ôta le collier de la nuque de la métisse et le déposa sur son coussin.

Drago tendit son bras à Malicia et se dirigea vers la porte :

-Je vous laisse l’inscrire sur mon compte personnel. Un domestique passera le prendre quand il sera prêt.  

-Certainement. Acquiesça Boleskine. Cela sera fait dans les meilleurs délais.

Ses deux invités quittèrent la pièce, avec suffisance. Ils passèrent dans le majestueux couloir dans lequel ils étaient passés quelques instants auparavant et entreprirent de retrouver le passage que leur avait ouvert le bijoutier. Cependant leur pas était sensiblement plus pressé qu’à leur arrivée. Malicia voulut dire quelque chose mais un garde se plaça devant eux :

-Puis-je vous aider ?

-Non ! fit la métisse en sursautant, visiblement angoissée.

L’homme s’apprêtait à s’effacer quand il remarqua le malaise évident de la jeune femme.

-Est-ce que vous allez bien, Mademoiselle ?

-Ce ne sont pas vos affaires. Le coupa Drago. Ne vous a-t-on donc pas appris les bonnes manières ?

Alors que le garde allait s’excuser, Boleskine surgit de son alcôve, furieux :

-Au voleur ! Attrapez-les !

-Stupefix ! fit l’Alpha.

Le gardien tomba figé à leurs pieds. Aussitôt, Drago saisit la main de Malicia, qui bondit hors de ses talons et le suivit à toute vitesse. La galerie toute entière vrombit sous le cri d’une alarme véhémente et ils dévalèrent les escaliers, poursuivis par une ribambelle de gardes, courbant la tête pour éviter les sortilèges qu’on leur envoyait. Ils se frayèrent un chemin parmi les clients médusés.

Le vacarme était assourdissant et tous avaient porté les mains à leurs oreilles. Drago et Malicia zigzaguèrent entre les personnes présentes, courant aussi vite qu’ils le pouvaient. Par chance, l’affluence ralentissait considérablement leurs poursuivants et bientôt la sortie fut proche.

Brusquement, un garde à la carrure immense s’interposa et le regard décidé, brandit une baguette menaçante sur eux.  Malicia hurla. Le sang de Drago ne fit qu’un tour. Il serra la Zêta dans ses bras et ferma les yeux.

Ils s’évaporèrent dans les airs…

…et réapparurent quelques secondes plus tard dans une ruelle isolée et humide, hors de danger.

Pendant quelques secondes, ils se regardèrent, surpris d’être encore en vie. Brusquement, les joues de Malicia s’empourprèrent. Elle se dégagea précipitamment, remit de l’ordre dans sa chevelure dorée :

-Tu l’as ? bredouilla-t-elle, la mine inquiète.

Drago acquiesça avec fierté. Il tira un collier hors de sa veste et l’agita sous le nez de la métisse :

-Voici Ekaterina, le Venin des Morts. Fit-il en mimant Boleskine. Et voici… pour toi.

Malicia écarquilla les yeux en voyant le bracelet scintillant qu’il venait de lui accrocher au poignet. Elle releva le visage, affolée :

-Drago ?! T’as volé ce truc ?

-Oui. Répondit l’Alpha avec un sourire satisfait.

-T’es malade ?! s’écria la Zêta en lui rendant le bijou.  On va ramener ça tout de suite !

Elle fit demi-tour d’un pas rageur. Le blondinet émit un petit rire sardonique et ne prit même pas la peine de se retourner :

-Alors que nous venons de voler l’une des pièces maîtresses de la galerie Boleskine et qu’au moment même où nous parlons, un colosse sibérien est probablement à nos trousses ? fit-il. Et c’est moi que l’on traite de fou ?

La métisse serra ses petits poings, furibonde et revint sur ses pas :

-Tu es… Tu es horrible !

La remarque vexa considérablement Drago, mais il détourna la tête avec nonchalance :

-Je ne vois absolument pas pourquoi j’aurais droit à une scène de la sorte. Après tout, tout ce que je t’ai offert l’année dernière était volé.

-QUOI ?!

Drago fit signe à son ex de baisser d’un ton et elle souffla avec colère :

-Tu es incroyable. Pourquoi t’as volé tous ces trucs alors que tu pouvais les payer ?

-Je le pouvais, c’est évident. Mais il était tellement plus excitant de les dérober…

-Drago… commença Malicia sur un ton de reproche.

-De toutes manières, tu sais à quel point je m’ennuyais.

La métisse se tut et le regarda tristement. C’était la pure vérité : exceptant cette année, l’Alpha n’avait jamais eu à lever le petit doigt pour quoi que ce soit. S’il en avait été outrageusement fier, sa jeunesse dorée lui avait pourtant souvent fait figure de prison et il avait très tôt développé une légère kleptomanie. Cela lui donnait l’impression d’agir par lui-même, d’autant plus pour les présents qu’il avait offert à sa petite-amie de l’époque. Il n’avait pas envie de la voir porter des choses qui auraient été payées par l’immense fortune paternelle. Or il aurait été indécent qu’il travaille pour avoir son propre pécule. Bien entendu, ces considérations semblaient ridicules, au vu de sa situation actuelle.

Son ex reprit, avec douceur :

-Je sais bien, Drago... Mais c’est pas une raison pour recommencer aujourd’hui…

-Je le sais. Trancha l’Alpha. Mais j’avais envie de t’offrir quelque chose.

-T’as pas à m’offrir des trucs… s’exclama la métisse, un peu désemparée. On est plus ensemble et on le sera jamais.

L’Alpha serra brièvement la mâchoire et son regard s’attarda sur un coin de trottoir. Quand bien même il savait que cela était vrai, il détestait avoir à l’entendre. Une partie de lui-même se refusait tout bonnement à admettre ce fait.

-J’en suis conscient. Finit-il par dire. Je suppose que la nuit dernière m’a rendu nostalgique.

Sa dernière phrase sembla mettre son ex dans l’embarras le plus total. Rouge comme une pivoine, elle se remit à marcher :

-Viens. Lança-t-elle, sur un ton hésitant. On va donner ce truc à l’irlandais et continuer à chercher Ezzy. Si ça se trouve, il va même pas nous remercier et nous insulter encore plus.

-C’est fort probable. Admit Drago en marchant à ses côtés, faisant mine de n’en avoir cure.

-Tu sais qu’il a osé me traiter de « gros cul » ?! pesta la jeune femme avec dépit.

-Je le sais. Pourquoi diable crois-tu que je lui ai brisé les doigts ?

L’espace d’une seconde, Malicia sembla touchée par ce qu’il venait de dire. Mais tout aussi rapidement, elle accéléra la cadence de ses pas, les sourcils froncés et la mine songeuse. Drago et elle tournèrent au coin d’une rue remplie de passants et s’enfoncèrent dans la foule londonienne.



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MessageSujet: Re: Succubus Samba   Mer 12 Nov 2014 - 22:38

C’était clair : les quais étaient pas vraiment plus jolis l’après-midi que le matin. En fait, ils étaient même carrément inquiétants maintenant, avec la petite brume qui les recouvrait à l’approche de la nuit. Un temps parfait pour trucider des prostituées avec un grand couteau de boucher en rigolant comme un damné. Brrr. Dire qu’il était que seize heures… Mais bon, c’étaient les joies de l’angleterre en hiver.

Mali écoutait le bruit de ses pas qui résonnaient sur les murs en brique de la ruelle dans laquelle elle marchait. Drago et elle avaient retrouvé leurs affaires normales, et fallait bien dire que dans son jean et son gros pull moelleux, elle se sentait beaucoup mieux. Enfin un peu…

Enfin…Non, pas vraiment.

Parce que même s’ils avançaient dans les recherches de son frérot adoré, y’avait… comme un hic. Trois fois rien. Un tout petit malaise de rien du tout : Drago parlait plus. Depuis 54 minutes 12 secondes et huit centièmes. A peu près. C’était pas comme si elle avait compté. Depuis qu’ils s’étaient disputés, il avait pas ouvert la bouche. Il avait la mâchoire toute serrée. Et quand Drago serrait la mâchoire, c’était pas bon signe. Ça la perturbait un peu. Parce que Mali détestait quand il était pas bien.

La zeta réfléchit : elle se sentait glisser, et ça pouvait pas continuer comme ça ! Fallait qu’elle fasse appel à la logique... La logique, c’était sa meilleure amie depuis des semaines. Il suffisait de lister tous les défauts de l’alpha pour se rendre compte qu’elle allait au casse-pipe si elle se laissait glisser, non ? Y’avait qu’à voir : il était hyper prétentieux… mais elle adorait qu’il le soit parce qu’il avait les moyens de l’être ! Ok, mauvais exemple. Il était… Il était déviant, acide et sarcastique….mais… c’était tellement drôle ! Oh, il était narcissique au possible… mais nom d’un nougat, qu’est-ce qu’il pouvait être mignon !

Malicia releva légèrement la tête et jeta un coup d’œil timide à son ex, qui les mains enfoncées dans les poches de son imperméable, avançait, le regard furieux et perdu au loin. Y’avait des orages dans ses yeux. Il remarqua qu’elle l’espionnait et ses yeux se braquèrent sur elle. Aussitôt le cœur de la zeta manqua un battement et elle enfouit aussitôt son nez dans son écharpe. Oh non. Non, non, non. Elle pouvait pas retomber amoureuse de lui. Elle savait que c’était une mauvaise idée de lui dire de l’accompagner. C’était déjà une super mauvaise idée de boire tout ce destop yop hier soir. Qu’est ce qui lui était passé par la tête ?! Qu'est ce qu'elle avait voulu faire ?! Et qu’est ce qui s’était passé ?! Oh mais qui elle essayait de tromper, elle savait très bien ce qui s’était passé.  Alors pourquoi Drago l’avait pas jetée comme une chaussette ? Qu’est ce qu’il faisait là ? Et… et…

La métisse posa ses doigts contre ses tempes : il fallait qu’elle se rappelle, là, tout de suite ! Dans un grand effort, elle fouilla sa mémoire…


…ouais. C’était toujours pas gagné. Ohmondieu, qu’est-ce qu’elle pouvait avoir honte ! Et maintenant, elle était dedans jusqu’au cou et Drago voulait l’aider et il lui offrait des bijoux volés, c’était juste tellement… Une nouvelle fois, Mali sentit les commissures de ses lèvres de relever et elle plaqua brusquement la main dessus. Mal ! C’était mal !  

Elle eut une moue pensive. Elle savait pas ce qu’elle voulait. Elle était juste complétement perdue. Elle pouvait pas nier que Drago l’avait vraiment beaucoup aidée pour son frère. Sans lui, elle aurait sûrement fini avec un cocard au fond des Vélanes Courtisanes, ou pire… à Azkaban pour vol de bijou maudit. Elle pouvait quand même faire quelque chose. Ses parents lui avaient pas appris à être méchante et ingrate.


Malicia accéléra le pas pour rejoindre l’alpha. Elle lui toucha l’épaule et il se retourna sans un mot.

-Hey… fit-elle avec un sourire nerveux. Ça va ?

Le blondinet ne lui répondit pas tout de suite. Il avait l’air aussi vexé que triste.

-Ça va. Finit-il par dire.

Mali baissa la tête, gênée :

-Je… je viens de me rendre compte que je t’ai même pas remercié d’être venu avec moi. Alors…  

Elle serra très fort son ex dans ses bras et grimaça. Elle trouvait ça super agréable. Un peu trop. Elle préféra arrêter tout ça tout de suite et recula avec un petit sourire mal à l’aise. Drago la regardait, un peu surpris. Elle lui donna un petit coup amical dans le torse :

-Merci ! C’est … c’est vraiment chouette d’avoir un ami avec soi, hein ! Bafouilla-t-elle maladroitement.

Elle jeta un coup d’œil anxieux à Drago. Elle put littéralement entendre le cœur de son ex se fendiller et tomber en morceaux. C’était juste horrible. Mais heureusement pour elle, l’alpha était très doué pour se maîtriser.

-Je t’en prie. Trancha-t-il au bout d’une seconde très très très longue et douloureuse.

Il lui tourna le dos et reprit sa route. Mali le suivit en secouant la tête. Elle était vraiment toute pourrite. Un vrai monstre. Et tout ce qu’elle pouvait lui dire sonnait tellement faux.

-Drago ? fit-elle en remontant jusqu’à lui.

-Oui ? fit ce dernier sans la regarder.

-Je… tu crois vraiment que le collier qu’on a volé peut contrôler les morts ?

Le blondinet réfléchit.

-Si c’était le cas, je pense que mon père l’aurait acquis depuis longtemps.

-Mais si c’était vrai… reprit la métisse. Tu crois que c’est vraiment une bonne idée de donner ce truc à l’irlandais ?

Drago stoppa :

-Que veux-tu dire ?

-Je veux dire… on savait pas que ce collier avait ce genre de pouvoirs quand on est parti le voler et là, notre gars, je sais pas si toi, mais on peut pas lui faire confiance. Il est un petit peu…

-Suspect ? proposa Drago.

-Complétement maléfique ? insista Malicia.

L’alpha lui jeta un regard incrédule et finit par lui répondre, moqueur :

-Malicia, ce n’est pas parce qu’il a injurié ton derrière que notre homme est un suppôt de satan.

-Hey ! C’est pas pour ça que je l’accuse… s’écria la zeta avant de maugréer : Bon d’accord peut-être un peu. Mais si j’avais raison ? Si il avait vraiment de mauvaises intentions ?

-Je doute qu’une personne comme lui puisse se servir d’un objet pareil. Rétorqua l’alpha. Il compte probablement le revendre au marché noir.

-Et dans ce cas, dans quelles mains ça va tomber ?

Drago se tut, mais finit par avoir un sourire sadique :

-Pour ma part, je trouve que le monde est terriblement calme ces temps-ci. Je ne serai pas contre un peu de mouvement. Peut-être pourrions-nous tout simplement donner ce collier… et le découvrir ?

Les yeux de Mali s’écarquillèrent, éberlués par ce qu’elle venait d’entendre. Mais elle prit brusquement un air sévère et donna un petit coup dans le bras de de son ex :

-Arrête de rire, je suis sérieuse ! Qu’est-ce que t’en penses ?

Drago la considéra avant de soupirer :

-J’en pense, Malicia McGuire, qu’il nous appartient une fois de plus d’œuvrer pour le bien de ce monde et de ses habitants ineptes.

-Gemino ? proposa la métisse en souriant.

-Après toi.

Ils s’écartèrent de l’artère principale et se réfugièrent dans une impasse. Là, après quelques essais et coups de baguettes, Malicia finit par arriver à faire un double plutôt réussi du collier maléfique. Elle réduisit l’original et le cacha dans un médaillon qu’elle portait autour du cou.  Puis, elle et l’alpha reprirent leur route et arrivèrent quelques minutes plus tard aux Vélanes Courtisanes.

Cette fois, la salle était beaucoup plus remplie et des tas de sorciers, qui espéraient être incognito, allaient et venaient dans le club, avec dans la main un cocktail, ou… des gallions. Mali grimaça. Beurk. Cet endroit était vraiment à vomir. Elle finit par trouver Gus dans un coin de la salle. L’irlandais avait les pieds sur une table pleine de cadavres de bouteille. Il avait l’air encore plus saoul que ce matin et huait des trucs salaces à deux danseuses. La métisse leur jeta un coup d’œil inquiet : ouais, y’en avait qui étaient décidément beaucoup plus douées qu’elle en sport. Mais tellement plus malchanceuses. Gus l'aperçut et lui lança un regard douteux :

-Tu l'as ?

Mali lui tendit un sac en papier qu’il lui arracha des mains. Il regarda à l’intérieur, un peu méfiant, et eut un sourire mauvais.

-Ben voilà, quand tu veux. Fit-il.

-Vous pouvez nous dire ce que vous savez maintenant ? demanda Malicia, assez pressée de s’en aller loin, très loin du club.

-Avec plaisir ! répondit l’infâme bonhomme.

Il l’invita à s’asseoir et se pencha vers elle. Mali recula un peu.

-Je sais pas où est Ezzechiel. lâcha Gus. Mais j’ai entendu dire que les gars du Dévoreur devaient rencontrer des associés pour faire affaire ce soir.

-Si on les suit, on a une chance de retrouver Ezzy ? demanda la métisse, inquiète.

L’irlandais ricana et mit ses mains derrière sa tête :

-P’t’être ben que oui. P’têtre ben que non. Mais c’est ta seule chance.

-Où est-ce qu’il faut qu’on aille ? demanda Malicia.  

-Dans un parc d’attraction désaffecté, au sud de la ville.  Répondit Gus. Je connais pas l’heure exacte du rendez-vous. Mais une chose est sûre…

Il sourit de toutes ses dents toutes gâtées :

-Les gars du Dévoreur sortent jamais de jour…

Il se mit à rire et Malicia en eut froid dans le dos. Elle se leva :

-Bon ben… Adieu, hein.

Elle tourna les talons et fit quelques pas dans la salle, avant de faire demi-tour et d’aller chercher Drago. Ce dernier avait les yeux rivés sur la « piste de danse ». En grommelant, Mali le saisit d’autorité par la manche et il se laissa entraîner hors de la salle en gémissant de déception.





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MessageSujet: Re: Succubus Samba   Mar 18 Nov 2014 - 13:52


Durant de nombreuses années, lointaines désormais, le modeste parc d’attraction qui s’était construit au sud de la ville de Londres avait connu une existence prospère. En termes de parc, il s’agissait plutôt là d’une place herbeuse située en contrebas d’une colline, bordée de grilles, au milieu de laquelle se trouvaient une poignée de stands d’amusements dépassés et une grande roue qui n’avait de grand que le nom. Mais l’endroit avait somme toute rempli son office, qui était d’amuser une marée de moldus crédules et désireux d’oublier leur vie médiocre. Cependant, après quelques années de gloire tiède, de mystérieux désagréments avaient entâché la réputation du lieu. Cela avait commencé par des pommes d’amour empoisonnées qui avaient envoyé à l’hôpital quantité de monde. Quelques jours plus tard, des enfants perdaient à jamais leur chemin dans le labyrinthe de miroir local. Enfin, la grande roue, mue par une volonté qui lui semblait propre, avait donné une nouvelle signification à l’expression « prendre l’air ». Il n’en avait pas fallu plus pour que la cohorte d’imbéciles dépourvue de toute étincelle magique crie au parc hanté et détale, le ravageant dans la panique et le laissant pour mort. Avec le temps, les lieux avaient pris des allures lugubres et nul n’y avait plus jamais posé les pieds. De temps à autres, à l’approche d’Halloween, un pré-adolescent boutonneux désireux d’impressionner sa conquête de collège se risquait à troubler le calme sinistre du parc.

Drago n’avait aucun mal à imaginer que cet endroit soit devenu le repaire de la pègre locale. Il suffisait de jeter un coup d’œil aux stands, perclus des marques de conflits sanglants et de sortilèges dévastateurs. Il avait dû se passer ici mille règlements de comptes et autres rencontres au sommet entre doges locaux.  Pour l’heure cependant, le silence régnait en maître sur ces lieux désolés. Si tant est que l’on excluait le monologue de son ex.

-Tu crois qu’ils vont venir ? demanda cette dernière.

La métisse avait le bout du nez collé contre un miroir sans teint et regardait au dehors avec inquiétude. Il faisait nuit noire, mais l’endroit dans lequel ils se trouvaient était légèrement éclairé par une lune discrète. C’était un stand de taille modeste, érigé en l’honneur d’un certain Xanthar, un soi-disant prince des diseurs de bonne aventure, dont la marionnette attifée de breloques chamarrées fixait la place centrale en contrebas. Derrière l’énergumène en bois, un grand miroir renvoyait l’image des lieux inhospitaliers dans lesquels ils se trouvaient. C’était pour l’heure, leur seule et unique protection. Malicia entortilla ses mains, sans quitter des yeux la place désolée qui s’étendait devant elle. A côté d’elle, Drago ne bougeait pas et continuait à fixer froidement la vitre. Entre ses doigts, sa cigarette se réduisait petit à petit en cendres.

-Pourquoi est-ce qu’il n’y a personne ? fit la Zêta.

Drago ne répondit pas, et elle parut encore plus mal à l’aise :

-Et si Gus avait menti ? demanda-t-elle.  Et s’ils ne venaient pas ?

Elle le regarda et il se contenta de lui jeter un regard glacial. Il était furieux contre elle, et ce depuis des heures. Aussi se moquait-il d’accentuer le malaise de cette dernière, bien au contraire. Elle abhorrait le silence, le confinement et le conflit, et il le savait parfaitement.

-Il commence à être tard… Tu crois qu’ils viendront ? Ils ont peut-être changé d’avis ? reprit-elle. Ça a des horaires, tu crois, une goule au service d’un incube maléfique ?

La Zêta lui fit un petit sourire gentil, essayant de l’encourager à répondre à sa plaisanterie. Ce qu’il ne fit pas. Malicia se rapprocha de lui et il continua de la fixer, mâchoires serrées. La métisse se fit plus hésitante encore :

-Tu te demandes pas à quoi ça ressemble des horaires de goule ? risqua-t-elle. Moi si… Ça doit être un truc affreux du genre, 19h prendre son petit déjeuner maléfique, 19h30, lire la gazette du crime, 20h remplir sa déclaration d’impôt pour goule, 21h faire couler du béton pour enterrer des gens dedans…

Elle soupira :

-S’il te plaît, dis quelque chose.

Drago écrasa brusquement sa cigarette sur la rambarde en bois qui entourait la vitre et elle sursauta.

-Tu veux parler ? ironisa-t-il d’un ton sec. Et bien parlons.

Il se tourna vers elle :

-Hier soir. Articula-t-il. Pourquoi es-tu venue ?

Une expression de pure panique passa dans les yeux de Malicia et elle se tourna vivement vers le miroir :

-T’as pas entendu quelque chose ? bredouilla-t-elle, en épouvantable menteuse qu’elle était.

-Absolument pas.

Drago fit un pas et elle recula :

-J’attends une réponse. Que signifiait ta venue hier soir ?

Il avança encore et elle l’évita à nouveau :

-Et si on appréciait plutôt le silence ? fit la métisse, en émettant un petit rire gêné. C’est bien ça, non le silence ? De toutes façons, on devrait même pas parler, on va se faire repérer sinon, non ?

Drago fit un pas de plus et sourit, joueur :

-Ces préoccupations ne semblaient pas t’affecter, il y a quelques minutes, quand tu monologuais sur les conditions de travail des morts-vivants.

Malicia ouvrit de grands yeux :

-C’est un sujet hyper important ! se défendit-elle en avançant sur lui.

-Bien entendu. Mais nous en avons fait le tour, il me semble. Rétorqua Drago avec autorité en la forçant à nouveau à reculer.

-Pas du tout ! On a pas parlé des… de… des syndicats de goules et des salaires ou…euh… bredouilla la métisse avant de serrer ses petits poings avec désespoir. Et puis, y’a des sujets plus intéressants que d’autres !

Elle remarqua qu’elle était dos au mur et sembla encore plus paniquée. L’Alpha lui, se planta à quelques centimètres à peine et lui adressa un sourire cruel :

-Je te rejoins sur ce point. D’où ma question : hier soir ?

-Je… bégaya la Zêta, penaude. Je veux pas qu’on parle d’hier soir.

-C’est fort dommage. Car, pour ma part, ce sujet m’intéresse au plus haut point. Rétorqua sournoisement Drago sans cesser de la fixer.

-J’avais dit qu’on en parlait pas ! se défendit Malicia, que le procédé rendait clairement mal à l’aise.

-Et depuis quand es-tu en droit de me donner des ordres ? s’écria brusquement l’Alpha.

Pendant quelques secondes, lui et son ex se considérèrent en silence. Mais Drago reprit rapidement la parole :

-Penses-tu vraiment que tu as le moindre contrôle sur ma personne ? Ce que je ressens pour toi n’implique absolument pas que je me soumette à tes caprices et je pense t’en avoir suffisamment passé. Siffla-t-il. Cela fait des mois, des mois, que je te passe tout et j’estime m’être suffisamment amendé pour ma conduite. J’ai commis des erreurs, je m’en suis excusé autant que possible et je peux dire sans me méprendre que j’ai réussi à devenir une meilleure personne que je n’aurai jamais pensé être. Mais que j’ai commis ces erreurs n’excuse absolument pas ton comportement.

-Mon comportement ? répondit la Zêta sans comprendre.

-Oui, Malicia, ton comportement. Qui ne te dévoile pas sous ton meilleur jour. Rétorqua l’Alpha. J’abandonne mes privilèges, je me confonds en excuses, tu me claques la porte au nez. Je me console avec d’autres, et tu me le reproches comme si tu avais un quelconque droit de propriété sur ma personne. Puis tu te venges avec un détestable nabot.

-Je ne me suis pas vengée avec Om ! s’écria son interlocutrice.

-Ce cafard n’était ni plus ni moins qu’un bouclier, de même que pour toi, je ne vaux pas plus qu’un jouet. Répliqua Drago, le regard noir. Un bouclier derrière lequel tu t’es cachée un mois avant de revenir en sauveuse pour me tirer d’Azkaban. Une journée entière pendant laquelle tu ne m’as pas quitté d’un centimètre avant de décréter que finalement je n’en valais pas la peine. Je deviens invisible durant des semaines et soudain, te revoilà, comme si de rien n’était, à moitié ivre au milieu de ma chambre, à me supplier de faire avec toi des choses indécentes. Aussi je te le demande : pour l’amour du ciel, cesse d’agir comme une enfant de dix ans et dis-moi ce que tu veux.

Un silence pesant s’abattit dans le stand abandonné.

-Je sais pas. Finit par dire la métisse.

Drago pencha la tête de côté, les yeux plissés par la colère :

-Est-ce un jeu ? Une nouvelle façon de te venger ? siffla-t-il. Je n’ai peut-être pas assez souffert à ton goût ?

-Je suis désolée. Murmura la Zêta en le regardant avec tristesse. Hier soir, c’était vraiment pas important. On peut pas juste oublier, chercher mon frère et arrêter de parler ?


-Hier soir était la nuit la plus agréable que j’ai passée depuis des mois. Répondit l’Alpha froidement.

Malicia s’empourpra comme jamais. Une lumière provenant de l’extérieur coupa leur dispute et ils tournèrent la tête. Dans un craquement d’air, une multitude de balais venaient d’apparaître dans le parc et les engins tournoyèrent dans la brume fantomatique des lieux avant de se poser au sol. Deux groupes de personnes firent leur entrée.

-C’est eux. Fit la métisse.

Drago acquiesça et tira sa baguette de sa poche. Ils regardèrent en silence les deux bandes se toiser en contrebas. Les premiers étaient des sorciers encapuchonnés, qui jetaient autour d’eux des regards alertes. Les seconds étaient autrement plus remuants. Il s’agissait de créatures à la peau brune et lacérée, au visage constellé de cicatrices boursoufflées. Leurs gueules émaciées étaient fendues de crocs pointus. Il était inutile de préciser qu’ils n’avaient rien d’humain.

-Oh mon dieu. Chuchota Malicia en regardant l’échange avec appréhension. Ils ont l’air affreux. Comment on va faire pour les suivre ?

-J’ai mon balai. Répliqua Drago.

-J’espère qu’ils n’ont pas fait de mal à Ezzy. Fit son interlocutrice.

-Ne t’inquiète pas. Nous le retrouverons et bientôt tout cela sera terminé.

-En effet. Fit une voix gutturale derrière eux.

Drago et Malicia se retournèrent en sursautant. Un colossal homme de main russe pointa avec un plaisir non dissimulé sa baguette sur leurs fronts. Sa voix tomba comme un couperet :

-Da svidania.

Malicia poussa un hurlement d’effroi.



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MessageSujet: Re: Succubus Samba   Ven 21 Nov 2014 - 23:10

La mort. Personne y échappe. On essaye toute sa vie de pas y penser et d’un seul coup, c’est là, et ça ne pardonne pas. C’est inévitable. La mort se moque de ce qu’on vit, de ce qu’on veut, et elle ne renonce pas. Jamais. C’est juste pas son métier.

Malicia avait jamais vraiment pensé à la mort avant ce soir-là. Elle avait connu des situations dangereuses. Oh, pas beaucoup, c’est sûr, mais à chaque fois, elle s’en était sortie. Mais cette fois, c’était différent. C’était là. Ca la regardait droit dans les yeux et ça ne pardonnait pas.

Alors elle fit comme n’importe qui à sa place. Elle fit ce qu’elle pouvait.

Malicia agrippa Drago par le bras et le força à suivre son mouvement et à se baisser. L’éclair qui venait de jaillir de la baguette de leur ennemi fusa à toute vitesse au-dessus de leurs têtes. Il percuta le miroir derrière eux dans un bruit était aussi tranchant qu’un rasoir. Des milliers d’éclats de verre s’envolèrent dans les airs.

-Cours ! hurla-t-elle.

Ni une ni deux, ils se jetèrent hors du stand. Ils atterrirent sur le sol en terre battue. Il était parsemé de verre.

Un deuxième éclair fendit l’air. Droit sur eux. Ils roulèrent sur le côté et l’évitèrent. Ils se relevèrent. Ils n’avaient pas le temps de regarder derrière eux. Ils n’avaient pas le temps de se défendre. Il fallait courir !


Ils dévalèrent la colline. Les éclairs fusaient, acharnés et furieux. En bas, des cris. Les hommes du Dévoreur et leurs invités hurlaient. Quelqu’un les avait donnés. Ils devaient partir. Mais s’ils partaient, Malicia perdait sa seule chance de revoir son frère ! Elle accéléra et pointa sa baguette sur l’un des monstres. Mais un éclair lui frôla la main et elle poussa un cri. Elle se retourna. Le russe avançait droit sur elle.

Brusquement elle sursauta : un balai venait d’apparaitre devant elle.

-Monte ! Intima Drago.

Elle obéit.

Le balai partit comme une fusée. Il évita un stand, puis deux. Trois ! Devant eux, les hommes du dévoreur volaient aussi et laissaient des traces noires derrières eux. Ils criaient, ils hurlaient. Malicia n’arrivait pas à comprendre ce qu’ils disaient. L’air lui fouettait le visage. Tout tourbillonnait autour d’elle.

Brusquement une boule de feu fendit l’air et leur barra la route. Le balai bifurqua. Malicia se retourna et écarquilla les yeux : l’homme de main était toujours après eux, sur un énorme balai militaire.  Il leva sa baguette avec colère. Mali cria un « attention ! » et elle et Drago se penchèrent pour éviter une salve de sortilèges. Les éclairs rebondirent entre les stands de fête foraine, comme une armée de cognards à moitié fous. Tout s’écroulait sur leur passage.

Drago accéléra et ils s’extirpèrent hors du parc. Le balai fit des zigzags dans les rues noires et mal éclairées. Loin devant les hommes du Dévoreur étaient à peine visibles ! Ils perdaient beaucoup trop de temps à éviter les attaques du sbire de Boleskine.  Un sort manqua de les toucher, puis un autre. Et encore un autre. Le balai virevolta et les évita de justesse. Malicia saisit sa baguette. Sa main brulait. Elle fit un geste et stoppa une rafale de sorts enflammés. Elle essaya de figer leur adversaire, mais il dévia au dernier moment et elle le manqua. La course se poursuivit, de plus en plus rapidement dans les rues mal famées. Ils virèrent à droite, à gauche, encore à droite, en essayant de rattraper les hommes qu’ils poursuivaient. A droite, à gauche, à gauche encore. Chaque virage lui donnait encore plus le tournis. Mali envoya un nouveau sort et un écran de fumée noire jaillit derrière eux. Mais l’homme de Boleskine passa au travers sans peine et accéléra de plus belle.

La colonne de balais passa devant un mendiant qui parlait avec une poubelle et qui se retourna en regardant autour de lui, sans rien comprendre à ce qui venait de passer derrière son dos. Un sortilège le fit sursauter et il partit se cacher dans la benne. Les sorts reprirent de plus belle. Mali les parait comme elle pouvait. Elle pouvait pas penser à la douleur dans sa main. Pas maintenant. Surtout pas maintenant ! Mais quoi qu’elle fasse, leur poursuivant se rapprochait chaque seconde un peu plus. Il ne les quittait pas des yeux. Il leur envoya un autre éclair. Elle essaya de le contrer mais trop tard. Le maléfice siffla à ses oreilles et toucha Drago à l’épaule. Il braqua sous la douleur. Le balai s’emballa et prit de la hauteur… pour piquer à nouveau vers le sol. Ça allait trop vite, beaucoup trop vite.

Mais au dernier moment, l’alpha redressa l’engin et reprit la course. Malicia regardait autour d’elle : le russe n’était plus là ! Elle demanda à Drago si il allait bien. Ce dernier hocha la tête et lui dit qu’il pensait  pouvoir rattraper les hommes du Dévoreur. Ils montèrent au-dessus des immeubles et aperçurent le groupe qui partait vers l’Est.

Le balai accéléra. Et se rapprocha petit à petit. Les hommes n’était plus très loin ! Ils tournèrent au coin d’une rue et ils s’y engouffrèrent aussi. Les mains de Mali se crispèrent autour de la taille de Drago : là, au beau milieu du chemin, le russe les attendait. Il pointa lentement sa baguette avec un sourire  affreux. Une boule lumineuse en jaillit. La ruelle s’éclaira brusquement comme en plein jour. Mali pointa sa baguette et grimaça : elle ne voyait plus rien !

Elle lança un nouveau protego.

Mais la boule se fendit en plusieurs éclairs rouges. Des gros éclairs qui se jetèrent sur eux et les percutèrent de plein fouet. Le balai fut jeté en arrière, et eux avec. Ils percutèrent un mur et tombèrent par terre dans un râle.

Mali ouvrit les yeux.

Le monde entier vibrait autour d’elle. Tout était devenu rouge. Elle tourna la tête : Drago était allongé à quelques mètres, les yeux fermés. Sa respiration s’emballa et elle posa une main sur le sol. Elle se releva et en titubant essaya de le rejoindre.

Mais un rire l’obligea à se retourner : à l’autre bout de la rue, le russe venait d’apparaître. Il lui lança un regard sans pitié et pointa à nouveau sa baguette. Mali s’accrocha à la sienne comme si c’était tout ce qu’il lui restait et fit barrage entre son ennemi et l’alpha.

Et c’est à ce moment qu’elle y pensa.

La mort. Personne y échappe. On essaye toute sa vie de pas y penser et d’un seul coup, c’est là, et ça ne pardonne pas. C’est inévitable. La mort se moque de ce qu’on vit, de ce qu’on veut, et elle ne renonce pas. Jamais. C’est juste pas son métier.

Mali tendit sa baguette…





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MessageSujet: Re: Succubus Samba   Dim 23 Nov 2014 - 19:29

Le visage posé contre l’asphalte, Drago gémit les sourcils froncés, gêné par quelques gouttes d’eau glacées qui s’étaient mises à tomber du ciel. Ses membres le lançaient, mais la douleur semblait étrangement distante tant il était encore sous le choc de ce qu’il venait d’arriver. Son corps engourdi semblait peser dix fois son poids habituel. Il posa une main hésitante contre le sol et tenta de se mouvoir, en vain : une vive douleur à l’épaule le convainquit de ne pas poursuivre l’effort. Il ouvrit les yeux lentement, et distingua dans la pénombre la silhouette familière de Malicia. Cette dernière se tenait debout à quelques mètres à peine, le pas vacillant. Elle tenait sa baguette dans son poing, duquel gouttait du sang qui se mêlait aux flaques de pluie. Devant elle, le colosse russe qui les avait attaqués lui lançait un sourire cruel. Il avança, savourant sa victoire imminente, et Malicia fit de même en boitant douloureusement. Drago geignit : elle ne comptait tout de même pas lui faire barrage seule ?! Il voulut se relever aussitôt, mais retomba au sol comme lors de sa première tentative, sans rien pouvoir faire de plus.

D’un geste désespéré, il tâtonna à la recherche de sa baguette et sa main vidée de toutes ses forces finit par l’agripper. Il la pointa d’un mouvement incertain sur l’homme qui se rapprochait dangereusement d’eux. Malicia voulut attaquer : mais à ce moment précis, une déflagration extraordinaire se fit entendre et l’homme fut soufflé par un sortilège puissant, d’une précision redoutable qui le fit basculer en arrière plusieurs mètres plus loin, et hors de leur vue. Le russe poussa un cri de surprise et de rage. Un duel féroce éclata mais quelques instants à peine après son commencement, le silence finit par s’abattre lourdement dans les ruelles désertes. Des bruits de pas se firent entendre : quelqu’un approchait… Mais Drago ne put en tout et pour tout distinguer qu’une figure longiligne qui se fondit dans la pénombre ambiante, à mesure qu’un voile sombre se tendait devant ses yeux. Il perdit connaissance.  


Quelques instants plus tard…

-Drago ? Drago ?

La voix était claire et empreinte de sérieux.

-Drago, est-ce que tu m’entends ? répéta-t-elle.

Prenant vaguement conscience que quelqu’un lui parlait, l’Alpha tenta de retrouver possession de lui-même. Il geignit : il se sentait encore faible, bien que ses membres lui semblaient nettement moins douloureux qu’avant.

-Drago, si tu m’entends, il faut que tu me parles. L’amulette, est-ce que tu as l’amulette ?

Drago  secoua la tête :

-Non… fit-il, d’une voix éteinte.

Il ouvrit péniblement les yeux et considéra sans comprendre la personne qui se tenait devant lui. Il s’agissait de la petite amie d’Ezzechiel, qui le fixait avec appréhension. La pièce dans laquelle il se trouvait était une chambre mal éclairée et étroite. Les murs en pierre sombre avaient été sobrement décorés de paysages champêtres, peints par des personnes sans talent aucun. Il était allongé dans un lit dur comme une pierre.

-Où suis-je ? fit-il.

Il se redressa et se passa la main sur le visage, dans l’espoir de se réveiller un peu.

-Où est Malicia ? demanda-t-il.

-Nous sommes au Chaudron Baveur. J’ai demandé à Malicia de nous chercher du thé pour nous requinquer.

Nessa continuait à le fixer avec inquiétude.

-Comment nous as-tu trouvés ? demanda Drago.

-Je ne vous cherchais pas. Expliqua son interlocutrice, sur un ton vif. La piste que je suivais m’a amenée droit à vous. Quand j’ai vu que cet homme vous voulais du mal, je me suis interposée. Puis nous sommes venus ici, pour vous guérir, Malicia et toi. Tu étais mal en point.

La femme désigna un lot de flacons d’essence de dictame ouverts, qui se tenaient sur la table de chevet vieillie. Elle posa brusquement sa main chaude sur l’avant-bras pansé de Drago :

-J’ai appris quelque chose de terrible. Fit-elle sur un ton anxieux. Ezzechiel devait apporter une amulette très puissante au dévoreur. Mais il n’est jamais venu et je pense que c’est pour cela qu’il a été enlevé. J’ai voulu la trouver mais elle a été volée.

Nessa poursuivit, non sans nervosité :

-Il n’y a pas de temps à perdre. Lâcha-t-elle. Si j’arrivais à trouver cette amulette, je pourrais sauver Ezzechiel. Est-ce que toi ou Malicia l’avez volée ? Est-ce que vous l’avez sur vous ?

-Non. Fit une troisième voix.

Nessa se retourna : Malicia venait d’entrer dans la pièce. La métisse semblait épuisée et étrangement sérieuse. Un plateau de thé dans les mains, elle avança et se plaça entre la petite amie de son frère et lui :

-On l’avait. Expliqua-t-elle. Mais le sbire de Boleskine nous l’a prise.

Nessa ne sembla pas apprécier cette nouvelle et bondit sur ses jambes :

-Il faut qu’on lui reprenne ! C’est notre seule chance de retrouver Ezzechiel !

-On trouvera un autre moyen…

Le regard triste, Malicia servit une tasse de thé fumant et la tendit à Drago avec un sourire bienveillant :

-Ça va aller ? Fit-elle.

Il acquiesça tout en saisissant la tasse. Il y trempa ses lèvres, manqua de s’étouffer et se tourna vers son ex :

-Ce thé est infect. Comment osent-il appeler ce lieu une auberge ?!

Malicia leva les yeux au ciel et soupira de soulagement :

-Ouf, tu vas mieux...

-Bien sûr que je vais mieux, je suis un Malefoy, pas une…

Drago sursauta, surpris : la métisse venait de mettre ses bras autour de son cou et le serrait avec toute l’énergie qui lui restait. Ce qui n’était pas pour lui déplaire.

-Je pars à la recherche de ce satané sbire ! décréta Nessa, qui n’avait toujours pas décoléré.

Elle fit quelques pas vers la porte et se retourna :

-Vous devriez rentrer chez vous. Vous ne serez pas très utiles dans votre état.

Elle s’en alla sans plus de formalités, claquant la porte derrière elle.  Drago et Malicia, eux, restèrent un instant de plus lovés dans les bras l’un de l’autre. L’Alpha était très surpris par ce soudain accès de tendresse à son encontre. Il eut l’étrange impression que son ex versait des larmes silencieuses.

-Malicia ? fit-il.

Ne recevant pas de réponse, il insista :

-Malicia ?

-Hein ? Euh… oui… je…

La métisse se redressa, et baissa les yeux, un peu confuse, se cachant derrière ses boucles dorées.

-Est-ce que tu pleures ? demanda-t-il.

Son ex écarquilla légèrement les yeux et secoua la tête en lui faisant son plus large sourire :

-Hein ? Non pas du tout !

Elle lui tendit une assiette de gâteaux :

-Tu en veux ?

Drago grimaça :

-Le thé m’a amplement suffit, je te remercie.

Son avertissement ne sembla pas inquiéter outre mesure son ex qui saisit nerveusement un gâteau et mordit dedans. Elle grimaça à son tour :

-T’avais raison. Ils sont dégueu.

Elle reposa le biscuit rassis, un peu déçue. Drago jeta un regard inquiet vers la porte :

-Pourquoi n’as-tu pas dit à Nessa que nous avions le collier ? demanda-t-il.

Malicia baissa la tête. Il était clair qu’elle était morte d’inquiétude.

-Je sais que j’aurais dû lui dire la vérité, mais je ne voulais pas la mettre en danger.

-En danger ? répéta Drago.

-Je crois… poursuivit son ex en blêmissant. Je crois qu’on aurait jamais dû voler cette amulette.

-Que veux-tu dire ?

D’une main hésitante, Malicia tira de sa poche la dernière une de la gazette du sorcier :

-J’ai trouvé ça en allant chercher le thé…

Drago saisit l’édition spéciale et le parcourut nerveusement. Sur la photo de couverture,  un bâtiment familier avait été condamné. Les murs des lieux étaient maculés de sang, qui gouttait sur les trottoirs et dévalait les ruelles jusqu’aux pieds du photographe. Sur la façade, un homme avait été dépecé, et ses yeux blanchis fixaient le ciel, vides de toute expression. Il s’agissait sans aucune méprise possible de l’irlandais à qui ils avaient parlé.

-« Massacre rituel dans une maison close locale » lut-il, non sans effroi.



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MessageSujet: Re: Succubus Samba   Mer 26 Nov 2014 - 23:38

Malicia prenait sur elle. Elle avait plus deux ans, elle pouvait pas se mettre à pleurer comme ça. Mais elle avait toujours pas retrouvé son frère. Et elle était morte de trouille pour lui. Morte.

Quand elle avait vu la photo horrible que la Gazette avait mis en première page, elle avait senti ses jambes flageoler. Elle avait espéré que ces rumeurs au sujet du Dévoreur ne soient que des histoires. Mais elle avait vu les monstres qui travaillaient pour lui. Elle avait vu ce qu'il avait fait à leur indic.

Mon dieu. Rien que de penser que la dernière fois qu'elle avait vu ce pauvre Gus, elle lui avait dit adieu. C'est sûr, ce gars avait pas eu un seul mot gentil pour eux, mais il méritait sûrement pas de finir comme ça. Et Malicia s'en voulait d'autant plus que... Elle savait que c'était lié à eux.

Pire : elle savait que c'était lié à ce qu'elle portait autour du cou, dans son médaillon. Et elle savait que quoi que soit le Dévoreur, il était à leurs trousses maintenant. Et s'il avait trouvé Gus aussi facilement, c'était qu'une question de minutes avant qu'il les trouve, eux.

Alors oui, Malicia avait peur. Mais elle pouvait pas céder. Y'avait tellement plus important à faire.  

La voix de Drago la fit sursauter :

-Donc ?

La métisse releva la tête, sortit de ses pensées et lui lança un sourire rassurant :

-Donc ?

-Nessa est partie à la recherche du sbire de Boleskine. Et nous ? Que faisons-nous ? demanda ce dernier.

Malicia entortilla ses mains :

-Ben... je pensais qu'on pourrait peut-être essayer de contacter le Dévoreur et échanger le collier contre Ezzy.

Drago la regarda quelques secondes en silence, incrédule, avant de prendre la parole :

-Tu veux lui donner le collier ?

Mali hocha la tête :

-Oui.

-Le collier que nous avons volé ?

-Oui.

-Celui-là même qui donne à son propriétaire le pouvoir de contrôler les morts et pour lequel il est à l'évidence prêt à dépecer quiconque se dresse sur sa route ?

-Oui, Drago, oui ! Ce collier ! s'énerva un peu Malicia.

Son ex croisa les bras :

-C'est le pire plan qui soit.

Mali répondit, les yeux ronds et regardant sur le côté :

-Je sais.

-A vrai dire, le pire plan que j'ai entendu de ma vie. insista l'alpha.

-Je sais ! répliqua la zeta en s'agitant un peu. Mais t'as une autre idée ? Je vais pas laisser mon frère mourir, Drago.  Si c'est ce qu'il faut pour le sauver, je prends le risque. Tu sais bien ce que ça fait !

-Je me permets de te rappeler que je suis fils unique.  rétorqua l'alpha, la mine blasée.

-Drago !

Malicia secoua la tête. Il était infernal. Infernal, infernal, infernal. Pourquoi est-ce qu'elle aimait ce type ? Elle devait être encore plus dingue que lui. Elle reprit :

-S'il-te-plaît. C'est la seule chance qu'on ait. fit-elle, inquiète.

Drago la considéra quelques secondes et finit par soupirer :

-Soit.

Malicia sourit, rassurée. L'alpha prit sa tasse de thé et la finit en une gorgée :

-Femme, tu causeras ma perte. rajouta-t-il en levant les yeux au ciel.

Le sourire de la métisse disparut et elle se pencha vers lui en plissant les yeux et en serrant les poings :

-T'es un affreux macho.

Drago soutint son regard :

-Et toi une infâme féministe. rétorqua-t-il.

-Horrible psychopathe.  pesta Malicia.

-Correction : sociopathe. répliqua son ex sans sourciller. Je suis misanthrope et égocentré, mais il me reste un fond d'empathie.

-Et c'est censé me rassurer ? grommela la zeta, blasée.

-Je trouve que c'est ce qui fait mon charme. répondit Drago, sans cesser de la fixer de ses yeux acier.

Il lui fit bref sourire en coin. Malicia bloqua quelques secondes avant de tourner la tête : c'était pas faux. Ah le salaud. Elle était juste cuite. Giga méga cuite. Elle bondit sur ses pieds :

-Bon, on rassemble nos affaires, je vais ramener ce plateau de thé et on part ! fit-elle, motivée. A nous le Dévoreur !

-Certainement. fit Drago en se redressant. Et si nous mourrons dans d'atroces souffrances comme cela ne manquera pas d'arriver, je ne manquerai pas de te rappeler tous les jours, quand nous brûlerons en enfer, que c'était uniquement de ta faute.

-Ok ! répondit la métisse.

-C'était ironique. fit l'alpha. J'espère vraiment que nous survivrons.

-Je sais ! lança Malicia. Je reviens !

Elle saisit le plateau, y déposa leurs tasses et ouvrit la porte. Elle stoppa brusquement et passa la tête par l'embrasure :

-Drago ?

Le blondinet qui tendait la main vers son manteau tourna la tête vers elle, intrigué : elle baissa les yeux :

-Tu te rappelles quand tu as dit que pour moi, t'étais qu'un jouet ? fit-elle timidement.

Elle releva la tête et lui fit un sourire triste :

-Tu l'es pas.

Elle referma doucement la porte, laissant Drago derrière elle. Son sourire avait disparu. Il fallait qu'elle fasse vite. Elle fit s'évaporer le plateau d'un mouvement de baguette et pointa la poignée :

-Portus. chuchota-t-elle.


Sur ce, elle prit une forte inspiration pour se donner du courage et descendit les escaliers en quatrième vitesse. Elle traversa la grande salle du rez-de-chaussée dans laquelle des sorciers pas très recommandables buvaient dans la pénombre, et sortit dehors. Il faisait froid, et la pluie tombait à grosses goutte.

Malicia marcha en silence pendant quelques minutes. Elle avançait rapidement, le regard sérieux. Pour une fois, elle hésitait pas. Dehors, il n'y avait presque personne. Londres avait des airs fantomatiques avec ses rues pavées, ses immeubles en brique et ses gratte-ciels qui luisaient au loin. A cette heure, d'habitude, la métisse dormait depuis longtemps. C'était pas important. Elle savait même pas si elle serait encore vivante à la fin de la nuit.

La zeta s'engouffra dans une ruelle et s'abrita de la pluie sous un porche. Elle tira de sa poche un morceau de papier déchiré. Il lui était parvenu quelques instants avant, quand elle était partie chercher de quoi soigner Drago. Un hibou déplumé aux yeux rouges avait déposé ça à ses pieds : un mot écrit à la va-vite avec une écriture cruelle et appuyée. Un mot qui disait "Tu possèdes quelque chose qui m'appartient. Si tu veux revoir ton frère, suis la voie du sang et rejoins moi dans mon domaine."

Malicia leva les yeux au-dessus d'elle : la rue dans laquelle elle se trouvait était bien celle qui était indiquée sur le parchemin. Mais en dehors de ça, rien qui puisse lui dire où continuait le chemin.  Pourtant elle était sûre qu'elle ne se trompait pas : la ruelle avait une odeur acre et écœurante, comme si elle se trouvait à l'arrière d'une boucherie. L'odeur de la mort.  

La zeta fut prise d'un frisson : elle avait peur. Elle avait vu ce dont son ennemi était capable et elle avait pas la moindre idée de ce qu'elle pourrait faire pour en réchapper. Elle allait probablement vivre l'enfer. Mais ça valait le coup si ça lui permettait de retrouver Ezzechiel. Et au moins, elle le chercherait la tête claire : à l'heure qu'il était, son ex avait dû toucher la poignée qu'elle avait ensorcelée et devait être chez lui, en sécurité.

C'était tout ce qui comptait : il était pas question que le Dévoreur touche à un seul cheveu de Drago. Et si jamais, elle rentrait un jour, elle savait ce qu'elle ferait. Mais en attendant, elle avait un monstre à combattre.

Mali fit quelques pas sous la pluie, et passa au peigne fin la rue. Il n'y avait rien. Des poubelles mouillées, une basket sans jumelle grise de saleté, quelques affiches déchirées. Rien. Malicia repassa l'endroit en revue. Il devait bien y avoir quelque chose. La voie du sang... Qu'est-ce que ça pouvait vouloir dire ?

Elle stoppa : sous un tas de journaux détrempés, il y avait une bouche d'égout. Et sur cette bouche, une trace rouge. Une main ensanglantée. Une main qui semblait montrer quelque chose.

Mali s'en approcha. La voie du sang...  Ça devait être ça ! Elle tira sa baguette, pointa la plaque de fer et la déplaça lentement. La voie était ouverte, restait plus qu'à s'y glisser... Mali se pencha vers le trou béant qu'elle avait devant elle et grimaça en fermant les yeux :

-Aaah, beurk, beurk, beurk ! fit-elle.

Elle descendit quand même l'échelle qui n'attendait qu'elle. C'était poisseux. Non, c'était visqueux. Non c'était dégueu.  Mali posa les pieds sur le sol et fit un léger lumos. Les murs étaient étroits. Et sur l'un, une longue traîne sanglante lui indiquait le chemin à suivre.  

Elle avança, la baguette devant elle, pendant ce qui lui sembla être des heures.. Elle trouva une marque, et d'autres encore, un peu plus loin. Les égouts s'étendaient à perte de vue, les couloirs, sales et sinistres, allaient dans un sens, puis dans l'autre et Malicia était complétement perdue. De temps en temps, un rat qui avait perdu son chemin passait, s'arrêtait en la regardant, étonné, et repartait en couinant. A part ça, il n'y avait pas un chat. Pas un bruit. A part un "plic-ploc" de plomberie mal entretenue qui rendait l'endroit encore plus lugubre.

-Dévoreur ? Petit, petit, petit...? fit-elle, pas très à l'aise.

Un souffle lui frôla le cou et elle sursauta. Mais derrière elle, il n'y avait personne, pas plus que devant. Elle espérait que les gars du Dévoreur ne l'avait pas repérée. Elle se rappela de leurs visages déformés, de leurs mâchoires tout en canines. Ohmondieu. Qu'est-ce qu'elle allait faire si elle les croisait ?

Un bruit la fit se retourner une seconde fois. Et son souffle s'emballa. Il y avait quelqu'un !

Elle se figea et ses yeux regardèrent prudemment autour d'elle. Elle leva sa baguette, la serrant un peu plus fort dans son poing. Elle avait qu'une envie : s'enfuir en courant. Mais son frère comptait plus que tout. Il fallait qu'elle tienne bon. Pour Ezzy. Mondieu, qu'est-ce qu'elle pouvait être contente que Drago soit pas là. Au moins le Dévoreur ne l'aurait pas. Et quant à elle, elle...

Quelque chose lui toucha l'épaule et elle hurla. Elle se retourna :

-PER...PERICULO PUGNO !

Le sort toucha de plein fouet son adversaire qui tomba en arrière et s'écria "OH, FICHTRE !". Malicia ouvrit des yeux ronds :

-Fichtre ?! répéta-t-elle. Drago, c'est toi ?!

-BIEN SUR QUE C'EST MOI ! hurla ce dernier.

Malicia, morte de honte, grimaça, gênée :

-Oups.





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Broken Mirror, avec Lucrécya Rincevent

Days before you came, avec Darius Lestrange

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MessageSujet: Re: Succubus Samba   Dim 30 Nov 2014 - 12:57

Serrant les dents, Drago se releva, frôlant non sans dégoût le sol humide des égouts insalubres. Ses habits étaient en lambeaux, et ses cheveux en bataille étaient détrempés. Pour couronner le tout, il sentait une gigantesque ecchymose se former sur sa joue et cela n’était pas pour améliorer son humeur, qui plus que d’ordinaire, virait à l’épouvantable. Il était, à vrai dire, à deux doigts de sortir de ses gonds et il mourrait d'une envie furieuse de passer ses nerfs sur quelqu'un ou de ravager un mur à coups de sortilèges bien sentis. La journée s'était révélée plus rude que prévu et le comportement erratique de son ex ait avait atteint des sommets qui aurait rendu enragé le plus pacifistes des hommes.

-Est-ce que tu te moques de moi ?! siffla-t-il entre ses dents.

Malicia le regardait, visiblement désolée :

-Ohmondieuohmondieu, pardon ! Je… je croyais que… Oh mon dieu, tu saignes, ça va aller ?

Drago détourna le visage en croisant les bras, tout gonflé d'importance :

-Pour qui diable me prends-tu ? rétorqua-t-il. Sache que je supporte très bien la douleur et…

-Ça te fait mal si j’appuie là ?

L’Alpha poussa un cri de douleur violent et écarquilla les yeux , estomaqué. Malicia mit à nouveau ses mains devant sa bouche, chagrinée :

-Pardon !

-TU VEUX ME TUER ?! cria Drago.

S'il avait pu tuer avec son regard la métisse n'aurait pas survécu à ses actes. Cette dernière ouvrit des yeux affolés et se précipita sur lui :

-Je vais arranger ça ! Attends !

Elle pointa sa baguette sur lui :

-Episkey !

Le sort frôla Drago, lui ébouillantant son visage à vif, et il hurla de plus belle, retombant au sol sous l’effet d’une douleur aigue.

-Ça va aller ? demanda Malicia.

L'Alpha leva des yeux furieux :

-NON ! cria-t-il de colère, en s’époumonant.

La Zêta se rapprocha :

-Peut-être en te refaisant un sort de…

-NON ! répéta-t-il en essayant de se relever péniblement.

Malicia l’agrippa alors qu’il gesticulait pour se défaire de son emprise :

-Mais… Attends, je suis sûre que je peux y arriver ! Laisse-toi faire !

-ARRIERE ! TU M’ENTENDS ! ARRIERE !

Drago avait porté la main à sa joue tuméfiée :

-TU ES LA PIRE INFIRMIERE QUI SOIT !

-ET TOI LE PIRE PATIENT DU MONDE ! cria son ex, en serrant de petits poings furibonds.

Ils se toisèrent. Drago était hors de lui. Il avait envie de saisir Malicia par les épaules, de la secouer et de lui hurler dessus jusqu'à ce que sa gorge lui fasse mal. Mais devant ses grands yeux noirs emplis de colère, il eut soudain envie de l'embrasser. A ce moment même, la métisse lui tourna brusquement le dos :

-De toutes façons, t’as rien à faire ici. Lâcha-t-elle, tristement.  

Elle se mit à marcher, le laissant en arrière, et tourna au bout du couloir dans lequel ils se trouvaient.


Drago resta un instant abasourdi par ce qu'il venait d'entendre. Autour de lui, les ténèbres reprirent leurs droits sur les égouts. Les lieux constitués en tout et pour tout d'un dédale de couloirs de briques noires et suintantes étaient oppressants, comme si une force mauvaise était à l'œuvre.

Dans l'ombre, seul le faible lumos que venait de faire apparaître Malicia servait de repère. Une lueur d’exaspération enragée passa dans les yeux de Drago et il partit retrouver la métisse : cette dernière avançait d’un pas déterminé, le nez en l’air et les bras croisés. Il serra les mâchoires. Il sentait une vague de colère enfler au fond de son être. Il n’avait guère l’habitude d’être pris de haut par la métisse. Il accéléra :

-Tu ne pensais tout de même pas que j'allais te laisser partir seule à la recherche d’un incube assoiffé de sang ? demanda-t-il froidement en lui emboîtant le pas.

-Si. Lança Malicia, boudeuse. Je peux très bien m'en occuper toute seule ! Va-t-en.

-Je te demande pardon ? s’offusqua Drago.

-Tu devrais même pas être là ! fit la métisse, un soupçon de panique dans la voix. J’ai fait un portoloin pour t’expédier loin d'ici, dans ta chambre !

Plus ils s'enfonçaient dans les égouts, plus les lieux devenaient angoissants : il y avait désormais assez peu d'espace au-dessus de leurs têtes, et la saleté, infecte, s'agglutinait devant leurs yeux. D'immenses toiles d'araignées s'étendaient ça et là, dans une surabondance impressionnante, et des cadavres de rats et d'araignées exsangues s'étalaient partout sur le sol humide. A leurs pieds, l'eau qui s'écoulait dans les canaux prenait des teintes rougeâtres annonciatrices de malheur.

Drago fronça les sourcils : plus il contemplait ce paysage horrifique et plus cela l'inquiétait. Il avait l'impression tenace qu'il ne s'agissait pas là de l'œuvre de la nature mais plutôt de la décoration malsaine d'une personne aux goûts infâmes. Il était évident qu'ils étaient entrés en territoire ennemi. De temps à autre, des traces de sang encore fraîches apparaissaient sur les murs, au gré du rougeoiement de la baguette de Malicia. Drago saisit instinctivement la sienne : il valait mieux être sur ses gardes. Alors que leurs pas résonnaient dans ces lieux glacés, il reprit :

-Tu voulais m'expédier dans ma chambre ?! siffla-t-il en regardant droit devant lui.

-Oui ! acquiesça son ex, les sourcils froncés et boudeurs.

-J'ai atterri dans la Tamise. Lâcha-t-il sèchement.

Malicia ne répondit pas tout de suite et grimaça avant de lâcher d'une voix inquiète :

-Oh ?

-Face à Kelpy de fort méchante humeur. renchérit Drago.

-Oh.

Le regard de son ex s’adoucit et elle parut à la fois penaude et inquiète :

-C’est pour ça que t’es tout trempé et que tes habits sont à moitié déchirés ?

Drago ne daigna même pas répondre à cette question et se plaça en face d'elle :

-J’ai transplané et soudoyé une bonne demi-douzaine de mendiants pour te retrouver. Peux-tu enfin me dire ce que nous faisons-là ?

-Periculo Pugno ! s'écria brusquement Malicia.

L'Alpha sursauta. Le sortilège de son ex venait de passer à quelques centimètres de son visage. Il se retourna et vit que le sort avait percuté de plein fouet une créature monstrueuse à la mâchoire acérée qui poussa un râle et retomba, assommée, tête contre le sol. Drago et Malicia la considérèrent avec surprise et effroi : dans sa chute, la chose avait perdu un membre.

Le blondinet se pencha et souleva du bout de sa baguette la main qui venait de rouler sur le sol : le membre, rigide, semblait totalement creux.

-Qu'est-ce que... ? commença-t-il.

Il n'eut pas le temps de poursuivre. Le sol venait de trembler. Il se releva doucement et jeta un regard inquiet à Malicia. Le sol trembla à nouveau, et de la poussière tomba du plafond. Des exclamations monstrueuses s'élevèrent et emplirent les lieux, résonnant à leurs oreilles de la façon la plus funeste qui soit.

-Ils savent qu'on est là. murmura la métisse, horrifiée. Ils arrivent.

Instinctivement, elle et Drago se prirent la main.

-Viens. fit ce dernier.

Ils se mirent à courir. Derrière eux, le tremblement s'accentua, et des dizaines d'yeux rouges s'illuminèrent. Des silhouettes monstrueuses émergèrent de la pénombre, rampant à même les murs et claquant la langue avec cruauté.



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MessageSujet: Re: Succubus Samba   Dim 30 Nov 2014 - 19:09


Malicia courait comme une folle sans regarder en arrière. Elle ne savait pas où elle allait. Elle ne voyait quasiment rien ! Mais elle savait qu’elle ne pouvait pas s’arrêter. Parce que derrière, c’était pire. Elle avait vu ce qui les poursuivait et elle… elle… elle savait pas ce que c’était ! Mais une chose était certaine : il valait mieux pas s’attarder pour savoir. A côté d’elle, Drago accélérait, la tirant derrière lui.

-Ohmondieuohmondieuohmondieu, Papa avait raison : j’aurai dû faire plus de sport ! s’écria Malicia en cavalant.

Deux énormes goules leur barrèrent le passage. Drago en visa une, Mali en visa une autre et d’un geste, ils les stupéfixèrent, les poussèrent et sautèrent au-dessus d’elles. Le chemin se mit à descendre. Ca glissait ! Mais il fallait pas ralentir ! Et ils ne voyaient toujours rien !

-RAPPELLE-MOI POURQUOI NOUS SOMMES ICI ?! demanda le blondinet.

-J’AI RECU UN MOT DU DEVOREUR ! IL VEUT LE COLLIER ! IL M’A DIT DE LE REJOINDRE ! cria-t-elle.

Drago la dévisagea :

-ET TU AS OBEI ?!

Un rocher fusa au-dessus de leurs têtes et ils se penchèrent, dérapèrent de côté, se relevèrent comme ils pouvaient et repartirent de plus belle.

-J’AVAIS UN PLAN ! T’ETAIS PAS CENSE ETRE LA ! reprit Malicia. REPULSO !

Un éclair jaillit de sa baguette et toucha de plein fouet une bête baveuse qui était sur le point d’agripper Drago et qui tomba dans le canal.

-JE SUIS EXACTEMENT LA OU JE DOIS ETRE ! lança Drago. CHAUVE-FURIE !

Une myriade de chauve-souris foncèrent droit sur leurs ennemis.

-NON ! reprit Mali. TU TE DEVAIS RENTRER CHEZ TOI ! LOIN D’ICI !

Elle stoppa :

-VA-T-EN ! JE TE COUVRE !

Elle tourna le dos à Drago et ce dernier la fit se retourner d’un geste :

-AS-TU PERDU LA RAISON ?! hurla-t-il.

Il la tira par le bras :

-VIENS !

-NON !

-VIENS !

Un grognement horrible parvint aux oreilles de Mali et elle vit un horrible truc tout en dents lui foncer droit dessus. Drago la saisit et ils transplantèrent quelques mètres plus loin. Mali repoussa l’alpha et se remit à courir :

-IL FAUT QUE TU T’EN AILLES ! fit-elle.

-POURQUOI ?! demanda Drago.

-PARCE QUE !

-BELLE ARGUMENTATION ! ironisa son ex. MAIS ENCORE ?!

Il visa une créature et l’envoya se cogner brutalement contre un groupe de goules qui se rapprochait dangereusement.

-TU ME GENES ! mentit Malicia.

-JE TE GENES ?!

-OUI ! J’AI JAMAIS DEMANDE A CE QUE TU VIENNES !

-MAIS QU’EST-CE QUI NE VA PAS CHEZ TOI ?! hurla Drago.

Une patte griffue agrippa Mali et elle hurla. Aussitôt le blondinet envoya un inflammarae cinglant sur l’assaillant qui lâcha prise et partit en poussant des cris bestiaux. Ils reprirent leur course :

-QU’EST-CE QUI VA PAS CHEZ MOI ?! lança Malicia.

Elle tourna sur elle-même, envoya une salve de tarentallegra sur les goules. Plusieurs tombèrent à l’eau dans un grand « Splash ». La zeta regarda avec horreur des bouts de membres flotter dans l’eau.

-MAIS QU’EST-CE QUE C’EST QUE CES TRUCS ?! hurla-t-elle, paniquée.

Drago et elle s’engouffrèrent dans un couloir et continuèrent à courir comme des dératés.

-NE CHANGES PAS DE SUJET ! intima l’alpha. JE NE SAIS PAS CE QUI TE PRENDS : UNE SECONDE, TU ME PRENDS DANS TES BRAS, LA SECONDE QUI SUIT, TU TE DEBARASSES DE MOI DANS UNE RIVIERE !

-C’EST PAS LE MOMENT DE PARLER DE CA ! lança Mali.

Elle força Drago à sauter au-dessus du canal. Ils retombèrent sur leurs pieds et continuèrent.

-CA N’EST JAMAIS LE MOMENT AVEC TOI ! s’écria Drago.

-JE VOULAIS TE RENVOYER CHEZ TOI ! se défendit la métisse.

-PERMETS-MOI D’EN DOUTER FORTEMENT !

Derrière eux, les goules du dévoreur avaient pris du retard. La zeta en profita pour se faufiler dans une minuscule fente qui trouait le mur, en espérant échapper à leurs adversaires.

-Tu crois que j’ai voulu te tuer ?! chuchota-t-elle en avançant.

-Non. Répondit Drago. Je crois simplement que…

-Que quoi ?!

Ils s’extirpèrent du passage pour atterrir dans une pièce circulaire dans laquelle pendouillaient des chaînes. Ils stoppèrent et reprirent leur souffle.

-Regarde-toi ! fit Drago, désemparé. Tu es complétement névrotique !

-JE SUIS PAS NEVROTIQUE ! cria Malicia, hors d’elle.

Elle réalisa qu’elle avait les cheveux tout emmêlés, qu’il manquait une manche à son pull déchiré et qu’elle avait les yeux exorbités. Ok. Elle l’était peut-être un peu, névrotique. Mais c’était pas une raison pour lui dire de but en blanc !  Un bruit la fit sursauter et elle se tourna vers son ex :

-VA-T-EN ! cria-t-elle, morte de peur.

Elle plaqua les mains sur le torse de son ex et entreprit de le pousser.

-C’est hors de question. Répondit Drago sans bouger sur un ton cinglant.

Malicia regarda autour d’elle, paniquée :

-Tu devrais pas être là ! Maintenant, ils… ils…

-Ils ? répéta son ex.

Un grognement leur fit détourner le regard, mais le calme revint tout aussi vite et ils continuèrent leur dispute, éclairés par leur lumos.

-Tout ça c’est ta faute ! cria la zeta, échevelée en le pointant du doigt.

-Ma faute ?!

-Oui ! Tout allait bien ! Et t’as encore tout gâché !

Drago écarquilla les yeux, outré :

-Je te demande pardon ?! siffla-t-il.

-Oui ! s’exclama Malicia avant de maugréer. J’avais fait mon chemin et voilà que monsieur décide de redevenir gentil, et sympa, et drôle et…

-Tu as raison : quelle incorrection de ma part ! lança Drago, vexé.

-Mais heureusement, je te connais ! s’exclama la métisse avec un grand mouvement de bras hystérique. Je vois à travers ta carapace !

Malicia se mit à tourner comme un dragon en cage. Elle était énervée. Elle était paniquée. Elle était triste. Drago la regardait tourner, visiblement piqué au vif :

-Ah vraiment ?!

La zeta se tourna vers lui :

-Oui ! Je t’ai fait passer un test hier ! Et t’as échoué !

-Et en quoi ai-je échoué ?! s’énerva son ex, en la considérant de ses yeux bleus et froids.

-T’as pas résisté, voilà pourquoi t’as échoué ! s’écria Malicia.

Elle le fusilla du regard. Mais aussitôt, elle se mit à pleurer, comme une grande gourdiflette qu’elle était. Elle s’était jamais sentie aussi nouille, ni aussi embrouillée. Elle savait juste qu’elle voulait que Drago s’en aille. Elle voulait qu’il soit loin d’ici, en sécurité. Et cette tête de mule ne voulait pas bouger ! Au contraire, Drago la regardait, avec l'air de ne rien comprendre.

-Malicia ? fit-il au bout d’un moment, le regard éberlué et pensif.

-Oui ? renifla la métisse.

-Que te rappelles-tu de la nuit dernière ?

Mali releva la tête, soudain toute rouge :

-Ben… euh…

Elle fit un effort de concentration monumental :


-On s’en fout ce dont je me rappelle ! s’écria-t-elle, à nouveau énervée. Ce que j’ai vu en me réveillant m’a suffi !

Drago leva les yeux au ciel :

-Malicia.

-QUOI ?!

-Nous n’avons absolument rien fait hier soir.

-Hein ? couina la métisse.

L’alpha soupira et croisa les bras :

-Tu as, je te l’accorde, essayer de me violer. Soupira-t-il. Mais jamais je ne profiterai de toi alors que tu es ivre. D’autant plus si tu viens dans le seul but de te débarrasser de moi.

Mali semblait de plus en plus perdue :

-De quoi ?

-Tu es intacte. poursuivit Drago, visiblement très en colère. Et ne t’en fais pas, quand tout cela sera terminé, je disparaîtrais à nouveau de ta vue et tu pourras continuer de m’ignorer et de me haïr comme tu le fais si bien depuis des mois !

Ni une ni deux, le sang de Malicia ne fit qu’un tour et elle décocha une énorme claque à son ex. Drago la fusilla du regard :

-PUIS-JE SAVOIR EN QUEL HONNEUR J’AI  EU DROIT A CA ?! s’écria-t-il, hors de lui.

-VA-T-EN ! fit la métisse, encore plus décidée. REPARS CHEZ TOI ! JE VEUX PAS QUE LE DÉVOREUR TE FASSE DU MAL !

-MAIS POURQUOI ?!

-PARCE QUE JE T’AIME, ABRUTI ! hurla la zeta en ouvrant de grands yeux furieux.

Drago et elle se regardèrent, surpris… mais un grognement les interrompit. Ils levèrent la tête lentement et déglutirent. Au plafond, un bataillon de goules menaçantes les avait encerclés. Leurs yeux rouge sang et leurs sourires tout en dents luisaient dans le noir.





Mes RPs du Moment !


Broken Mirror, avec Lucrécya Rincevent

Days before you came, avec Darius Lestrange

Ceci n'est pas un bizutage, avec Isaac O'Callaghan

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MessageSujet: Re: Succubus Samba   Lun 1 Déc 2014 - 19:08

La salle était un gigantesque puits-de-jour au travers duquel la lumière extérieure filtrait péniblement. L’endroit était constitué de sept étages, parés de balcons en béton épais, éclairés par des torches rougeâtre qui enfumaient la pièce. Une colonie de créatures difformes s’accoudait aux rambardes, et hurlaient dans un langage inconnu et probablement millénaire. Les scansions évoquaient celles d’un stade encourageant son héros avec véhémence et montaient jusqu’au plafond, d’où pendaient de lourdes chaînes. Quelqu’un activa une roue, non sans excitation, et aussitôt, ces dernières se mirent en mouvement, dévoilant Malicia et Drago.

Ligotés par les pieds, ils furent descendus et ballotés sans ménagement, le long des sept étages, jusqu’à l’imposante passerelle centrale qui s’étendait au fond du puits. En son centre, une créature colossale, qui faisait bien trois fois la taille de ses sbires, à la fois maigre et replète, et dépourvue d’yeux, les attendait. Sa bouche, imposante et édentée, fendait son visage de part en part dans un large sourire inquiétant, comme si elle avait été découpée au couteau de boucher. Son nez, inexistant, se réduisait à deux narines qui s’enfonçaient de façon asymétrique dans son crâne. Les immenses replis de peau noire comme la suie qui ravageaient son corps évoquaient un boulimique qui aurait perdu 300 livres en quelques heures à peine. Des gouttes de sang suintaient de tous ses pores. Le Dévoreur était véritablement une créature abominable.

-Enfin… susurra-t-il en se penchant avec délices sur ses deux prisonniers.

Il sonda Drago du regard puis sa tête glissa vers Malicia avec la rapidité d’une couleuvre. Cette dernière tenta de reculer le visage. Mais le dévoreur saisit son médaillon et l’ouvrit. La miniature du collier qu’ils avaient volé tomba dans ses mains, reprit aussitôt sa forme initiale et il se releva en le brandissant :

-ENFIN ! hurla-t-il d'une voix rauque et inhumaine.

Les goules se déchaînèrent dans une acclamation diabolique.

-INCUBES ET SUCCUBES DU SEPTIÈME CERCLE DE L’ENFER ! hurla le Dévoreur.  GLOUTONS ET MIGNONS DE CE PURGATOIRE MAUDIT ! ANGES DÉCHUS ! DÉMONS PUSILLANIMES ! ENFANTS ET REJETONS DES PLUS SOMBRES TÉNÈBRES DE CE MONDE EN PERDITION ! LE MOMENT EST VENU ! CAR OUI ! MOI, VOTRE OBLIGE, J’AI ENFIN RETROUVE MON BIEN LE PLUS PRÉCIEUX !

Ses enfants applaudirent.

-DEPUIS DES SIÈCLES, J’ATTENDS CE MOMENT ! poursuivit la bête. DES SIÈCLES DE TURPITUDE A ATTENDRE CETTE HEURE SACRÉE, A ME NOURRIR DU SANG DE POURCEAUX DESSÉCHÉS, D’HOMMES CADAVÉRIQUES, D’ENFANTS SANS MÈRE ! CAR OUI ! HEUREUX QUI LOIN DES COURS DANS UN LIEU SOLITAIRE SE PRESCRIT A SOI-MÊME UN EXIL VOLONTAIRE ET QUI LORSQUE ZÉPHYR A SOUFFLE SUR LES BOIS…

-Excusez-moi ?

Le Dévoreur, qui avait levé le poing au ciel dans un geste dramatique stoppa, la main en l’air :

-Hgn ? fit le monstre.

Il baissa les yeux et jeta un regard surpris à l’homme blond au regard arrogant qui, la tête renversée, venait de prendre la parole.

-Puis-je vous interrompre quelques secondes ? demanda Drago de sa voix traînante.

-Non. rétorqua le Dévoreur avant de se remettre à haranguer à nouveau sa foule toute acquise. JE DISAIS DONC…  

-C’est que… il s’agit d’une question particulièrement importante.

- JE DISAIS DONC ! répéta la créature, légèrement balbutiante. OUI ! HEUREUX QUI LOIN DES COURS DANS UN LIEU SOLITAIRE SE PRESCRIT A SOI-MÊME UN EXIL VOLONTAIRE ET QUI…

-Non, excusez-moi, cela ne peut pas attendre.

Le Dévoreur se retourna vers Drago :

-QUOI ENCORE ?!

L’Alpha s’était tourné vers Malicia qui, les cheveux frôlant le sol, regardait le sol, perplexe.

-Tu as dit que tu m’aimais ? demanda-t-il, étonné.

La métisse rougit comme une pivoine :

-Oui. Finit-elle par dire.

Elle tourna son joli visage échevelé vers lui :

-Hier soir, je… je voulais pas me débarrasser de toi. Expliqua-t-elle. J’étais là parce que… tu me manquais.

Drago cligna des yeux, surpris. Depuis des mois, il s’était accoutumé à ce que la Zêta le batte froid. Aussi écoutait-il ce qu’elle avait à dire avec une sorte d’incrédulité ahurie. Il voulut répondre mais le Dévoreur s’interposa :

-PUIS-JE REPRENDRE ?! grogna-t-il avec mauvaise humeur.

L’Alpha sortit de ses rêveries :

-Pardon ?

-PUIS-JE REPRENDRE ?! cria l’incube.

Drago fit un geste négligent de la main, les bras croisés et la mine soucieuse :

-Oui, je vous en prie.

Il leva les yeux au ciel. Dieu que les créatures infernales étaient discourtoises.

-OU EN ETAIS-JE ? s’exclama le Dévoreur en levant ses bras rachitiques en direction de ses acolytes. AH OUI ! HEUREUX QUI LOIN DES COURS DANS UN LIEU SOLITAIRE SE…

-Je te manque ? demanda l’Alpha, toujours éberlué, en se tournant à nouveau vers Malicia.

Leurs chaînes se remirent à grincer et ils se ballotèrent quelques secondes dans le vide, dans leurs positions grotesques. Après avoir lancé un regard hésitant à la goule monstrueuse qu'ils faisaient attendre, la métisse acquiesça timidement et Drago se sentit brusquement pousser des ailes.

- HEUREUX QUI LOIN DES COURS, DISAIS-JE, reprit le Dévoreur, non sans colère. DANS UN LIEU SOLIT…

-Et quand tu affirmes que je te manque, parles-tu d’une simple nostalgie ? poursuivit l’Alpha, avec une pointe d’inquiétude. Ou est-ce que… tu envisagerais de me donner une seconde chance ?

- HEUREUX QUI LOIN DES COURS DANS UN…

-MAIS SILENCE QUE DIABLE ! hurla l’Alpha en le fusillant du regard. N’AVEZ-VOUS DONC AUCUNE CORRECTION ?!

Le Dévoreur resta bouche bée quelques secondes, désarçonné. Il fit brusquement signe à Drago et Malicia de continuer, et leur tourna le dos, boudeur. La Zêta se tourna vers lui :

-Bien sûr que je veux de toi, Drago. Finit-elle par dire. J’ai… j’ai jamais vraiment cessé de vouloir.

A ces mots, le cœur de l’alpha manqua un bond sous l’effet de la joie.

-BON C’EST TERMINE ? ALORS JE REPRENDS ! les coupa le Dévoreur, impatient. HEUREUX QUI LOIN DES COURS DANS UN LIEU SOLITAIRE SE PRESCRIT A SOI-MÊME UN EXIL VOLONTAIRE ET QUI…

-J’aurais adoré qu’on ressorte ensemble. Poursuivit Malicia, qui regardait tristement le sol détrempé. Mais je crois qu’on va juste mourir ici alors…

L’Alpha la considéra avec tristesse. C’était vrai : leur situation était loin d’être enviable. Ils seraient probablement morts dans l’heure, si tant est que le Dévoreur prenne son temps pour les vider de leur sang.

-OUI EXACTEMENT ! VOUS ALLEZ MOURIR ! s’égosilla le roi des goules en tapant du pied comme un enfant capricieux. ET VOTRE SUPPLICE SERA ENCORE PLUS IGNOBLE SI VOUS NE ME LAISSEZ PAS FINIR MA PHRASE ! DONC : HEUREUX QUI LOIN DES COURS DANS UN LIEU SOLITAIRE SE PRESCRIT A SOI-MÊME UN EXIL VOLONTAIRE ET QUI…

-Vaut mieux pas qu’on y pense, ça va nous rendre encore plus malheureux… poursuivit la métisse.

-Oui, bien sûr. Acquiesça péniblement Drago. Je comprends.

Elle comme lui détournèrent tristement le regard et se remirent à fixer le Dévoreur.

-C’EST BON ? C’EST ENFIN FINI ? s’énerva ce dernier. ALORS… HEUREUX QUI LOIN DES COURS DANS UN LIEU SOLITAIRE SE PRESCRIT A SOI-MÊME UN EXIL VOLONTAIRE ET QUI LORSQUE ZÉPHYR A SOUFFLE SUR LES BOIS…


-Oh et puis fichtre. Le coupa à nouveau Drago.

Il saisit le visage de Malicia dans ses mains et l’embrassa. Lui et la métisse fermèrent les yeux.

Drago n’aurait voulu être ailleurs pour rien au monde. A ce moment précis, il se fichait de tout. Il se fichait de mourir dans ce puits-de-jour infâme, il se fichait du cliquetis des chaînes qui l’attachaient comme des grognements bestiaux des goules qui les entouraient. Il se fichait du monde entier. Et tout particulièrement du Dévoreur et de ses grands discours.

Le monstre considéra la scène, la mâchoire prête à se décrocher.

-MAIS… MAIS JE RÊVE ! glapit-il.

Devant le silence de ses deux prisonniers enlacés et souriants, il grogna, furibond :

-MA RÉPLIQUE ! MA BELLE RÉPLIQUE ! N’AVEZ-VOUS RIEN ÉCOUTÉ OU…

D’un mouvement autoritaire, Drago leva son index et lui imposa le silence. Soufflée, la bête se tut… avant de reprendre :

-VOUS N’AVEZ PAS HONTE ?! JE SUIS LE DÉVOREUR ! LE PLUS GRAND INCUBE DE CE MONDE ! EN ME VOYANT, LES HOMMES PLEURENT ! LES FEMMES SE DÉSESPÈRENT ! LES ENFANTS CRIENT ET SE TERRENT !

Cela ne sembla pas résoudre Drago et Malicia à renoncer à leurs retrouvailles, bien au contraire. Désespéré le Dévoreur reprit, piteux :

-LES PETITS CHIENS COUINENT ET LES SCROUTTS PIÉTINENT ET LES… OH ET PUIS MERDE ! JE REFUSE DE TRAVAILLER DANS CES CONDITIONS J’AI PAS ÉTÉ PAYE POUR CA ! EZZECHIEL ! OU EST EZZECHIEL ?!

Drago et Malicia stoppèrent soudainement leur baiser et se tournèrent vers lui. L’Alpha leva un sourcil :

-Plaît-il ?  fit-il.



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MessageSujet: Re: Succubus Samba   Sam 6 Déc 2014 - 10:24

Malicia avaient les jambes qui flageolaient.  Quelque part, c'étant tant mieux qu'une bande de goules maléfiques l'aient pendue par les pieds parce que, si elle avait du tenir debout, elle aurait probablement pas pu. Son cœur battait fort. Bien plus fort que toute la journée, et dieu sait qu'à côté de Drago, son palpitant avait toujours plus ou moins tendance à s'emballer. Mais là, c'était au-delà de tout. Elle avait envie de courir. Elle avait envie de crier. Elle avait envie de sauter partout comme une folle. Elle avait envie de serrer fort Drago dans ses bras et de rester figée comme ça. Des mois ! Elle avait passé des mois sans ça ! Mais comment elle avait fait ?!

Mali sentait son cœur crépiter de joie, son cerveau bouillonner. Elle avait trois milles choses à dire, et bien plus de questions à poser. Mais elle n'avait pas le temps de penser à ce qui venait d'arriver. Parce que cette nuit avait bien plus d'une surprise dans son sac. La dernière en date étant ce que le "Dévoreur" venait de crier. Avec un accent du Sussex qui faisait pas très incube.

-OH ET PUIS MERDE ! JE REFUSE DE TRAVAILLER DANS CES CONDITIONS J’AI PAS ÉTÉ PAYE POUR CA ! EZZECHIEL ! OU EST EZZECHIEL ?!

Drago stoppa net son baiser :

-Plaît-il ? fi-il en levant un sourcil.

Mali et lui regardèrent le monstre sanguinaire porter les mains à sa tête. Il l'enleva sous leurs yeux abasourdis.  A la place de l'ignoble gueule sans yeux et sans nez de la bestiole se trouvait... un petit gars tout roux et plein de boutons d'acné, qui venait de reprendre forme humaine.

-ON M'AVAIT DIT QUE J'AURAIS DROIT A MON HEURE DE GLOIRE ET J'AI BOSSE TOUTE LA JOURNEE POUR APPRENDRE MON TEXTE ALORS JE VEUX MA TIRADE !

-Mais... Mais... vous êtes qui ? bredouilla Malicia.

Elle jeta un coup d'œil en l'air : les goules avaient toutes ôté leurs maques et discutaient dans un brouhaha surpris.  

-OU EST CET EMPAFFE D'EZZECHIEL ?

-J'suis là, j'suis là man... No soucy... fit la voix de son frère.


Mali ouvrit grand les yeux et poussa un cri de surprise :

-Ezzy !

Ezzechiel s'avança. Il avait l'air en pleine forme, avec ses longues dreads noires avec des mini boules à facettes au bout, ses tongs multicolores, ses petites lunettes rondes et fumées, et sa grosse cigarette conique à la bouche. Le gars se planta devant lui :

-T'avais dit que j'aurais le droit de faire ma tirade !

Le frère de Mali leva les bras au ciel :

-Zion en a décidé autrement, man... Qu'est-ce que j'peux y faire ? L'important c'est que...

Il rigola sans aucune raison et se mit à chantonner :

- One love, one heart...  ♫ Let's get together and feel all... ♪

-Puisque nous en sommes à chanter des hymnes païens, quelqu'un pourrait-il nous détacher d'ici ? trancha brusquement la voix de Drago.

Malicia se tourna vers lui : il croisait les bras, l'air aussi énervé que surpris. Ezzechiel continua de chanter sans faire attention à eux mais le "Dévoreur" eut pitié d'eux et tira une baguette biscornue de son costume. Il l'agita et ils tombèrent par terre comme deux sacs à patate.

-Aouch. fit Mali en se relevant.

Elle se frotta le crâne et tendit une main à Drago pour l'aider. Ils se jetèrent un regard étonné et elle rougit comme une tomate en détournant vivement la tête :

-Euh... Ezzy ?

Ezzechiel sursauta et écarquilla les yeux en la voyant. Il écarta grand les bras :

-Sister ! fit-il.

Il saisit Mali dans ses bras et elle toussota en sentant la fumée de l'herbe magique de l'oncle Bob lui monter au nez.

-Qu'est-ce que tu fais là ?! s'étonna-t-il.

-Ben... je... commença la métisse, les yeux ronds.

-A toi de nous le dire. fit Drago, les bras toujours croisés. Je croyais que tu avais été enlevé. Que faisons-nous dans ce caveau ? Et qui sont ces gens ?

-On est du club de Théâtre de la WoW. lâcha le "Dévoreur". Ezzechiel est venu à la répétition de ce matin et nous a embauchés.

-Pourquoi ? demanda la zeta, étonnée.

Tous se tournèrent vers son frère, qui tournait lentement sur lui-même en levant les genoux aussi haut que possible, comme s'il était un astronaute en train de marcher sur la lune.

-C'est à cause du boum boum. finit par lâcher ce dernier en fermant une porte imaginaire.

-Le boum boum ? fit Mali.

Ca y est Ezzy était définitivement devenu barge.  Enfin. Plus qu'avant.

-Hier soir... reprit son frérot. Je vous ai vu tous les deux et j'ai compris.

Il rigola.

-Plaît-il ? le pressa Drago.

Mali lui fit signe de le laisser aller à son rythme et le blondinet leva les yeux au ciel.

-Ca fait des mois que ma sister parle que de toi, man. fit Ezzechiel en tirant une bouffée de sa "cigarette", bienheureux. Entre vous y'a un boum boum badaboum spécial mais quand l'un faisait boum, l'autre faisait baboum et du coup le badaboum pouvait pas se produire. Mais hier les planètes étaient alignées. Les boum boum faisaient pas de mystère là-dessus. Ils m'ont ordonné d'agir alors j'ai inventé cette histoire pour vous aider un peu à...

-... Badaboumer ?  finit Drago, perplexe.

-Je crois que le mot qu'il veut dire est... "communiquer ". traduit Mali.

-Exactement sister ! répondit Ezzy, en faisant des mouvements de brasse. Alors j'ai inventé cette histoire d'enlèvement et j'ai mis des amis sur le coup : mon pote Gus pour vous embrouiller, mon man Boleskine pour vous refiler un collier qui existait pas, et quelques théâtreux pas très doués.

-Hey ! fit le "Dévoreur", vexé.

Sa main en plastique tomba au sol et il baissa la tête, dépité.

-Avec des sortilèges d'illusion par-ci par-là, vous y avez vu que du feu, man... ricana Ezzechiel. On a bien rigolé en vous voyant galérer.

La troupe qui s'était réunie autour du  frère éclata de rire.

-C'est tout bonnement inacceptable ! s'écria Drago. Nous avons failli mourir plusieurs fois !

-Mais le résultat en valait le coup, man, non ? rigola Ezzechiel.

Le blondinet se figea... et finit par baisser la tête, énervé. A côté, Malicia lui fit un petit sourire gêné et il finit par s'adoucir et sourire furtivement.

-Et donc... reprit-elle. Tout ça, c'était du chiqué ?

-Oui sister ! s'exclama son frère.

La troupe derrière lui hocha la tête, ravie.

-Le collier existe pas ?

-Non.

-Le sbire de Boleskine voulait pas nous tuer ?

-Lui ? C'est pas un sbire, mais son cuisinier, sister. rigola Ezzy.

Malicia sourit :

-Et donc Gus est pas vraiment mort ?

-Gus est mort ?!

Son frère venait brusquement de sortir de sa bulle. Il souleva ses lunettes rondes et écarquilla les yeux :

-Qu'est-ce que tu viens de dire, sister ?

Malicia et Drago se jetèrent un coup d'œil inquiet.

-Ben... oui tu sais, quand les Vélanes Courtisanes se sont fait attaquer et que Gus s'est retrouvé déchiqueté et... démembré... et...

Devant l'air ahuri et très triste de son frère, elle stoppa net.

-Quand est-ce que tu as vu ça, sister ? demanda ce dernier, très sérieusement.

-Ben... commença Malicia, en tordant ses mains, se sentant de plus en plus mal. Quand on était dans cette chambre, au Chaudron Baveur, avec Drago et ta nouvelle petite-amie...

-Ma petite-amie ? s'étonna Ezzechiel.  

Il secoua la tête et ses grands yeux hallucinés s'emplissaient d'inquiétude  :

-J'ai pas de petite-amie, sister. Depuis que Jfheofhrofhrofuhroh 18 m'a plaqué, tu sais bien que j'ai personne !  

-Maintenant si. fit une voix féminine.

Tous se tournèrent vers la femme qui venait d'entrer : Nessa se tenait en face d'eux et les considéraient tous avec des yeux sans âme.





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MessageSujet: Re: Succubus Samba   Dim 7 Déc 2014 - 1:23


Drago n'avait jamais vraiment prêté attention à Nessa car pour lui, cette inconnue n'avait jamais été qu'une vague distraction dans un périple semé d'embûches. Pourtant, il ne fallait pas la considérer bien longtemps pour se rendre compte que quelque chose n'allait pas dans son physique. Ses yeux étaient vifs comme ceux d'un serpent et ne clignaient jamais. Ses traits aigus pouvaient paraître séduisants de prime abord, mais une impression de vacuité persistante auréolait son sourire bien trop carnassier. Cette femme n'était qu'une enveloppe, qui dissimulait quelque chose de bien plus puissant et de bien plus terrible.

-Alors Ezzechiel, on m'a oublié ? fit la femme d'une voix imperturbable du haut du court escalier qui permettait d'accéder à la passerelle.  

-Vous êtes qui vous ? fit un des acteurs en se rapprochant.

Nessa ne lui accorda pas un regard. Elle frôla le malheureux du bout des doigts. Aussitôt, et avant même qu'il ait eu le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait ou de crier, ce dernier se retrouva catapulté à l'autre bout de la pièce et se fracassa contre le mur en béton. Quelques amis se précipitèrent pour lui porter secours. La nouvelle venue descendit une nouvelle marche. Instinctivement tous reculèrent d'un pas. Nessa sourit. Une fissure de mauvais augure venait de fendre sa jour de part en part dans un bruit de porcelaine brisée.

-Alors comme cela, le venin des morts n'était qu'une supercherie. reprit-elle. C'est vraiment décevant. Moi qui l'ai cherché toute la journée...

Elle avança à nouveau d'un pas, et la fêlure s'aggrava. Un trou perça la joue du monstre et un mince filet de sang se mit à couler le long de son visage. Les yeux vides de toute humanité de la créature étaient braqués sur le frère de Malicia.  Ce dernier ne semblait pas particulièrement à l'aise.

-Wow, man, on se calme... fit-il en levant doucement deux mains devant lui.  Pourquoi tu nous mets la pression ?

-Oh mais loin de moi l'idée de te "mettre la pression", Ezzechiel. répondit Nessa avec un sourire glacé. Si je souhaitais le faire, toi et les vermisseaux qui t'accompagnent vous seriez déjà morts.

Une nouvelle craquelure vint cette fois-ci fendre son front : son œil sans vie se fissura puis blanchit. Son regard glissa avec cruauté sur toutes les personnes présentes. Drago se raidit. Il sentait la puissance écrasante de la créature sur ses épaules.  Une présence brûlante et malsaine qui n'avait qu'à claquer des doigts pour les réduire tous en poussière. Il glissa un regard vers Malicia et croisa ses yeux affolés. Il lui saisit la main.

-C'est trop zion de ta part, man, mais... qu'est-ce que tu veux ? demanda le frère illuminé de cette dernière.  

- Tu m'avais promis de belles choses, Ezzechiel. rétorqua Nessa, en passant une langue pointue et noire sur ses lèvres fines. Des choses que j'ai payées très cher et que tu ne m'as jamais apportées. Ta cervelle déficiente a probablement oublié cette promesse sitôt qu'elle a été prononcée mais moi, je n'oublie jamais. J'ai donc du me déplacer moi-même afin de te rappeler ta dette. Et c'est là que j'ai fait la rencontre de ta charmante sœur.

La moitié du visage de la créature se fendilla et se décomposa pour laisser apparaître un visage écorché, percé d'un œil sanguinolent à l'iris fixe et longiligne. La créature fit lentement pivoter sa tête vers Malicia, qui frissonna.  Elle serra d'autant plus la main de Drago.

-Imagine mon étonnement quand j'ai appris que tu avais abusé de mon nom pour faire croire à tous que je t'avais enlevé. reprit Nessa. Tu devrais pourtant savoir qu'on ne joue pas avec moi.

-J'ai pas joué, man, c'est à cause du badaboum ! s'affola Ezzechiel. Attends, je vais tout t'expliquer !

Il porta brusquement la main à son front et remarqua avec effroi que sa transpiration se changeait peu à peu en gouttelettes ensanglantées. Le Dévoreur avança encore d'un pas.

-Ah oui ?

Tous ployèrent subitement les épaules. Drago tenta de contrôler son souffle. Mais à chaque fois que la créature se rapprochait, il avait l'impression qu'on lui enfonçait des piques chauffées à blanc dans les tempes.

-Ecoute, man, ça avait rien à voir avec toi ! expliqua Ezzechiel sur un ton précipité par la peur. C'était juste du fun, man, juste du fun ! Me fallait un nom qui en jette, avec une réputation super bad ass alors je me suis dit, un incube c'est trop zion, man, ça va faire flipper ma sister !

-Mais si c'est ce que veut ta sœur, je me ferais un plaisir de lui faire peur. sussura Nessa.

Sa bouche qui s'était remplie de sang bouillonnant et dégoulinant s'écarta jusqu'à fendre l'intégralité de son visage.

-Et je ne suis pas un incube. cracha la créature.

Les craquelures zébrèrent subitement son cou, ses longs bras fins puis l'intégralité de son corps, qui se mit à se dégrader à une vitesse alarmante. Dans un déferlement d'hémoglobine épaisse, le Dévoreur fit éclater sa coquille. Sa peau à vif palpitait vivement et suintait sur le sol. Ses bras trop longs pourvus de griffes acérées, pendaient le long de son corps maigre. Sa bouche cruelle lui mangeait le visage. Et ses yeux bestiaux étaient emplis de sang.

-JE SUIS UNE SUCCUBE ! s'écria-t-elle avec rage.

Elle chargea droit sur eux dans un cri effroyable. Mais brusquement Ezzechiel, qui avait gardé ses bras levés jusque là, les rabattit brusquement en direction du sol : une ombre noire et miroitante tomba sur la créature. Dans un impressionnant cataclysme, l'ombre l'engloutit, ne faisant qu'une bouchée d'elle. Le Dévoreur disparut sans plus de cérémonie. Tous considérèrent l'espace devant eux, vide de toute menace, avec des yeux éberlués. La voix d'Ezzechiel brisa le silence :

-A bientôt, man ! On se revoit sur Zion !

L'intégralité des personnes présentes se tournèrent vers lui. Et un sourire radieux fendit son visage.

-Wow, man, quelle histoire, hein ? fit-il en se grattant le dos du crâne. J'sais pas si vous mais j'ai trippé comme jamais...  

Sa sablomontre scintilla et il leva le poing :

-Déjà six heures du matin ? Faut grave que j'aille pointer au McGo, man, ou la Big Boss va pas être contente...

Il mit ses mains dans les larges poches de son pantalon décousu et se mit à avancer vers la sortie en faisant traîner ses claquettes sur le sol. Malicia tendit un doigt tremblant vers l'endroit où se trouvait quelques secondes plus tôt la succube.

-Tu... tu l'as envoyé... dans...

Ezzechiel haussa les épaules, débonnaire :

-J'ai ouvert une porte vers une autre dimension, sister...

-Mais... commença Drago, également déboussolé. Tu...

-Te bile pas man, on en entendra plus parler avant longtemps. rigola le démonologue rasta. Maintenant, occupe-toi bien de ma sister, que j'ai pas fait ça pour rien...  

Sur ce, le rastafari fit un vague geste de la main pour dire au-revoir et s'évapora dans les airs, sous l'œil abasourdi de tous.

-Hey ! Et nos salaires ?! fit le rouquin qui avait joué le rôle du faux Dévoreur.

Il se mit à la poursuite d'Ezzechiel, suivi de sa troupe, dont certains aidaient leur ami encore sonné à avancer. Il quittèrent eux aussi le caveau. Drago et Mali, eux, restèrent quelques instants sans bouger, se tenant l'un et l'autre la main, bouche bée. L'Alpha regardait droit devant lui, secoué. Ce jour avait été de loin l'un des plus incompréhensibles et harassants de sa vie. Et il avait du mal à réaliser tout ce qu'il avait traversé en si peu de temps. Il avait peine à penser qu'il aurait pu maintes fois dans la journée se faire vider de son sang par une succube qui les avait filés. Cela devait également être le cas pour Malicia car la métisse, toujours abasourdie, finit par déglutir :

-Et... Et si on partait d'ici ?

Drago acquiesça lentement.



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MessageSujet: Re: Succubus Samba   Dim 7 Déc 2014 - 12:07


Londres se levait tout doucement, cachée sous une brume gris pâle. Y'avait encore personne sur les quais mouillés. Juste deux ou trois passants qui avançaient rapidement, emmitouflés dans des manteaux bien chauds, et un vieux chat de gouttière grognon qui feulait quelque part dans les rues.  Mali fit quelques pas vers la rambarde qui la séparait de la Tamise. Le soleil se reflétait dans la rivière. On aurait dit de l'ambre. Elle soupira. Tout était tellement calme. Ca faisait du bien...

Des pas se firent entendre derrière elle, et Drago finit par la rejoindre.  Il s'accouda et considéra lui aussi le spectacle sans rien dire. Elle lui jeta un petit coup d'œil et sourit doucement. Ils avaient vraiment pas l'air très reluisants, avec leurs habits tout déchiquetés, leurs cheveux en désordre et leurs deux nuits sans dormir.  Ca avait été une journée d'enfer. Mais elle était tellement fatiguée qu'elle avait l'impression que tout se dissipait lentement sous ses yeux. C'était comme si elle se réveillait d'un cauchemar.

-Donc... fit Drago, en fixant toujours la rivière qui glissait doucement devant eux.

-Donc... répéta Mali, en faisant pareil.

-Ton frère est... intéressant.

Mali le regarda timidement : le visage du blondinet était impassible. Elle arrivait pas à savoir si il était fâché ou pas.

-Oui hein ? fit-elle, en détournant la tête, gênée.

-Un homme plein de ressources. poursuivit Drago sur un ton badin.

Mali ouvrit des yeux ronds :

-Oui.

-Et d'imagination. renchérit le blondinet.

-Oh que oui. lâcha la métisse, pensive. Ca c'est sûr.

-Sans doute un peu trop.

-Sans doute.

Mali se tourna vers l'alpha :

-C'était une sacrée journée, hein ? lança-t-elle, épuisée.

Pour détendre l'atmosphère, elle fit un grand sourire qui en disait long sur ce qu'elle pensait vraiment de cette aventure et Drago finit par secouer la tête en souriant :

-Ma foi. On n'a pas vraiment vécu tant qu'on n'a pas été pourchassé par une troupe de comédiens sans talent, un cuisinier sibérien sans merci et une succube sanguinaire. lâcha le blondinet en haussant les épaules.

Ils rigolèrent. Mali finit par s'étirer :

-Bon, je crois qu' il est l'heure de rentrer ! Je sais pas si toi, mais moi je pourrais dormir pendant cent ans.

Elle se mit en route.

-Malicia ?

La zeta stoppa et se retourna :

-Oui ? fit-elle gentiment.

Drago fit quelques pas vers elle. Quelque chose avait l'air de le tracasser affreusement.

-Excuse-moi, mais il faut vraiment que je te demande.

L'alpha la regarda avec appréhension :

-Sommes-nous à nouveau ensemble ?

Malicia se figea :

-...Oh. finit-elle par dire, mal à l'aise.

Elle s'approcha de lui, toute gênée :

- Je... J'espère que t’as pas compris que notre couple me manquait. commença-t-elle lentement. Parce que c’est faux. J'ai dit ça parce que je pensais qu'on allait mourir bientôt alors... On est de simples connaissances maintenant. Rien d’autre. Des gens qui se croisent et se disent bonjour de temps en temps. On devrait même pas s’adresser la parole avec notre vécu.

Elle attendit quelques secondes avant de rajouter avec une moue gênée :

-Désolée...

Drago ne répondit pas. C’était pas difficile de décrypter ce qu’il pouvait bien ressentir. En fin de compte, il baissa tristement la tête :

-Très bien. Fit-il sur un ton sérieux. Si c’est ce que tu souhaites.

-Oui, c’est ce que je veux. affirma Mali. On a rien à faire l’un avec l’autre. C’est n’importe quoi.

Drago acquiesça lentement et finit par relever les yeux. Il se rendit soudain compte que Malicia, toute fière, lui faisait un grand sourire moqueur et comprit où elle voulait en venir.

-Tu as probablement raison. Finit-il par dire en croisant les bras.

-Oui. acquiesça Mali, en essayant de garder son sérieux.

-On ne partage plus grand-chose de toute façon.

La zeta hocha la tête :

-Exactement. Et puis tu imagines, on serait obligés de repasser du temps ensemble. Comme avant. Genre, comme si ça m'intéressait.  

-Tu as raison. renchérit Drago avec un regard plein de sous-entendus. De longues et interminables heures...

-A s'embrasser... suggéra Malicia, en rougissant.

-Ou pire encore. sourit le blondinet

Mali fit les gros yeux :

-L'horreur.

Drago hocha la tête :

-Une torture.  

-Le cauchemar.

Les deux se regardèrent, amusés.

-Je suis désolé si je t’ai importunée. finit par lâcher l’alpha avec un geste de la main négligent. Ça n’était pas ma volonté. Nous avons pris des chemins séparés et c’est bien mieux comme cela.

Malicia acquiesça.

-Exactement. Fit-elle. Il est temps de se dire au revoir.

-Oui.

-Pour de bon.

-Je suis d’accord.

Drago plongea ses yeux dans les siens :

-Au revoir.

Il lui tendit la main.

-Au revoir. Répéta la zeta.

Ils se serrèrent formellement la main et se tournèrent le dos pour partir chacun de leur côté d'un pas décidé. Mais d'un pas tout aussi rapide, ils firent demi-tour comme si de rien n'était et s'embrassèrent. Les yeux fermés, Mali sourit. Comme tout à l'heure, elle avait envie de hurler de joie. Elle avait envie de sauter partout comme une folle, de courir dans tous les sens, de se jeter toute nue dans la Tamise. Elle arrivait plus à réfléchir et c'était sans doute tant mieux. Elle avait plus envie d'avoir peur. Elle avait plus envie d'être en colère. Elle avait pas envie de savoir quand, comment ou pourquoi tout ça pourrait s'arrêter un jour. Pour la première fois depuis longtemps, elle savait ce qu'elle voulait. Le tourbillon dans sa tête s'était enfin arrêté.

Une bourrasque de vent se leva sur les quais déserts, et dans un souffle, ils transplanèrent.





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MessageSujet: Re: Succubus Samba   Dim 7 Déc 2014 - 12:54

Et parce que ça fait jamais de mal de voir un peu les têtes qu'on s'imaginait, un petit générique !  

Succubus Samba

Avec :


Drago Malefoy
dans le rôle du petit blondinet maléfique qui au fond est pas si horrible que ça si on le compare aux autres affreux jojos de l'histoire...


Malicia McGuire,
dans le rôle de la teenage girl blonde et hystérique qui sait pas ce qu'elle veut mais qui garde malgré tout le sourire


Gus,
dans le rôle du vilain maquereau pas beau qui finit en kebab


Boleskine,
dans le rôle du mystérieux vendeur d'Histoire d'Or de l'Est




Le Sbire,
dans le rôle du cuisinier qui préfère ses plats flambés


Ezzechiel McGuire,
dans le rôle du rasta défoncé du génie méconnu qui a réussi en une seule journée à démêler une embrouille qui durait depuis des années.


Nessa / Le Dévoreur,
dans le rôle de l'incube qui en fait est une succube et qui aurait zigouillé tout le monde si Ezzechiel était pas un putain de bon sorcier malgré le fait qu'il porte des tongs.


Aucun irlandais n'a été blessé pendant le tournage. Enfin si... OUPS !





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