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 Le Poudlard Express sifflera trois fois

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Lucrécya Rincevent

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MessageSujet: Le Poudlard Express sifflera trois fois   Mer 30 Sep 2015 - 18:18


Le Poudlard Express

sifflera trois fois

AVEC : Lucrécya & Drago
PRIVÉ / PUBLIC : Privé
DATE :mardi 9 février


Le paysage défilait à toute vitesse, sous les yeux absents de Lucrécya. Cela faisait plus d'une heure que le panorama ne lui offrait, pour seule distraction, que la sempiternelle même morne campagne anglaise déserte, sous la triste grisaille d'un ciel menaçant. Et la jeune femme commençait à s'ennuyer grave.

Elle se détourna de la contemplation de la vitre du train, et se mit à trépigner d'impatience, sur le velours rouge usé de sa banquette. De plus en plus. Puis elle se mit à geindre, agacée par son désœuvrement, toujours sans cesser de gigoter.

Drago, assis sur le siège qui lui faisait face, était plongé dans un bouquin. Un épais volume titré dans une langue que Lulu ne connaissait pas, et sur la couverture duquel un gobelin revêche croisait les bras, l'air mécontent.

La jeune femme se pencha en avant :

-Tu lis quoi ?

-Un traité d'économie gobeline, répliqua le blondinet, sans relever les yeux de son ouvrage.

-Ah. Et c'est bien ?

-Aussi passionnant qu'un traité d'économie gobeline puisse être, assura Malefoy de sa voix monocorde.

-Ah. Et ça parle de quoi ?

-Principalement, d'économie gobeline.

-Ah. Tu me le prêtes ?

-C'est écrit en gobelbabil.

-Ah. Tu me le prêtes quand même ?

Drago daigna enfin relever ses yeux :

-Que comptes-tu faire d'un traité d'économie gobeline écrit dans une langue qu'à l'évidence tu ne maîtrise pas ?

-Je sais pas encore, avoua Lulu. P't'être le jeter par la fenêtre du Poudlard Express et voir si j'arrive à le récupérer par accio avant qu'il se désagrège sur la voie ??? s'enthousiasma-t-elle.

Devant l'air blasé de son camarade Alpha, elle insista :

-Mais ouais, on essaye chacun notre tour et on compte les points ! Et après on essaye avec les sièges !

Drago fixa quelques instants l'étudiante aux yeux verts... puis il poussa un soupir, plus amusé qu'agacé cependant. Et il se replongea dans sa lecture.

Le silence retomba dans le compartiment que les deux partageaient. Durant de longues minutes, on n'entendit plus rien, hormis l'étudiant de Sciences So tournant les pages de son livre, et le cliquetis régulier de la locomotive filant sur les rails. Soudain, le train siffla au loin, et Lucrécya sursauta :

-J'M'ENNUIE ! s'exclama-t-elle, à bout.

Drago referma son livre d'un coup sec, et releva la tête :

-Et je suppose que tu n'as rien amené à faire.

-Nan !

-Ni à lire.

-Nan !!

-Alors pourquoi ne relirais-tu pas ton discours, histoire de le peaufiner un peu ?

Lucrécya fronça les sourcils :

-Mon discours ? Quel discours ?

-Le discours que nous sommes censés faire, pardi !

Devant l'air ahuri de la batteuse, il leva un sourcil suspicieux :

-N'as-tu donc pas lu la lettre que nous avons reçu ?

Lulu tordit la bouche :

-Bah si, enfin vaguement... J'ai retenu qu'on pourrait sécher les cours officiellement et qu'il y aurait un buffet gratuit, et moi ça m'a suffit !

-Et bien voilà une occupation pour toi, Rincevent: relis donc cette lettre ! décréta tranquillement Drago, en rouvrant son livre. Cela devrait t'occuper durant les six heures qu'il nous reste encore, ironisa-t-il.

-Ah bon, tu crois ?! s'étonna la jeune femme, sans relever la moquerie.

Son interlocuteur secoua la tête, puis se remit à lire sans rien rajouter.

Lucrécya haussa les épaules, puis farfouilla dans la poche de l'épaisse jupe écossaise qu'elle portait aujourd'hui. Elle en sortit une boule de papier froissée, recouverte de confiture, et aux coins légèrement noircis par le feu. C'était la lettre qu'elle avait reçu pendant le petit déjeuner, deux jours plus tôt, par hibou. Un hibou venu tout droit de Poudlard, l'école qui avait été la sienne durant deux ans. Lulu déplia le parchemin, le lissa autant qu'elle put, et entreprit de déchiffrer l'élégante écriture, calligraphiée à l'encre verte, entre les nombreuses tâches de gras et de saleté :

-Blablabla chère Mademoiselle Rincevent, blablabla Poudlard, blablabla pourrez manquer les éventuels cours de la journée, blablablabla buffet gratuit, blablablablabla... discours.  Ah ouais, merde, t'avais raison..

Lucrécya se gratta la tête, incertaine :

-Et, euh... Malefoy, sinon, j'ai une question.

-Oui, Rincevent ? soupira à nouveau Drago.

-Pourquoi qu'ils font ça ?

Malefoy haussa les épaules :

-Chaque année, ils font venir deux intervenants de chaque université, afin que les élèves de Cinquième, Sixième et Septième Année puisse mieux faire leurs choix futurs.

-Pourquoi je m'en rappelle pas ?

-Parce que tu avais séché les discours de l'an dernier. Si je me souviens bien, Flint et toi aviez préféré enfermer quelques Poufsouffles dans la serre de Botanique contenant des Filets du Diable sauvages.

Lucrécya fut parcourue d'un ricanement méchant :

-Ah ouais, ça c'était drôle ! Ça valait largement les vingt points que j'avais fait perdre à Serpentard ! Mais bon, pour en revenir à la journée des universités, là, y'a quand même un truc que je pige pas.

Malefoy ferma une nouvelle fois son livre, et le posa sur la place vide à côté de lui. Puis, lentement, il joignit ses mains :

-Comme c'est étonnant... ironisa-t-il. Mais dis quand même ?

-Ben... pourquoi nous ?

Le blondinet hocha la tête :

-Eh bien, voyons voir... J'ai toujours été un élève brillant, admirable et admiré, beau garçon, excellent joueur de quidditch, et qui plus est j'ai été préfet d'une des maisons les plus prestigieuses de Poudlard ; j'étais donc tout désigné pour représenter la délégation de la WoW ! Quant à toi...

Il grimaça :

-Je suppose qu'ils t'ont tiré au sort.

Une feuille froissée, recouverte de confiture, percuta son nez de plein fouet.

-Estime-toi heureux qu'ça soit pas Séraphine, cracha la batteuse. Et maintenant, file-moi ton discours.

Le blondinet essuya le bout de son nez d'un revers de main :

-Non.

-Allez ! exhorta Lucrécya. Fait pas ta teupu ! File-le moi !

-Non.

-Promis j'te copite paaas ! lança-t-elle d'une voix dégoulinante d'hypocrisie, qui laissait présager le contraire.

-Non.

-Rah, rien à fout', chuis capable d'écrire un foutu discours moi-même !

Visiblement vexée, Lulu se leva, ramassa rageusement la lettre qu'elle avait envoyé à la tronche de Drago, et entreprit de la lisser une fois de plus. Elle sortit de la poche de son manteau un minuscule crayon à papier du fameux magasin suédois Gllükflüvk qui traînait là depuis des semaines, et écrivit au verso du parchemin, en tirant la langue sous l'effort.

Curieux, Malefoy baissa les yeux dessus :

-Discours de Lucrécya, déchiffra-t-il. Tu sais, Rincevent, ça ne prend pas de k, discours. Et il y a un s à la fin.

-On s'en fout ! lâcha la brunette. Aide-moi, plutôt à écrire mon truc ! De quoi on est censé parler ?

Le blondinet soupira :

-De ton expérience positive à la WoW, je suppose.

Les sourcils de Lulu se froncèrent :

-Quand tu dis positif... tu veux dire... en bien ?

Drago hocha lentement la tête, et Lucrécya, les yeux ronds, baissa ses yeux sur son bout de papier.

-Bon. Ben, du coup, j'vais éviter de parler du Dr Magouille. Et de mon prof. Et de mes cours. Et de la bouffe du RU. Et de notre frat. Et des licornes radioactives. Et du matériel universitaire. Et du stade qui s'effondre tous les deux jours. Bah, ben il reste...

Elle plissa les yeux en se grattant la tête... puis cria :

-Aaaallez Malefoy, file-moi ton discours, fais pas ta teupuuu !

-Non ! trancha l'ex-Serpentard. Et puis même si je le voulais, je ne pourrais pas te le faire lire : je ne l'ai pas écrit.

La brunette ricana :

-Roooh, je vois : on a pas fait ses devoirs ?

-Pas du tout, rétorqua Drago. Je suis simplement encore meilleur en improvisation qu'en écriture. Mais cela, tu pourras t'en rendre compte par toi-même tout à l'heure.

Lucrécya grimaça, et s'enfonça davantage dans son siège en grommelant en croisant les bras.

-Ben moi aussi j'improvisionnerai, et tu verras c'que tu verras mon p'tit père...

-Il me tarde déjà, fit tranquillement son camarade en se remettant à son ouvrage.

Lulu grogna, puis se remit à contempler le paysage monotone à travers la vitre, en priant intérieurement pour que quoique ce soit, n'importe quoi, ne vienne divertir son ennui.

Des voix s'élevèrent dans le couloir avoisinant, et Lucrécya sauta littéralement sur l'occasion, se levant d'un bond :

-Ah ! Chuis sûre qu'c'est la dame aux confiseries ! J'vais lui demander si elle a des bonbons fourrés à la liqueur ! Ou carrément des foutues bouteilles de liqueur, tiens. Et de quoi becqueter, mais salé.

Elle ouvrit d'un geste brusque la porte du compartiment... et tomba nez à nez avec un garçon et une fille, qui lui disaient vaguement quelque chose. Elle les avait déjà aperçus à Poudlard, elle en aurait mis sa batte au feu... mais où ? Et quand ?!... bah, au fond, elle s'en fichait. Elle voulait juste de quoi becqueter. Mais salé.

La fille, une grande asiatique à la natte d'ébène, l'aperçut, et s'avança vers elle, un sourire radieux aux lèvres.

-Oh, salut ! Lucrécya Rincevent, c'est ça ? Tu étais à Serpentard, je me trompe ?

-Euh... ouais... marmonna la batteuse. 'Fin, c'est Flint, maintenant.

-Moi c'est Cho Chang ! J'étais à Serdaigle !

-Tu m'en diras tant.

Sans se formaliser du manque d'enthousiasme de l'Alpha, Cho désigna le jeune homme aux oreilles décollées qui l'accompagnait :

-Justin et moi on allait au pot des étudiants, dans le wagon restaurant, ça te dit de venir ?

L'oeil de Lucrécya s'alluma :

-Un pot ?

-Oui !

-Y'aura de quoi becqueter ?

Le garçon acquiesça :

-Oui.

-De salé ?

-Je suppose, oui.

La brunette se tourna vivement vers son compagnon de compartiment, et s'enthousiasma :

-T'entends ça Malefoy ? Y'a de quoi becqueter ! Et du salé !

Drago, sans relever son regard acier de son livre, soupira :

-Un pot avec Cho Chang et Justin Finch-Fletcher ? grimaça-t-il. Je passe mon tour.

Le dénommé Justin s'avança, et passa sa tête par la porte du compartiment :

-Oh, allez, Malefoy, je sais qu'on était pas dans la même maison, mais c'est de l'histoire ancienne, tout ça ! Ca n'a plus d'importance à présent !

-Tout à fait ! renchérit Cho. On est tous étudiants, maintenant, les vieilles rivalités entre Serdaigle, Poufsouffle et Serpentard, c'est derrière nous !

-Allez Malefoy ! insista Lucrécya. Z'ont du foutu salé !

Cho se tourna vers elle :

-Au fait, nous, on étudie à la Sorcièrebonne, à Paris. Et vous ?

-A la WoW, répondit Lulu.

Aussitôt eut-elle répondit ça que les deux nouveaux venus se figèrent. Ils échangèrent un bref regard, et réprimèrent un gloussement.

-Vous êtes tous les deux à la WoW University ?! répéta Justin, incrédule.

La batteuse opina du chef :

-Bah ouais, pourquoi ?

-Pour rien, répondit l'asiatique, en se mordant les lèvres pour ne pas rire.

Elle fit un pas en arrière, les yeux fuyants, et lança :

-Oh mais je viens de me rappeler : le pot a été annulé !

-En fait, il n'y en a jamais eu, je crois, renchérit Justin.

-C'est exact ! Et en plus on doit y aller, non ?

-Oh mais tu as raison, Cho, on a beaucoup de choses à faire. Beaucoup beaucoup. Et on doit les faire plus loin.

Et d'un coup de baguette, les étudiants de la Sorcierebonne refermèrent sèchement la porte du compartiment des deux ex-Serpentards.
Qui se regardèrent durant de longues secondes, stupéfaits.

-Y s'est passé quoi, là ?! articula la brunette.





Mes RPs du Moment !


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Welcome to Motel Alabama, avec Isaac O'Callaghan

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MessageSujet: Re: Le Poudlard Express sifflera trois fois   Dim 18 Oct 2015 - 11:10

Le roulis métallique de l’antique Poudlard Express s’amplifiait à mesure que la locomotive cahotait sur les rails. Le convoi filait et tanguait à la manière d’une longue vipère noire à travers les herbes hautes, fendant la brume matinale si commune à la campagne anglaise. Le train évita de justesse une vieille rombière moldue qui avait entrepris de traverser la voie à pas lents, les genoux tremblants et les mains crispées autour d’une canne de bois. L’engin poussa un sifflement strident qui fit bondir la grabataire, laquelle s’étala de tout son long dans une flaque de boue et leva au ciel un poing furibond. Cette interruption sonore eut malgré tout une vertu : celle de tirer de leur abrutissement deux passagers du train.

Les bras ballants, Rincevent fixait avec de grands yeux de chouette hébétée la porte en bois verni sculpté qu’on venait de lui claquer au visage :

-Non mais sérieux… bafouilla-t-elle. C’est quoi qui s’est passé ?

Drago ne prit pas le temps de faire remarquer à cette béotienne l’incohérence grammaticale de sa phrase. Et pour cause : il affichait la même expression pantoise que sa camarade. Ses sourcils se froncèrent sous l’effet de la colère et après quelques secondes d’hésitation, il déglutit lui aussi :

-Je viens de me faire moucher… par un poufsouffle ?!

-Mais… Mais c’est quoi qu’est-ce qui s’est passé quoi ?! lui répondit Lucrécya, sans sembler se lasser d’écorcher la langue anglaise.

-Par un poufsouffle ! répéta l’étudiant en Sciences Sociales Sorcières, sur un ton qui ne cachait pas son écœurement.

-Quoi ?! Mais… quoi ?!

-Un poufsouffle !

-Quoi ?!

Le livre d’économie gobeline que Drago tenait glissa de ses mains et le bruit le détourna quelques instants de son effarement. Il croisa la mine sévère du gobelin en couverture : une mine qui en disait long sur l’étendue de sa déchéance.

Une lueur meurtrière fusa aussitôt dans son regard bleu acier :

-Ça ne se passera pas comme ça. Annonça-t-il, s’étouffant presque de rage.

Il saisit sa baguette et se leva prestement, prêt à faire ravaler sa morgue à l’odieux Justin Finch-Fletchey et à sa collègue asiatique, quel que soit son nom. Il se heurta aussitôt à sa consœur :

-Attends !

-Attendre quoi, Rincevent ? répartit l’Alpha Alpha Alpha sans cesser de fusiller la porte du regard. Je te rappelle, au cas où tu n’aurais pas saisi la gravité de la situation, que je viens de me faire moucher… par un poufsouffle !

-Mais ça pourrait être pire ! répondit la batteuse en levant les mains pour l’empêcher de passer.

-Et comment diable pourrais-je tomber plus bas ?! En subissant la dépréciation d’un vulgaire elfe de maison ?!

A ce moment exact, la porte coulissa en grinçant. Un elfe ridé et endimanché, qui faisait voler devant lui un plateau débordant de coupes ciselées emplies de vin mousseux et de victuailles abondantes, apparut. Il stoppa net devant eux :

-Un rafraîchiss-…

La créature les toisa de bas en haut, le nez froncé :

-Ah oui. Lâcha-t-elle sur un ton pompeux. Le compartiment de la WoW University.

Sans plus de formalités, il referma la porte derrière lui d’un coup sec et s’en fut, laissant derrière lui un silence stupéfait. Rincevent leva un doigt indigné :

-Hey ! C’était du vin et du salé ! Ils nous ont menti !

-C’est inacceptable. s’étranglait Drago à ses côtés pour bien d’autres raisons.

-Je veux mon neveu ! s’offusqua la batteuse aux cheveux bruns. Ils veulent garder tout le salé pour eux !

-Oublie donc ton fichu salé, Rincevent. Cracha le blondinet hors de lui-même. Ce soir, nous dînons en enfer.

D’un coup de baguette, Drago ouvrit avec fracas la porte de son compartiment, dont la vitre se brisa sous la violence du sort. Les deux Alpha Alpha Alphas se mirent en devoir de remonter le couloir du Poudlard Express à la recherche de leurs dénigreurs, faisant claquer les portières qu’ils croisaient. Les cabines, vides de tout occupant, achevèrent de rendre l’ex-serpentard furieux. Poursuivant sa traque, le regard implacable, il donnait des coups secs de sa baguette, faisant sauter une à une les lampes du train en guise de piètre défouloir.

-Finch-Fletchey ! s’écria-t-il, le regard meurtrier. Misérable cloporte ! Tu as rendez-vous avec la mort !

-Ouais ! renchérit Rincevent à sa suite. Mais d’abord, où il est passé l’elfe de maison avec ses coupettes et son salé ?! J’ai faim !

Finalement, les deux parvinrent à la porte du wagon-restaurant, derrière laquelle, on pouvait deviner une dizaine de silhouettes murmurantes et rieuses. Un écriteau en lettres ensorcelées et mouvantes proclamait la tenue d’un pot inter-universités soi-disant ouvert à tous.

-Finch-Fletch-… entonna Drago.

La batteuse lui barra à nouveau le passage, subitement affolée :

-Attends !

-Quoi encore ?! siffla entre ses dents l’étudiant en Sciences Sociales Sorcières sans quitter des yeux ses futures victimes.

-On peut pas entrer comme ça ! l’avertit son amie en trépignant. Si on entre comme ça, ils nous fileront jamais nos coupettes !

-Je me fiche de tes coupettes de champagne bon marché, Rincevent ! répliqua sur un ton acide Drago avant d’annoncer, le regard noir. Je veux boire leur hémoglobine et leurs âmes…

-Mais les coupe-…

De l’autre côté de la porte en chêne, un cri détonnant s’éleva et interrompit leur rixe. Les deux étudiants se lancèrent une œillade interrogatrice… D’un air entendu, ils ouvrirent la porte. Huit personnes, de nationalité et d’accoutrement très différents, se tenaient là, et encadraient une jeune sorcière aux cheveux roux qui semblait inconsolable. Assise sur une chaise, cette dernière avait enfoui son visage dans ses mains et pleurait à chaudes larmes.

-C’est qui ceux-là ? demanda un homme anguleux et pâle, aux cheveux noir de jais, qui portait l’uniforme du MIT, le Magical Institute of Transylvania.

Cho Chang murmura quelque chose à son oreille et il grimaça un « ah » en regardant les deux nouveaux venus avec mépris.  

-Ha ! déclama d’un air théâtral Lucrécya en pointant un amas de plateau garnis déposés sur un ensemble de tables. Qu’est-ce que j’te disais, Malefoy ! Y’avait bien un pot avec du salé et on n’était pas invités !

-Invités à quoi ? renifla, non sans un certain toupet, Justin Finch-Fletchey.

-Au pot entre universités ! s’indigna Rincevent de plus belle.

-Quel pot entre universités ? répliqua avec célérité son interlocuteur.

-Celui qu’est marqué sur la porte ! rétorqua la batteuse en désignant le panneau derrière elle.

-Quelle porte ?

Rincevent se retourna et ouvrit grand la bouche de stupeur : la porte semblait s’être volatilisée. Furibonde, elle se retourna vers l’ex-poufsouffle qui masquait avec difficulté un ricanement moqueur.

-Si je peux me permettre, ça n’est pas le moment. Lança avec sévérité un des étudiants présents, qui arborait le prestigieux blason de l’université d’Hazarvard. L’heure est grave, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué.

-Disparue… fit une voix blanche à ses côtés.

Tous se tournèrent vers la sorcière rousse qui avait interrompu sa crise de larmes. La jeune femme hébétée semblait avoir vu un fantôme :

-Elle a disparu. Elle est morte. On ne la reverra plus. Murmura-t-elle, tremblant de tous ses membres.

-Qui a disparu ? demanda Drago, intrigué.

L’étudiante hoqueta et désigna quelque chose derrière elle, avant de retomber sur sa chaise, catatonique. Non sans appréhension, les deux Alpha Alpha Alphas firent quelques pas en direction de ce qu’elle montrait, les autres élèves s’écartant silencieusement sur leur passage. A quelques mètres du wagon restaurant, entre deux compartiments déserts, il y avait un amas de cendres.

Un amas humide et rouge sang.



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MessageSujet: Re: Le Poudlard Express sifflera trois fois   Sam 31 Oct 2015 - 14:35

-Alors ça c'pas banal... lâcha Lucrécya.

-Comme tu le dis, Rincevent, murmura son compagnon Alpha, à ses côtés. Comme tu le dis.

-Ça serait jamais arrivé, dans un des trains secrets qui mènent à Beauxbâtons, affirma la batteuse, la mine sombre.

Drago la dévisagea, étonné :

-Pourquoi donc ? Y a-t-il plus de sécurité ? Ou un sortilège anti-magie ? Ou bien soupçonnes-tu une défaillance du Poudlard Express ?

-Nah, c'est juste que les cheminots français de la Société Magique des Chemins de Fer sont de grosses feignasses tout le temps en grève. Donc on aurait même pas pu voyager. Donc ça serait jamais arrivé.

-Ah.

Un silence circonspect suivit cette annonce, sans que Lucrécya ne le remarque. Elle s'accroupit devant le tas de cendres étrange, plongea son index dedans... et le rapporta vers ses lèvres. Mais avant qu'elle n'eut le temps de faire quoique ce soit, Drago lui écarta le bras d'autorité :

-Mais que diable fais-tu donc ?! s'offusqua-t-il, le visage tordu par une grimace de dégoût.

-Ben, je goûte ! fit Lulu, en se relevant.

-Pourquoi ?!

-Ben, chais pô... Ils font toujours ça dans les picturines des ''Experts : Godric's Hollow'' !

Drago eut l'air particulièrement blasé :

-C'est une fiction, Rincevent, une fiction ! A toi, à quoi t'aurais servi de goûter des cendres visiblement ensanglantées ?!

La batteuse haussa les épaules :

-Chais pô. J'voulais voir si c'était salé, avoua-t-elle.

Drago secoua la tête de dépit, puis ses yeux se posèrent à nouveau sur l'étrange tas. Son front se plissa légèrement, et ses pupilles se figèrent, concentrées. Lulu esquissa un bref sourire, et se tourna vers les autres étudiants, qui les avaient suivis, silencieux.

-Ah ah, j'connais cette tête là ! clama-t-elle. Il réflexionne à fond les balais ! Z'allez voir, les blaireaux : il va trouver l'explication en deux secondes chrono !

Quelques rires mesquins et autres ricanements s'éleva de l'assemblée.

-Oui , bien sûr, un étudiant de la WoW va résoudre ce mystère, évidemment, ironisa le pâle étudiant du MIT, en levant le menton.

Drago lui assena un regard assassin, et croisa les bras :

-Tout cela ne m’intéresse en aucun cas, mais sache qu'il n'y a aucun mystère que mon intellect supérieur ne puisse résoudre !

-Et c'est avec ton intellect supérieur que tu as choisi la WoW University ? pouffa Justin.

Malefoy se crispa, tandis que ses lèvres soudain blêmes de rage et de dégoût formaient silencieusement le mot « Poufsouffle ».

-Toi et ta petite-amie, retournez dans votre compartiment, et laissez les adultes régler tout ça ! articula d'air terriblement condescendant le crétin gominé, engoncé dans son blazer aux couleurs d'Hazarvard.

Piquée au vif, Lucrécya dégaina sa batte, et la pointa sur le crétin en question :

-Ouais, eh ben on est p't'être ben à la WoW mais on est vachtement malins quand même ! OUAIS ! MEME QUE LES ETUDIANTS DE LA WOW C'EST LES PLUS MIEUX D'ABORD !

-Seigneur, Rincevent, tu ne nous aides pas, là, soupira Drago, blasé.

Il croisa les bras, et toisa le snob d'Hazarvard avec un mépris non dissimulé :

-Cependant, malgré ses lacunes grammaticales évidentes, Rincevent n'a pas tout à fait tort.

-Ouais ! s'enflamma Lulu.

-J'ai choisi la WoW et sa fraternité la plus prestigieuse par tradition familiale uniquement, et cela ne remet aucunement en cause mon intelligence ! Intelligence supérieure à celle de quiconque dans ce train en perdition.

-Ouais !!

-Et je vais vous le prouver.

-Ouais, comme qu'il dit !!! On est rudement finauds, et y'a aucune disparition qu'on ne puissasse résolver ! renchérit Lulu en hochant exagérément la tête. Et qu'on va vous prouvasser tout ça !

Drago leva les yeux au ciel, et, ignorant les rires étouffés et autres moqueries sur son passage, il fendit la foule. Il entra à nouveau dans le wagon-restaurant, et se rapprocha de la rouquine blême, effondrée sur sa chaise.

-Toi, là, que s'est-il passé exactement ? Donne-moi tous les détails.

La malheureuse posa ses yeux arrondis par la stupeur sur le blondinet :

-Oh... Je... j'étais avec Rosemary, commença-t-elle d'une voix blanche. On marchait ensemble dans le couloir pour venir au pot des étudiants, et...

-AHAH ! C'était donc ça ! Il y avait bien un pot ! s'exclama Lulu, outrée. Un pot, avec des coupettes ! Et du salé, je parie !

Drago la fit taire d'un simple regard, et la rousse reprit :

-Rosemary était très agitée, je ne savais pas pourquoi, comme si elle avait peur ou qu'elle s'attendait à ce qui lui arrive quelque chose. Je lui ai demandé ce qu'elle avait, j'ai tourné la tête, et... et...

Sa voix se brisa en un sanglot :

-...et elle s'était transformée en cendres !

Elle s'effondra, et enfouit son visage entre ses longs doigts pâles.

-Je vois, dit sobrement Drago.

Il se redressa, se frotta le menton quelques secondes, puis hocha la tête en prenant une mine experte.

-Pas besoin d'en savoir plus, le dénouement de cette mascarade me semble des plus évidents : c'est un suicide.

Un murmure incrédule parcourut l'attroupement.

-Un suicide, répéta Lucrécya en levant un sourcil.

-Un suicide par combustion spontanée. Élémentaire, ma chère Rincevent.

-Ah ben oui c'est logique, admit la batteuse.

Elle se gratta le sommet du crâne. Contrairement à ce qu'elle venait de dire, elle ne trouvait pas la moindre logique là dedans... mais après tout, Malefoy était plus malin qu'elle. Il savait réflexionner et résolver des trucs et des machins, et des... des bidules, là. Donc il devait savoir ce qu'il disait.
En tout cas, quoiqu'il en soit, il semblait très fier de lui :

-Voilà, j'ai résolu le mystère. Donc ça n'arrivera plus jamais. Jamais, jamais, ja...

Un cri effroyable s'éleva derrière lui. Tous se retournèrent, et purent voir Justin Finch-Fletchey pointer son index grassouillet sur un tas de cendres recouvert de sang frais :

-CHO ! C'EST CHO ! cria-t-il, transi d'horreur.

Alors que tous se figeaient de surprise et d'effroi, l'étudiant d'Hazarvard se tourna vers Drago et esquissa le sourire en coin le plus agaçant du monde :

-Jamais ? ironisa-t-il.





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MessageSujet: Re: Le Poudlard Express sifflera trois fois   Ven 6 Nov 2015 - 16:26

-Non...

Justin Finch-Fletchey s'était agenouillé à quelques centimètres de ce qu'il restait de Cho Chang et considérait le tas de cendres qu'elle était devenue avec une expression de pure horreur sur le visage :

-Cho ! appela-t-il, sans grand espoir de réponse, avant de lever théâtralement les bras au plafond. Cho ! Non !

-Oh, pour l'amour du ciel, un peu de dignité, ce n'était qu'une ex-serdaigle sans aucun charisme ni talent...

Tous se tournèrent, la bouche bée, vers Drago. Ce dernier s'était approché du banquet et détaillait d'un regard méprisant le stock de spiritueux à disposition. Alors que l'elfe de maison de service passait devant lui, un plateau dans les mains, il saisit une bouteille de vin de sureau et s'en servit lentement quelques gouttes avant de le porter à ses lèvres. Il fronça le nez et déposa son verre. Ses manières ne semblèrent pas plaire à l'étudiant blafard du MIT :

-Comment oses-tu dire ça ? Une personne vient d'être réduite en cendres !

-Est-ce ma faute si la malheureuse a voulu attenter à sa vie ?

-Comment ça ? Tu as bien vu comme moi ce qui est arrivé ! Il faut être fou pour croire à l'hypothèse du suicide !

-Non seulement j'y crois, mais je n'en vois pas d'autres.

Malgré la stupeur générale, Drago soutint le regard de son interlocuteur sans ciller. Ce fut sans compter l'intervention d'une voix aussi éraillée que peu discrète :

-Psst... Psst...

Drago l'ignora et l'interpellation se fit plus insistante :

-PSST !

Une main agrippa son bras et il fut bien forcé d'y prêter attention : Rincevent ne semblait pas plus convaincue par son verdict.

-Dis donc, Malefoy... t'es sûr de ce que tu dis ? chuchota-t-elle.

-Bien évidemment, Rincevent. affirma le blondinet à voix haute. Sans l'ombre d'un doute, nous avons devant nous un double suicide.

Une rumeur navrée accueillit cette affirmation et la batteuse le tira un peu plus à l'écart des autres sorciers :

-Mais... quand on se suicide, c'est qu'on se tue tout seul, non ?

-Exactement.

Les sourcils froncés, Lucrécya étudia, la mine circonspecte le tas de cendres visqueux qui trônait au milieu du wagon-restaurant. A l'évidence, il ne s'agissait pas là des méthodes qu'affectionnaient les suicidaires. Les rouages du cerveau de l'étudiante de Sports Sorciers se mirent lentement en branle, ce qui n'était pas courant.

-Mais... mais...

Drago leva les yeux au ciel de dépit. S'il ne voulait pas que la batteuse fasse une syncope à force d'efforts mentaux, il allait devoir lui exposer son plan. Il lança un rapide coup d’œil aux huit étudiants derrière eux. Tous s'étaient agglutinés autour des restes de la chinoise et échangeaient dans un murmure divers postulats qui auraient pu expliquer son trépas. Le moment idéal pour parler sans être inquiété. Il tira Rincevent vers le buffet, que l'elfe de maison ordonnait sans mot dire, et lui tendit une assiette remplie de petits-fours feuilletés.

-Puisque tu ne sembles pas voir où je veux en venir, je vais devoir te mettre dans la confidence. souffla-t-il. Cette hypothèse du suicide n'est qu'un leurre.

Rincevent, qui avait fourré quelques biscuits dans sa bouche et les mâchonnait pensivement, ouvrit grands les yeux à cette révélation :

-Ah, ouais... murmura-t-elle. Un leurre... Classe...

Après quelques secondes durant lesquelles la jeune femme avait hoché la tête, méditative, elle se rapprocha subrepticement de lui :

-Ça veut dire quoi un "leurre" ?

Drago se figea l'espace d'un instant, mais finit par dominer sa colère et par reprendre le cours de la conversation :

-Cela veut dire, Rincevent, que je ne crois bien évidemment pas que lesdites Cho et Rosemary se soient suicidées. J'ai avancé ce postulat pour deux bonnes raisons. La première, c'est qu'en tant qu'étudiants de la WoW, nous ne sommes pas en odeur de sainteté ici. Nos convives nous croient idiots et la prudence exige que nous les laissions croire qu'il en est réellement ainsi. La deuxième...

Il vérifia à nouveau que nul ne les épiait :

-La deuxième... reprit-il. C'est que je suis convaincu qu'il s'agit là de meurtres perpétrés par un maniaque ayant un grand sens de la mise en scène. Cette personne pense que nous sommes des marionnettes à sa merci. En suggérant la thèse du suicide, je dépossède l'assassin de son contrôle sur la situation et je le force à se compromettre.

-Ah ouais... Classe... Classe... répéta Lucrécya, le regard sombre et complice, en mordant dans un crackers.

A nouveau, elle se perdit dans ses pensées quelques instants avant de relever la tête :

-Ça veut dire quoi "comp-"...

-Je ne compte pas perdre plus de temps à te faire des cours de vocabulaire. asséna sèchement l'Alpha Alpha Alpha. Je viens de t'expliquer le piège que j'ai tendu à l'assassin : en émettant mon hypothèse, j'ai soigneusement observé les mimiques de nos interlocuteurs.

-Et ?

Drago détourna brièvement le regard, en proie à la contrariété :

-Aucun n'a réagi. souffla-t-il.

-Quoi ? postillonna Rincevent. Alors ça veut dire que...

-Qu'il n'y a qu'un seul coupable possible.

Drago pointa brusquement sa baguette sur l'elfe :

-Repulso ! ordonna-t-il.

La créature fut projetée contre le mur du wagon restaurant à la surprise générale. Après avoir regardé le serviteur glisser lentement le long de la paroi, tous se tournèrent vers eux en quête d'explications :

-C'EST L'ELFE QU'A FAIT LE COUP ! BUTONS-LE !!! hurla précipitamment Lucrécya en levant bien haut sa batte de Quidditch.

Sans plus attendre, elle poussa un cri meurtrier et se jeta sur le misérable avorton qui tenta de se défendre comme il le pouvait, en clamant à grands cris son innocence. Des dents et du sang jaillirent de tous côtés de la pièce, en tachant les habits de l'assistance, qui recula, dégoûtée. En fin de compte, l'elfe fut envoyé la tête la première hors du train, dans un grand éclat de verre et tomba, inconscient, au fond d'un précipice.

Drago croisa les bras avec satisfaction :

-C.Q.F.D.

Les personnes présentes, qui n'avaient pas cessé de hurler leur désapprobation pendant le passage à tabac se turent brusquement et il se retourna vers elles :

-Lorsque vous avez éliminé l’impossible, commença-t-il en se regardant les ongles avec prétention. Ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité. La fête peut à présent...

Il se tut à son tour : deux nouveaux étudiants manquaient dans l'assistance coite. En lieu et place des représentants des étudiants du MIT gisaient deux tas de cendres sanglants. Une main agrippa à nouveau son avant-bras :

-Psst... Psst...

-Oui Rincevent, je t'entends. grinça Drago.

-Ça te dirait pas qu'on se tire avec les coupettes et le salé ? souffla Rincevent. J'veux pas dire mais, on dirait bien que c'était pas l'elfe...

-A l'évidence non, Rincevent. répliqua Drago en haussant la voix. Ce qui ne veut dire qu'une chose.

Il toisa avec méfiance les six inconnus devant eux :

-Le meurtrier est parmi nous. Ici même. Dans cette pièce.



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MessageSujet: Re: Le Poudlard Express sifflera trois fois   Mer 11 Nov 2015 - 8:31

Lucrécya fronça les sourcils.

-J'savais que c'était du n'importe nawak, ton affaire, là. Ils pouvaient pas s'être auto-suicidés par elfe de maison, ça tenait que d'alle !

Drago secoua la tête :

-Je n'ai jamais parlé d'une telle inept...

-TUT TUT TUT ! T'as tout foiré, c'est à mon tour d'utilisationner ma cervelle ! Et je te dis que le meurtrier... EST PARMI NOUS ! En ce moment même ! Dans cette pièce !

-C'est exactement la conclusion à laquelle je viens à peine de...

-Tut tut tut ! Mon tour, que j'ai dit !

Elle bouscula le blondinet, et se ficha devant les six étudiants restants. Ils étaient tous pâles ou agités, et ne cessaient de fixer en coin les amas de cendres ensanglantées, qui jonchaient ça et là le sol. A l'évidence, c'était un comportement très suspect... ou pas en fait. Elle n'était pas sûre. Non, c'est vrai, à la réflexion, c'était pas louche du tout, d'avoir peur de se cendronniser dans un train en plein trajet. Elle-même n'était pas certaine d'avoir envie de finir comme ça : y'avait quand même plus glorieux comme fin ! Donc si on suivait la logique, le suspect serait forcément celui qui n'avait pas peur.

Sauf qu'ils avaient tous l'air d'avoir peur. Et chiottes. Dire que Lucrécya voulait résoudre cette enquête au plus vite, histoire de pouvoir se ruer sur le buffet salé et les coupettes de champagne ! Surtout qu'avec les gus qu'avaient clamsé, ça en faisait plus pour elle. Et Dieu savait qu'elle avait besoin de coupettes en ce moment. De champagne ou de quoique ce soit.

Ne se laissant pas démonter, Lulu mit ses mains derrière son dos. Elle marcha lentement devant les six suspects, en les passant en revue :

-Blaise Zabini... Justin Poufsouffle-Fletchey...

-Finch-Fletchey, lui souffla l'étudiant aux oreilles décollées.

-Demelza Robins.. reprit Lucrécya sans l'écouter. Roger Davies... Padma Patil...

-Parvati Patil ! Padma c'est ma sœur jumelle.

-Ouais ok, Pardmati Patil, et...

Lulu stoppa devant la dernière étudiante, la rouquine qui pleurait plus tôt, et fronça les sourcils.

-T'es qui toi ?

-Susan Bones, fit la malheureuse, qui tremblait de tout son corps.

-Non, ça me dit rien. T'étais à Poudlard ?

-J'étais à Poufsouffle ! s'insurgea la malheureuse.

-Ouais, c'est ce qu'on dit.

-Un jour tu m'as plongé la tête dans les toilettes de Mimi Geignarde !

La batteuse haussa les épaules.

-Je faisais ça à tout le monde. Enfin, à tous les Poufsouffles.

-Et tu m'as fait croire que tu allais me montrer une fleur chanteuse hyper rare dans les serres de botanique, et tu m'as jeté dans des filets du diable sauvages à la place !

-M'en rappelle pas.

Susan, secouée, reprit :

-Et tu m'as attaqué avec une arbalète un jour parce que j'ai refusé de te donner mon sandwich ! Je suis resté deux mois dans le coma, et j'ai failli rater mes exams de fin d'année !

-Tu m'en diras tant, lâcha Lulu en bâillant. Bon, on s'en fout, je reprends : Blaise Zabini, Justin Finch-Poufsouffle, Demelza Robins, Roger Davies, Parvati Patil... et... Susan Boyle.

-BONES !

-Ouais, ouais. L'un de vous... EST LE MEURTRIER DU POUDLARD EXPRESS !

Mais l'annonce n'eut pas l'effet escompté : les six étudiants eurent l'air plus blasés qu'effrayés. Et, très vite, ils commencèrent à s'insurger :

-Et pourquoi l'un de nous ? cracha Roger Davies, le gominé de Hazarvard, en croisant les bras.

-Exact ! Pourquoi pas toi, l'allumée de la batte de quidditch ? persifla l'indienne Parvati.

-Ou monsieur « J'en ai rien à faire que des gens soient morts tant que je peux m'enfiler des verres de vin gratuits » ? insinua Justin.

Lucrécya se retourna, et considéra Drago, qui plongeait ses lèvres dans une coupette de vin.

-Malefoy !!! s'exclama Lulu, fâchée.

-Quoi ? fit-il.

-Fais pas le con ! Laisse-m'en un peu !

Elle tourna à nouveau la tête, et réalisa que les six suspects la fixaient méchamment.

-Ben quoi ? Un buffet gratis c'est un buffet gratis, non ? couina-t-elle, en rentrant son cou entre ses épaules. Et ça prouve que d'alle, parce que nous, on a un WALIBI !

-Un alibi, Rincevent, fit la voix traînante de Malefoy derrière elle.

-UN ALIBI ! se reprit la batteuse, sans se démonter. Parce que quand le premier pequenot s'est fait cendrinisé, on était même pas avec, on était ici, dans le wagon-restaurant !

-Comme nous, fit remarquer Blaise Zabini, les yeux noirs.

-Ah, c'est exact. Euh, attendez un moment, je vais réflexionner un peu.

Lulu s'éloigna de quelques pas, et ferma les yeux. Elle posa ses mains sur ses tempes, et entreprit de les masser pour réussir à faire fonctionner ses neurones plus vite. Il en allait de sa réputation, il en allait de la réputation des étudiants de la WoW University, et surtout, il en allait des coupettes de champagne dont elle ressentait de plus en plus le besoin. Et le salé pour faire descendre tout ça, évidemment.

Voyons, qu'est-ce qu'on avait là... Déjà, tous les morts étaient, comme de par hasard, des anciens de Poudlard. Tout comme les suspects, comme de par hasard. Tout comme Malefoy et elle. Comme de par hasard. Et si on réfléchissait bien, ils étaient tous dans un Poudlard Express en route vers Poudlard. Hasard ? Elle ne pensait pas, non. Ou si ? Elle n'était pas sûre. Raaah qu'est-ce qu'elle aurait pas donné pour avoir le super-cerveau de Mali, ou celui un peu moins super mais toujours mieux que le sien de Malefoy !

Bon, oublions qu'ils étaient tous des anciens de Poudlard qui allaient à Poudlard. Il fallait penser autrement. Comme disait l'Inspecteur Derreck dans cette picturine allemande pour vieilles ménagères : lorsqu'on n'a pas le pourquoi des conséquences, faut réfléchir au pourquoi des causes. Et en général, il ponctuait sa phrase par un petit somme, renversé sur sa chaise, un journal sur le visage.

Or, Lulu n'avait pas de journal à sa disposition, ni même de chaise pour faire la sieste. Donc elle allait devoir réfléchir à froid.

Par exemple, être pâle, agité, et stressé à l'idée que ses copains soient clamsés, et à l'idée qu'on était peut-être le prochain, était totalement normal. Ce qui n'aurait pas été normal aurait été de rester froid et indifférent... ce qu'aucun des suspects n'avait fait.
Parce que quand on était un meurtrier capable de mettre des morts en scène comme ça, fallait être rudement finaud. Et lorsqu'on était rudement finaud, on savait en général rudement bien jouer la comédie. Mais oui ! MAIS OUI !

Donc le coupable était celui qui jouait le mieux !

Donc, c'était celui qui avait l'air le plus attristé et le plus affligé de tous !

Et qui était la personne la plus visiblement perturbée, dans ce wagon ? Qui avait l'air plus triste que tous les autres réunis ?! Et qui, comme de par hasard, avait été présente lors du premier assassinat ???

Lucrécya ouvrit des yeux ronds :

-Susan Boyle ! s'exclama-t-elle. Euh... Bones !!!

Heureuse d'avoir résolu l'affaire par la seule force de son esprit visiblement supérieur, Lucrécya bomba le torse et se rapprocha des suspects qui, en cercle, murmuraient entre eux, le visage fermé. Elle prit Séraphine en main, pointa un doigt accusateur sur le groupe, et hurla de sa voix éraillée :

-J'VOUS LE FOUS DANS LE MILLE, BANDE DE NAZES : LA COUPABLE, C'EST SUSAN BONES ET ELLE VA TATER DE MA BATTE POUR LA FAIRE AVOUER !!!

Les étudiants relevèrent la tête, et dévisagèrent avec dépit Lucrécya. Qui articula :

-Bah quoi ? Elle est où, la Susan ?

Ils firent d'un même mouvement un pas en arrière, et pointèrent à terre quelque chose. Qui se révéla être un tas de cendres visqueux, que Lulu considéra avec des yeux ronds, les bras ballants.

-Ah, oui, badina la voix de Drago à son oreille. Tu ne l'as sans doute pas remarqué puisque cela fait plus de vingt minutes que tu as les yeux fermés et le visage empourpré sous l'effort d'une inhabituelle réflexion... mais Susan Bones est à son tour tombée en cendres.





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MessageSujet: Re: Le Poudlard Express sifflera trois fois   Mar 24 Nov 2015 - 17:38

Le Poudlard Express poursuivait inlassablement sa route à travers la lande humide. Les nuages s'amassaient de plus en plus au-dessus de la locomotive et des gouttes de pluie glacées tambourinaient les vitres opaques des wagons. A l'intérieur, l'ambiance festive des débuts avait laissé place à une inquiétude croissante et tous se tenaient dans le plus parfait mutisme, anxieux quant aux évènements à venir. Personne n'osait bouger. La respiration même des personnes présentes se faisait plus rare, plus saccadée, comme si chacun craignait qu'un mouvement maladroit n'abatte le mauvais œil sur sa personne.

Une ambiance conviviale et chaleureuse digne des meilleurs Noëls au manoir Malefoy, pensa Drago.

Lui- même n'en menait pas large, quand bien même cela ne se lisait pas sur son visage, impassible, comme à l'accoutumée. Quelqu'un, dont les motifs étaient inexplicables, avait décidé de les supprimer un à un et à moins qu'ils ne le trouvent, ils seraient décimés, réduits en cendres, jusqu'au dernier, avant même d'avoir pu revoir Poudlard. Cependant, malgré la peur évidente d'être le prochain sur la liste, l'Alpha Alpha Alpha ne pouvait s'empêcher de ressentir une pointe d'excitation. La mort était dans ce wagon, quasiment palpable. Le couperet allait s'abattre sur l'un d'eux, infaillible, au moment où ils s'y attendraient le moins et il lui appartenait de stopper cela, si, bien sûr, il le pouvait.

Pour l'heure, l'assassin avait œuvré avec brio : Drago n'estimait aucune des personnes tuées. ll pouvait même dire qu'il n'en avait cure : qu'avait-il à faire d'une ex-serdaigle asiatique et sans saveur ? D'une ex-poufsouffle larmoyante ? D'une ex-gryffondor au nom tellement mièvre qu'il s'en était désintéressé sitôt qu'il l'avait entendu ? Non, ces personnes étaient bien mieux là où elles étaient désormais : à alimenter le feu éternel de l'enfer, comme de vulgaires bûches qu'elles étaient...

Oui, l'ex-serpentard applaudissait intérieurement le travail de sape de ce mystérieux meurtrier... tant qu'il ne touchait pas à l'un de ses propres cheveux. Il savait pertinemment que ces pensées pouvaient lui être reprochées. Il aurait probablement été réprimandé par Malicia, ou même Flint, si ils avaient été présents et si ce dernier n'avait pas eu de magazine de quidditch pour le distraire. Fort heureusement, ils n'étaient pas là, et Rincevent, quant à elle, ruminait l'échec de sa dernière déduction en faisant un sort aux petits-fours, la gueule renfrognée et les pieds se balançant du haut du tabouret sur lequel elle s'était juchée. Drago pouvait donc se délecter à loisir de cette ambiance macabre et du visage tendu de ses congénères.

Son regard insensible glissa sur les cinq suspects qui étaient assis devant lui. Il joignit les mains derrière son dos et passa lentement devant eux avant de prendre la parole :

- Vous serez ravis d'apprendre que l'étau se resserre.

-Pourquoi ? T'as trouvé celui qui essaye de nous zigouiller ? demanda Justin Finch-Fletchey, sur un ton légèrement ironique.

-Non. répondit Drago en jetant un coup d'œil au paysage morne qui défilait au dehors. Mais sachez que le plan de notre assassin a une faille.

-Qu...quelle faille ? Demanda Parvati Patil, qui pâlissait à vue d'œil, probablement à l'idée de sa mort imminente.

Un sourire cruel passa furtivement sur le visage de l'Alpha :

-A force de tuer sans relâche et avec une telle efficacité, il ne restera bientôt plus que lui.

Un silence médusé suivit cette remarque sarcastique et Parvati fondit en larmes, rapidement consolée par Demelza Robins, qui passa un bras compatissant autour de ses épaules.

-Ce qui veut dire qu'il te tuera toi aussi ! lança Roger Davies, lui aussi moins assuré qu'auparavant.

Drago haussa les épaules, désinvolte :

-Je ne pense pas que mon heure soit venue. L'assassin semble favoriser les femmes. Peut-être tuera-t-il Robins, ici présente, ou s'il a un fond de bonté, Patil, pour nous débarrasser de ses geignements incessants....

Parvati se remit à pleurer comme une madeleine, et tous jetèrent un regard désapprobateur à l'Alpha.

-Hey ! Mais moi aussi, j'suis une femme ! se rendit brusquement compte Lucrécya, les yeux grand ouverts et des craquelins plein la bouche.

Drago la toisa de bas en haut avec dégout:

-En es-tu vraiment sûre, Rincevent ?

La batteuse se désigna :

-Bien sûr que j'suis sûre ! J'ai un soutif, et il est assorti au reste !

Le blondinet fronça le nez :

-Mon grand-oncle Armand également.

La jeune femme ne releva pas et se rapprocha de lui :

-Tu crois que j'pourrais être la prochaine ? souffla-t-elle en lui tirant la manche.

Une lueur d'inquiétude fusa dans les yeux de l'attrapeur :

-C'est une possibilité. finit-il par admettre.

-Alors qu'est-ce qu'on attends pour trouver le coupable ?! vitupéra la jeune femme. Faut continuer d'interroger ces gars, Malefoy, et qu'ça saute !

-Soit. soupira Drago.

Tous deux se tournèrent vers leurs suspects, et se mirent à arpenter le wagon, Drago en tête, se frottant le menton, pensif et Rincevent, quelques pas en arrière, la foulée assurée et le regard méfiant à l'extrême.

-Nous avons donc, ici présents, Roger Davies, ancien capitaine de l'équipe de Serdaigle et couard patenté...

Lucrécya se pencha vers l'individu, qui était pétrifié par l'angoisse :

-C'est toi qu'a fait le coup ? !

-Demelza Robins, ex-poursuiveuse de Gryffondor sans talent...

Rincevent l'agrippa aussitôt par le col :

-Non ! C'est toi !

- Je suis innocente ! se défendit Demelza, apeurée.

-Parvati Patil, pleureuse de son état... continua d'énoncer Drago.

-C'est louche comme prénom, Spaghetti ! Avoue que c'est toi ! aboya la batteuse.

Parvati se remit à pleurer et Drago leva les yeux au ciel :

-Blaise Zabini, un de mes estimés amis. Avant, bien sûr, qu'il ne rejoigne le club de ce navrant professeur Slughorne ... reprit-il, non sans jalousie.

-Malefoy, inutile de gâcher cet interrogatoire par quelques... broutilles remarques... bafouilla ce dernier, qui transpirait à grosses gouttes.

- C'est toi ! J'suis sûre que c'est toi !!! accusa avec véhémence Lucrécya.

-Et... c'est tout. conclut Drago en croisant les bras.

-Et moi ? demanda Finch-Fletchey, qui était assis entre les deux filles, et devant lequel l'Alpha était passé sans même se retourner.

Le blondinet le considéra avec froideur.

-Toi ?

-J'étais là aussi non ? siffla Justin.

-Certes, mais tu es un poufsouffle. Cela te discrédite d'office.

De la colère fusa dans le regard de son interlocuteur :

-Et qu'est-ce qui te fait dire que...

-Nous disions donc Roger Davies, Demelza Robins, Parvati Patil et... Blaise Zabini.

Drago saisit une assiette de petits-fours et la plaqua sous le nez de son ancien camarade :

-Un peu de "salé" ? proposa-t-il avec mépris.

Zabini pâlit ostensiblement :

-Je... n'ai pas très faim.

Lucrécya tira Drago à parti :

-C'est lui, Malefoy ! C'est Zabini qu'a fait l'coup ! C'est mon nain Tuition qui le dit ! Faut être taré pour refuser du salé ! chuchota-t-elle.

-Je vous entends ! Et je suis innocent comme le kelpy qui vient de naître ! fit remarquer Blaise, le regard fuyant.

Drago poursuivit sa concertation avec la batteuse :

-Cela me coûte de l'avouer mais je ne crois pas en la culpabilité de Zabini. Après tout, il a fait parti de mes amis et ce cercle était très prestigieux.

Un silence suivit cette remarque.

-J'sais pas trop ce que "prestigieux" veut dire mais... commença Rincevent, un œil plus ouvert que l'autre. Y'avait pas Crabbe et Goyle dans ton cercle ?

Drago plissa les yeux sans mot dire et son ancien "ami" Blaise Zabini en profita pour se rapprocher de Roger Davies :

-Pourquoi on laisse ces demeurés de la WoW enquêter sur nous comme ils le veulent ?

Une rumeur approbatrice s'éleva du rang des accusés et l'Alpha se retourna vers Rincevent :

-Tu as raison. reprit-il sur un ton cinglant, le regard courroucé. C'est Zabini. Passons-le à tabac.

-AAH !

Tous s'écartèrent brusquement de leurs chaises. Un silence de mort s'abattit dans le wagon alors que les regards convergeaient vers un nouveau tas ensanglanté qui gisait sur le sol. Un tas qui remplaçait désormais Demelza Robins.

-Vous voyez ? Une fille. Lâcha, non sans une certaine satisfaction, Drago.

-Demelza ! s'écria Patil avant de fondre en larmes.

-Oh mon dieu ! Elle est morte ! hurla Roger Davies.

-On va tous mourir ici ! Tous ! Comme des chiens ! s'écria Blaise Zabini.

Il prit les jambes à son cou et se précipita hors du wagon. Lucrécya pointa aussitôt dans sa direction :

-C'est Zabini le traître !

-Il s'est enfui ! hurla Parvati, les joues baignées de larmes.

Le sang de Drago ne fit qu'un tour et il saisit sa baguette :

-Halte ! Traître ! Félon !

Lui et Lucrécya se lancèrent à la poursuite de l'ex-serpentard qui se ruait dans le long couloir qui menait à la locomotive. L'engin cahotait à pleine vitesse, secouant les wagons, et les deux enquêteurs avaient toutes les peines du monde à rattraper le fugitif.

-Incarcerem ! lança Rincevent.

-Periculo Pugno ! rugit Drago.

Zabini, qui courait comme s'il avait le diable en personne à ses trousses, se retourna pour leur administrer une salve de sorts pétrifiants. Par chance, il les manqua de justesse et reprit sa course en jurant.

-Subcingulus ! s'écrièrent les deux Alphas en chœur.

Leur sort frappa de plein fouet le fuyard qui s'écroula à terre. Drago et Lucrécya se précipitèrent sur lui :

-Parle ! Pourquoi les as-tu tuées ? intima le blondinet.

-Ouais ! Et pourquoi t'as pas pris du salé ? renchérit la brunette.

Un cri effroyable leur répondit et sous leurs yeux effarés, Blaise Zabini se consuma, avant de se désagréger à leurs pieds. Stupéfaits, les deux Alphas se jetèrent un regard mêlé de crainte et d'angoisse.



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MessageSujet: Re: Le Poudlard Express sifflera trois fois   Mar 8 Déc 2015 - 11:38

Le train siffla dans le cliquetis des rails, et le bruit résonna un moment au dessus de la tête de Lucrécya sans qu'elle ne s'en rende réellement compte.

Elle était décontenancée. Non, c'était plus que ça : elle était choquée. Et étrangement transie de froid, d'un seul coup. Comme si au fond d'elle, elle avait voulu croire que toute cette histoire n'était qu'une mauvaise blague qui allait finir à un moment ou à un autre... sauf qu'elle réalisait que non. Elle se pencha sur l'étrange tas de cendres qui avait été quelques secondes plus tôt un être vivant, et elle frissonna. Elle revoyait le visage tordu par la panique de Zabini. Elle avait cru qu'il s'agissait là de la preuve de sa culpabilité... mais elle comprenait à présent ce qu'il avait ressenti : la terreur de l'impuissance, face à la mort certaine.

Lulu se renfrogna. Il ne lui restait qu'une seule chose à faire à présent.
Elle fit vivement volte-face, et se redirigea à grandes enjambées vers le wagon-restaurant.

-Que fais-tu ? s'étonna Drago, plus pâle que d'habitude.

-J'vais boire.

Le blondinet ne répondit rien. Il ne tenta ni de l'en dissuader, ni de la suivre, ce que la batteuse apprécia grandement. En traînant des pieds, elle passa devant Patil qui sanglotait recroquevillée sur le sol, devant un Finch-Poufsouffle au teint verdâtre qui semblait à deux doigt de vomir, et devant Roger Davies qui, les mains sur les joues, ne cessait de pousser des cris aigus digne d'une fillette. Elle ne leur adressa pas le moindre regard, et entra dans le wagon sans porte où avait été prévu le pot inter-fraternité. Lulu se jucha sur un tabouret haut, et, d'un coup de baguette, elle attira à elle toutes les coupettes de vin mousseux des environs. Quitte à mourir, autant être dans un état second. Ça l'empêcherait de passer ses derniers instants à ressasser à quel point cette fin était pathétique, à quel point sa vie partait en couilles, et à quel point cette fin pathétique était finalement parfaite pour sa vie partie en couilles.
Elle se vida une coupette dans le gosier, puis une deuxième. Puis une troisième. A la quatrième, cependant, elle grimaça :

-Bordel, y'a quequ'chose qui va pas !

Elle agrippa une des bouteilles que feu l'Elfe de Maison coupable-mais-pas-tant-que-ça-en-fait avait versé plus tôt dans les verres, et grinça :

-Champogny sans alcool : bonne chance pour que votre fête décolle ! lut-elle.

Elle balança avec colère la bouteille vide, qui alla se briser avec fracas sur la moquette pourpre élimée du compartiment. Y'avait pas de quoi enivrer un nouveau né avec cette saloperie. Rah, c'était bien un truc de Poudlard, ça, de prévoir des coupettes mais sans le côté fun. Ca serait quoi la suite ? Des petits fours mais pas salé ?!

Machinalement, elle agrippa une poignée de bouchées disposées sur un plateau en argent, les fourra tous dans la bouche.., et les recracha d'un coup, en criant :

-Putain de foutredieu de bordel de meeeerde !

Elle se renfrogna. Bon, si l'option murge n'était plus possible, si le gavage boulimique spécial déprime lui était refusé, il fallait trouver autre chose. Et peut-être commencer à réfléchir correctement aux événements. Même pour quelqu'un de pas malin comme elle, c'était possible : après tout elle avait vu un bon nombre d'épisodes des Experts : Godric's Hollow ! Et même certains de Hawaï : Aurors d'Etat !

Elle ferma les yeux, et tenta de se remémorer toutes les picturines policières qu'elle avait pu voir dans sa vie. Qu'en avait-elle appris ? Principalement que les meilleurs duo d'aurors étaient toujours composés d'un jeune policier un peu chien fou, et d'un plus âgé, à deux doigts de la retraite, qui au début est agacé par son coéquipier, avant de devenir son meilleur pote. Que les sortilèges les plus inoffensifs finissaient toujours avec des explosions abracadabrantesques pleines d'effets spéciaux. Que les méchants étaient souvent russes, ou d'une autre minorité à l'accent reconnaissable. Que les Aurors en Chef étaient forcément black et moustachus, et qu'ils engueulaient toujours leurs meilleurs hommes à cause de leurs méthodes musclées, parce qu'ils avaient le maire sur le dos.

Et maintenant, il suffisait de mettre tout ce savoir en pratique. Lucrécya se leva, plissa les yeux avec détermination... et se figea. Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle était censée faire.

Qu'aurait fait l'Inspecteur Gumbo ? Ou bien le très français Commissaire Magret ?

-Oh mais oui mais c'est bien sûr ! s'exclama-t-elle après quelques minutes.

Elle s’aplatit sur le sol, et se mit à ramper dessus, lentement, en scrutant dans tous les coins.
Au bout d'un long moment, une voix traînante lança :

-Rincevent... que fais-tu exactement ?

Lulu leva la tête, et considéra Drago qui la fixait d'un air las. Il n'avait pas l'air dans son assiette.

-Ben à ton avis ? lâcha-t-elle.

-Tu as décidé de te reconvertir en serpillière humaine ? Excellent choix, Rincevent, voilà qui te sied à merveille.

-Mais non patate ! rabroua la jeune femme. Je cherche des indices !

-Des indices, répéta l'étudiant de Sciences So.

-Ouaip, comme j'te le dis mon p'tit père !

-Et tu penses sérieusement en trouver en te roulant sur le sol.

-J'fais même mieux que le penser ! s'exclama la brune, fière d'elle. J'en ai trouvé ! Ah, ça t'en bouche le derche, hein !

Devant l'air peu convaincu de son camarade Alpha, la petite batteuse se releva d'un bond et épousseta ses vêtements :

-Regarde-moi ça !

Elle tendit le contenu de sa main gauche, et le secoua sous le nez du blondinet. Ce dernier soupira :

-Qu'est-ce donc que ces papelards, Rincevent ?

-Pas des papinards, Malefoy, mieux que ça : des indices !

Elle courut jusqu'au comptoir du wagon-restaurant, et posa ses trouvailles dessus, les yeux brillants.

-J'me suis dit : on a affaire à un génie du mal, c'est genre trop évident ! Et que font les génies du mal quand ils génisent pour faire le mal ? Ils laissent des indices avec des énigmes pour que les inspecteurs devinent leur identité ! Logique non ?

Drago réprima un bâillement :

-Pas vraim...

-Maaaais si, non mais sérieux t'as jamais regardé de picturines policières ou quoi ? 'fin bref : du coup j'ai bien cherché et j'ai trouvé tout plein d'indices !

-Sur le sol, conclut Drago, suspicieux.

-Ouaip ! Fallait être rudement finaud pour y penser non ?

Malefoy prit une longue inspiration, et sembla prendre sur lui pour ne rien répondre. Il se pencha sur les papiers, et soupira :

-Tes indices consistent en une page du Sorcière Hebdo, en un quart de feuillet de cours d'arithmancie déchiré, en un emballage recouvert de chocolat fondu d'Honeydukes, et en un ticket de caisse où figure la preuve d'achat dudit chocolat.

Lucrécya bomba le torse :

-Ouaip ! Vachtement utile, non ?... ouais à part l'emballage dégueu peut-être.

Elle le prit et le lança par dessus son épaule. Puis se tourna en souriant vers son pote, tout sourire.

-Alors ?

-Alors quoi ?

-Tu ne remarques rien ?

-Le devrais-je ?

-Ben oui, tu le devraij, t'es teubé ou quoi ! Regarde, y'a des chiffres partout ! C'est forcément un code secret à résolvationner !

-Ou pas.

-Ou si ! Regarde !

Lucrécya posa son doigt sur la page arrachée du Sorcière Hebdo. Cette dernière vantait les mérites du dernier album en date des Bizarr' Sisters. Sur les photos, le groupe de musique bougeait en rythme et brandissait les instruments d'un air inspiré. Mais ce n'était pas ce qui intéressait la batteuse : cette dernière pointait simplement le numéro de la page, en bas à droite.

-Tu vois, tu vois ? Page « neuf » ! Un chiffre, que j'te dis !

Elle sortit de sa poche sa baguette, et écrivit dans les airs un 9 flamboyant.
Drago cilla lentement :

-Oui, et alors ?

-Et alors, là, regarde, y'a plein de chiffres aussi ! s'extasia-t-elle en désignant le bout de cours d'arithmancie.

-Qu'y a-t-il de plus normal ? C'est de l'arithmancie ! fit remarquer Malefoy, sans tenter de cacher son manque d'intérêt.

Lucrécya l'ignora :

-Et si on additionnise tout ça ça fait... euh... euuuuuh.... attends.... euuuuuuuh....

-1512, soupira Drago.

Lucrécya sembla soudain soupçonneuse : le blondinet avait calculé trop rapidement pour être honnête. Mais il avait l'air sûr de lui, aussi elle finit par hausser les épaules :

-Exactement ce que je voulais dire ! Et si on additionnise tous les chiffres qui composent 1512, on a...

Elle compta sur ses doigts...

-Huit !

-Neuf, corrigea le blondinet.

-Ouais, c'est c'que j'voulais dire !

Lucrécya brandit sa longue baguette noire, et écrivit un second grand « neuf ».

-Tu me suis jusque là ? Lança-t-elle d'un ton condescendant.

-Non, soupira le blondinet.

-Ah mais c'est parce que j'ai l'esprit affûté à force de regarder des picturines !

-Oui, ça doit être ça.

-Et le dernier indice...

Lucrécya fronça les sourcils devant le ticket de caisse.

-Le coupable a acheté un chocolat Honeydukes à 81 mornilles, ce qui veut dire...

-...qu'il s'est fait visiblement escroqué, vu que les mêmes chocolats ne coûtent qu'une dizaine de noises en boutique officielle ?

-Non ! Enfin, oui, mais non ! Ca veut surtout dire que le chiffre secret de l'énigme est... euh... NEUF !

-Félicitations pour cet effort cérébral, Rincevent, ironisa Drago.

Il s'assit nonchalamment sur un tabouret, prit un petit sablé en main, et le goûta du bout des lèvres.

-De rien, Malefoy, répondit sincèrement la brunette. Mais le plus dur reste à faire : résolvationner l'énigme.

Elle tendit sa baguette, et grava un troisième « neuf » dans le vide.

-Donc on a un 9. Et un 9. Et... un 9.

Elle se gratta la tête, en fixant les trois chiffres de feu qui flottaient face à elle.

-9, 9, 9... 999... 999 ? Non mais attends voir ! 999 !

Elle pencha la tête et la tourna, jusqu'à ce que son visage soit le plus à l'envers possible, et que ses longs cheveux touchent le sol.
Ses yeux s'écarquillèrent :

-Non mais attends voir !!! Quand tu mets 999 à l'envers, ça fait 666 ! Dingue ça !

Son interlocuteur poussa un énième soupir :

-Et donc ?

-Et donc 666 c'est le chiffre de la Bête ! Même qu'ils le disent dans toutes les chansons des Dragons Rouge de la Haine, mon groupe préféré !

-Et donc ? répéta Drago, nullement impressionné.

Les pupilles de la batteuse se perdirent dans le vide :

-Alors ça veut dire que tout ça... c'est l'oeuvre du Diable... fit-elle d'une voix blanche.

Malefoy leva le yeux au ciel :

-Rincevent, ce n'est pas le Diab...

Un hurlement venant du compartiment voisin l'interrompit.
Les deux bondirent à toute allure pour voir de quoi il en retournait.

Une forte odeur de souffre les accueuillit. Les cris provenait de Justin l'ex-Poufsouffle.Assis par terre, les bras autour de ses genoux, trembĺant de tour son corps, l'étudiant de la Sorcièrebonne gémissait. A ses côtés, là où se trouvaient auparavant Patil et Davies, trônaient deux tas de cendres aspergés d'un rouge de mauvais augure.
Le malheureux Poufsouffle, n'en pouvant plus, hoqueta en se penchant en avant, et vomit.

Lucrécya frissonna :

-Le Diable... murmura-t-elle, les yeux rivés sur la scène.





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MessageSujet: Re: Le Poudlard Express sifflera trois fois   Ven 11 Déc 2015 - 18:29

Le teint livide, Justin Finch-Fletchey chuta en avant, et plaqua ses mains tremblantes sur le sol souillé. Ses yeux hagards ne semblaient plus pouvoir se détacher du parquet. Il tenta désespérément de reprendre sa respiration, ses ongles raclant le bois vieilli du compartiment dans un bruit atroce. Mais la terreur l'agita de plus belle, et le poufsouffle se cambra. Il régurgita à nouveau.

Drago sentit son estomac se tordre. Cela n'avait bien sûr rien à voir avec la douleur que ressentait son lamentable congénère, ni avec l'effroi manifeste qui se lisait dans les yeux de Rincevent, qui observait la scène à ses côtés, bien qu'il y fut plus sensible. Il avait eu par le passé à voir pire que cela. Ce qui agitait l'Alpha Alpha Alpha, c'était que ce Poufsouffle était le seul et unique suspect qui soit encore en vie. En toute logique, cela le désignait comme le coupable de toutes les morts perpétrées auparavant. Or, comment croire que l'homme qui venait de vider le contenu de ses boyaux par terre était capable d'un meurtre ? Il n'y avait qu'une seule autre solution et celle-ci ne lui plaisait guère.

Le souffle court, il glissa lentement un regard en direction de Lucrécya.

-Le Diable... murmurait cette dernière avec appréhension.

Du bout des doigts, le blondinet chercha sa baguette.

-Ne dis pas de sottises, Rincevent.

- Le Diable est ici... poursuivit la batteuse, tétanisée.

Drago posa aussi discrètement que possible la main sur son arme, en proie à un conflit intérieur. Il connaissait Rincevent de longue date, et il était indéniable que cette dernière avait considérablement plus l'étoffe d'une meurtrière que Finch-Fletchey. La longue série des violences dont elle était capable ne jouait pas en sa faveur et la batteuse était visiblement perturbée. Mais l'était-elle suffisamment pour commettre l'irréparable ? Il se refusait à y croire.

Un rire à glacer le sang s'éleva non loin de lui, et Drago tourna vivement la tête pour considérer avec stupeur Justin Finch-Fletchey se relever et essuyer un filet de salive du revers de la main avec un sourire dément :

-Et maintenant ? demanda-t-il, d'une voix enrouée.

-Maintenant, quoi ? répartit sèchement le blondinet en serrant sa baguette dans son poing, tentant comme il le pouvait de ne pas laisser au Poufsouffle la joie de le voir effrayé. Pourquoi ris-tu ?

-Ouais, qu'est-ce qu'y a de si drôle ? renchérit Rincevent, elle aussi sur ses gardes.

L'homme émit un nouveau rire étrange :

-Il n'y a plus que moi, les gars, plus que moi ! Le Poufsouffle qui ne valait même pas la peine que vous le mettiez sur votre liste minable ! Ils sont tous morts ! Tout vos suspects ! Alors qu'est-ce que vous allez faire ?

La respiration de Justin se fit plus saccadée encore :

-Qu'est-ce que vous allez faire ?! s'écria-t-il en ne les quittant pas du regard.

Drago et Rincevent se lancèrent une œillade emplie d'anxiété. Justin avança d'un pas et ils reculèrent. Ce dernier sembla trouver cela follement drôle :

-Ah, je suis sur la liste maintenant ! Maintenant, le Poufsouffle vaut le coup qu'on s'y attarde !

Il pointa sa baguette sur eux, les yeux exorbités :

-QU'EST-CE QUE VOUS ALLEZ FAIRE ?!

-La question est plutôt : que vas-TU faire ? répliqua Drago.
Finch-Fletchey émit un rire inquiétant :

- Si vous vous mettez sur mon chemin, personne ne sortira de ce train vivant !

Le sang de Drago ne fit qu'un tour. Il saisit Rincevent par la manche et les deux s'extirpèrent hors du wagon à toute vitesse, Justin à leurs trousses. L'homme était secoué par d'intenses éclats de rires jubilatoires, qui enflaient au fur et à mesure qu'il les rattrapait. Ce que le bougre faisait quasiment sans efforts ! En son for intérieur, Drago se maudit d'avoir autant pourchassé Finch-Fletchey dans sa jeunesse : il avait, bien malgré lui, forcé le Poufsouffle à développer avantageusement sa condition physique...

-Je veux pas finir en cendres ! Je veux pas finir en cendres ! hurlait Lucrécya.

-Moi non plus ! lança Drago. Nous devons atteindre la cabine du conducteur et le convaincre de stopper ce train et de quitter les lieux immédiatement !

Lucrécya hocha la tête et accéléra sa foulée, Drago la suivant sans faiblir, mais non sans maudire son penchant de plus en plus accru pour la cigarette. En fin de compte, la porte vitrée de la cabine de tête se dessina au bout du couloir. Rincevent tendit la main. Un éclair la frôla. Elle poussa un cri de douleur, stoppa et se retourna :

-Saleté de Poufsouffle taré de mes deux ! ragea-t-elle.

Drago saisit le poing qu'elle levait et le tira en avant. Lui et la batteuse s'engouffrèrent dans la cabine du conducteur et refermèrent la porte dans un grand claquement. Essoufflé, l'attrapeur pointa sa baguette sur la porte et la bloqua, tandis que la batteuse se précipitait sur le siège du conducteur. Finch-Fletchey stoppa net devant l'obstacle vitré et se mit à tambouriner contre la porte :

-OUVREZ-MOI !

-PLUTOT MOURIR ! répartit Drago.

-Malefoy ? fit la voix de Lucrécya.

Les coups s'intensifièrent :

-OUVREZ !

-NON !

-Malefoy ?

L'Alpha ne se retourna pas et continua de pointer sa baguette sur le Poufsouffle qui tentait désespérément d'entrer dans la cabine.

-Malefoy ! Y'a un blème...

-Chacun sa tâche, Rincevent ! J'empêche ce psychopathe de nous rejoindre et tu convaincs ce satané conducteur de stopper sa course !

-C'est bien ça le blème ! Y'a pas de conducteur !

Drago se retourna vers le grand siège qui trônait dans le wagon et constata avec horreur qu'il était vide. Les manettes de l'engin manœuvraient seules, sous l'effet d'un sortilège. Il agita sa baguette et tenta de supprimer l'enchantement. Alors que Finch-Fletchey continuait de hurler, Rincevent tenta de faire de même, mais ni elle ni lui ne parvinrent à freiner la locomotive. D'un coup de batte désespéré, la jeune femme fracassa le panneau de commandes, mais en lieu et place de branchements, une horde d'opposum s'en extirpa. La batteuse se tourna vers lui :

-Et merde ! On fait quoi Malefoy ?!

Drago ne répondit pas.

-On fait quoi ?! insista Rincevent.

-LAISSEZ-MOI ENTRER ! VOUS POUVEZ PAS ME LAISSER ICI !

-Mais si on peut ! décréta Rincevent en se rapprochant de la porte vitrée, sur laquelle tambourinait le poufsouffle. Fallait réflexionner avant de vouloir buter tout le monde !

Finch-Fletchey écarquilla les yeux :

-Buter tout le monde ?! Répéta-t-il, abasourdi. Mais j'ai buté personne, moi ! Je croyais que c'était vous ! Pourquoi vous croyiez que je vous poursuivais ?!

-Attends mais... si c'est pas toi, ni nous... reprit fiévreusement la batteuse. Ca veut dire que c'est vraiment le Diable qu'est derrière tout ça ?!

-J'm'en contrefous de qui c'est ! Laissez-moi entrer ! Vous allez pas me laisser là !

Devant le silence de ses deux interlocuteurs, il insista :

-Me laissez pas là ! Il va me tuer !!!

Lucrécya hésita. Elle tendit une main vers la poignée... mais Drago la stoppa d'autorité :

-Non. fit-il. C'est un piège.

-C'EST PAS UN PIEGE, J'VOUS JURE QUE C'EST PAS MOI ! OUVREZ !

Le Poufsouffle regarda derrière lui et se mit à tambouriner de plus belle :

-OUVREZ ! PITIE ! OUVR...

Il se figea brusquement sous le coup d'une douleur effroyable et porta une main paniquée à son visage qui s'était mis à se calciner. Horrifié, il se mit à hurler et à gesticuler pour échapper au mal qui le rongeait.

En vain.



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MessageSujet: Re: Le Poudlard Express sifflera trois fois   Jeu 17 Déc 2015 - 18:49

Lucrécya resta quelques secondes les bras ballants.
Puis, lentement, elle tourna la poignée de la porte de la cabine, qui s'ouvrit en grinçant sinistrement. Et dévoila, devant ses pieds circonspects, l'amas de cendres qu'était devenu Justin.

La jeune femme resta coite quelques secondes, ce qui ne lui arrivait pas souvent. Puis, elle cligna des yeux, et lança de sa voix éraillée, plus croassante que jamais sous le coup de la stupeur :

-Euh... Malefoy... ?

-Oui ? répondit mécaniquement le blondinet, qui ne pouvait détacher ses yeux de l'ignoble tas qui avait été jadis un Poufsouffle aux oreilles décollées et à la santé mentale douteuse.

-Euh... dis, si j'me souviens bien, y'en avait pas d'autres, des péteux d'étudiants venus d'autres facs , dans le train, si ?

-Non, répondit Drago d'une voix blanche.

La batteuse se racla la gorge. Elle hésita, dansant nerveusement d'un pied sur l'autre, avant de lâcher, l'air de rien :

-Et... c'est une simple question, hein, le prends pas mal, mais c'est pas toi qu'a fait ça ? Genre pour te venger d'eux parce qu'ils se foutaient de notre gueule et de notre fac, tout ça ? Ou genre, chais pas moi... parce qu'en fait t'es un psychopathe sanguinaire ?

Le visage un peu déconcerté de Drago se durcit subitement, et il regarda sa camarade d'un air offusqué :

-Comment ?! Tu me penses coupable ?!

Lulu fronça les sourcils, se renfrognant d'un coup :

-J'demande, c'est tout ! J't'ai dit ''le prends pas mal'', pourquoi que tu le prends mal ?! Et pourquoi que tu réponds pas d'abord, c'est louche ! Réponds !

Elle tira sa baguette et la pointa sur son ami... mais ce dernier avait fait la même chose au même moment, dans une synchronisation quasi-parfaite.

-Qui me dit que ce n'est pas toi la responsable, Rincevent ? siffla le blondinet.

-Moi ?! manqua de s'étrangler la brunette.

-Parfaitement ! Tu m'as l'air bien prompte à m'accuser ! Chercherais-tu à noyer la sirène ?

-Ça peut se noyer une sirène ? s'étonna sincèrement la jeune femme.

Devant l'air blasé du blondinet, elle réfléchit à toutes turbines, puis écarquilla ses yeux verts :

-Non attends voir : ça veut dire que tu crois que je t'accuse parce que c'est moi la tueuse en série de la mort et que je veux t'embrouilliser ?!

-Ne fais pas l'innocente, persifla son interlocuteur. Nous ne sommes plus que deux, et si ce n'est pas moi, ce ne peut être que toi !

-C'pas moi ! cria Lucrécya. Si c'était moi j'aurais pas fait un truc pareil, je me serais contenté de leur exploser la cervelle à coup de batte, ça défoule vachtement plus !

-Et moi j'aurais fait en sorte qu'ils ne meurent pas dans l'ignorance, mais qu'au contraire ils sachent tous individuellement que leur misérable vie leur avait été ôté par Drago Zebulon Malefoy ! Surtout cet ignoble Poufsouffle !

Les deux hésitèrent, puis baissèrent leurs baguettes respectives, presque à contre cœur :

-Y'a du vrai dans c'que tu dis, Malefoy, admit Lulu. J'reconnais bien là ton ''négo'' démesuré.

-Le meurtrier du train a des méthodes bien trop subtiles, dont tu es à l'évidence incapable, affirma à son tour le blond. Ce ne peut être toi, Rincevent.

Les Alphas hochèrent la tête, comme pour se mettre d'accord. Puis Lucrécya soupira :

-Qu'est-ce qu'on fout alors ? Si c'est le Diable...

-Ce n'est pas le Diable, s'impatienta Drago. Je suppose que quelqu'un demeure caché dans l'un des wagons. Nous allons le débusquer.

Ses yeux acier se perdirent un moment :

-Ce ne sera pas facile, peut-être possède-t-il un sortilège d'invisibilité...

-Oh, j'ai exactement ce qu'il nous faut ! s'exclama Lucrécya, en brandissant sa baguette. L'aut' jour Marcus m'a appris un truc ben classe qu'il a vu en cours, regarde ça et prends-en plein les mirettes ! Hominum Revelio !

Tout s'assombrit aussitôt autour d'eux, comme si on avait tamisé les lumières. La seule chose qui luisait dans cette pénombre était l'aura scintillante qui émanaient des deux sorciers.

-Un Hominum Revelio, fit Malefoy, en hochant le menton, admiratif. Pas mal, Rincevent, pas mal. Surtout pour quelqu'un comme toi. Et maintenant débusquons notre tueur.

Prudemment, collés l'un à l'autre et marchant du même pas, les deux Alpha Alpha Alpha remontèrent lentement les wagons, un à un. Leurs baguettes serrées dans leurs mains peu assurées, ils scrutaient les alentours, à la recherche d'une forme qui scintillerait de la même façon qu'eux.

Arrivés au wagon-restaurant et à sa moquette élimée recouverte de cendres, ils accélérèrent le pas, sautant au dessus des restes de leurs camarades. Puis, sans même le réaliser, ils se mirent à courir. De plus en plus vite. Eperdument. Désespérément.

Pour s'arrêter brusquement, une fois arrivée à la voiture de queue, réalisant soudain l'évidence.

-Y'a personne d'autre que nous... murmura la brunette, le cœur serré, la gorge sèche. Qu'est-ce que ça veut dire, crénom de bordel de merde ?

Drago ne répondit rien. Moins habitué que sa camarade aux efforts physiques, il reprenait péniblement son souffle. Mais cette course ne devait pas être la seule fautive dans le teint blême et les yeux hagards du blondinet.

Alors qu'autour d'elle, la pénombre du sortilège s'atténuait peu à peu, les yeux de Lucrécya se fixèrent sur l'étroite fenêtre du compartiment, face à elle. A travers les gouttes de pluie, elle pouvait voir défiler la longue route de rails, encore et encore, inexorablement. Elle pouvait sentir les vibrations familiers du chemin de fer, sous les semelles des éternelles bottes à clous qu'elle affectionnait tant. Elle pouvait entendre tout autour d'elle le roulis chaotique de la locomotive, à peine couvert par le son doux et régulier de l'averse...

...et chacun de ces détails de parfaite normalité, dans cette angoissante atmosphère qui n'avait plus rien de normale, faisait monter en elle une colère teintée de terreur.
Colère qu'elle ne parvint bientôt plus à dissimuler : elle tira sa batte Séraphine, et cogna avec sur la fenêtre. Inutilement, puisque la vitre était à l'évidence à l'épreuve des coups.

-C'est parfait ! PARFAIT ! rugit-elle, les yeux étincelants, en frappant à nouveau sur sa cible. Même qu'on va crever et qu'on saura jamais pourquoi ! D'toutes façons pouvait rien m'arriver de mieux que de clamser maintenant : l'était temps d'en finir avec la vie minable de la sorcière minable que je suis !!!

Drago jeta un regard circonspect à la batteuse qui s'acharnait contre l'innocente vitre blindée, comme s'il ne s'attendait pas à cette réaction soudaine.

-Voyons Rincevent, dit-il prudemment. Ta vie n'est pas si...  Tu n'es pas...

Il grimaça, mais se reprit vite :

-Certes, tu manques cruellement d'intellect et ton sens de la grammaire est des plus fantaisistes, mais je te rappelle que tu as mon meilleur ami comme époux, et que je ne choisis pas n'importe qui comme ami. De plus, même si cela me coûte de t'avouer, ton fils est sans aucun doute le nourrisson le moins détestable qu'il m'ait été donné de voir. Mystérieux meurtrier du train mis à part, à ta place, d'aucuns s'avoueraient chanceux.

-Chanceux ? Chanceux ?!

Des larmes acides montèrent aux yeux de la batteuse, qui pourtant fut secoué d'un rire nerveux.

-Si j'étais si chanceuse que ça, pourquoi je me sens aussi mal, tous les jours ?! Pourquoi je me sens coincée dans ma vie ?! Pourquoi j'ai trompé Marcus avec le frère de Malicia, hein ???

Les yeux de Malefoy s'écarquillèrent de surprise, alors que Lucrécya criait de plus en plus fort, les joues baignées de larmes :

-J'en ai assez de tout ça ! Tu comprends ?! J'en ai assez ! J'aime Marcus, mais il mérite mieux qu'une teupu comme moi ! Paske moi j'voulais pas me marier ! J'voulais pas de Rufus ! Si tu savais à quel point j'ai envie de hurler à chaque fois que je le vois ! Je voulais pas de mioches! J'en ai jamais voulu ! Quand une meuf met un morveux au monde, elle lui donne la vie ! Et pas n'importe laquelle, hein : sa vie à elle ! Mais moi j'voulais pas donner ma vie à personne ! Moi j'voulais juste récupérer ma vie à moi ! Mais j'ai jamais réussi, et maintenant c'est trop tard ! J'ai juste tout foutu en l'air ! Et là ça va s'arrêter parce qu'un fantôme ou le Diable ou chais pas quoi veut tous nous faire clamser et c'est encore la meilleure foutue chose qui pouvait m'arriver parce que tu vois, chuis qu'une pauvre meuf qu'a tout foiré et qui vaut pas grand chose !

Et elle éclata en sanglots.





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MessageSujet: Re: Le Poudlard Express sifflera trois fois   Mer 23 Déc 2015 - 18:42

Le soleil hivernal avait entrepris de disparaître derrière la cime pointue des arbres qui entouraient le Poudlard Express. La forêt devenait de plus en plus dense à mesure que le train s’y enfonçait et achevait de rendre les lieux angoissants et l’atmosphère irrespirable. Les wagons étaient tous déserts, ils s’en étaient assurés. Mais la Mort avait définitivement pris possession des lieux. Sa présence funeste se faisait sentir où qu’ils regardent : dans la lueur des lampes dont les bougies vacillaient, prêtes à s’éteindre, sur les tables de la cabine restaurant, auparavant pleine, sur lesquelles on pouvait compter nombre d’objets du quotidien précipitamment abandonnés. Dans le craquement des jointures de la machine qui poursuivait inlassablement sa route, insensible aux meurtres dont elle avait été le théâtre.

Drago n’avait aucune envie de mourir aujourd’hui. Il avait pourtant plus d’une fois souhaité que sa fin arrive, par le passé. Mais pas aujourd’hui. Il avait encore énormément à faire, et beaucoup à espérer. Il ne goutait que les prémisses d’une vie dont il venait à peine de reconquérir la propriété. Quelqu'un l'attendait en dehors de ce lieu de perdition, quelqu'un qu'il aimait. Il ne voulait pas mourir maintenant et sa gorge se nouait à la perspective de finir en cendres, comme tous les autres. Il avait peur. Il aurait aimé pouvoir extérioriser cela mais s’en sentait malheureusement incapable : l’angoisse le rendait chaque seconde plus mutique. Ce qui n’était visiblement pas le cas de Rincevent.

Drago avait considéré avec une muette stupeur la batteuse s’acharner contre les fenêtres. Pendant un bref instant, cette explosion de rage et de tristesse l’avait soulagé. C’était ce qu’il aurait également aimé faire. Malheureusement, la consolation n’avait pas duré. Car dans les quelques secondes durant lesquelles la jeune femme avait perdu pied, Drago en avait appris beaucoup plus que ce qu’il aurait aimé savoir. Non pas que la vie de Rincevent lui fut indifférente. Elle faisait, à son grand étonnement, partie des rares personnes pour qui Drago avait de l'intérêt. Le problème était, hélas, tout autre.

Il se décida à briser le silence qui emplissait les lieux :

-Pourquoi m'as-tu dit cela ? demanda-t-il d'une voix blanche.

Rincevent, qui s'était laissée glisser à terre, hoqueta, percluse de sanglots. Elle finit par répondre, sans lever les yeux du sol :

-Parce que j'suis qu'une pauvre meuf.

-Non. Nous sommes pourchassés et si nous ne faisons rien, nous serons probablement morts d'ici peu. répliqua sèchement Drago. Nous n'avons que très peu de chances de nous en sortir. Alors pourquoi m'as-tu dit cela ?

-Parce qu'il fallait que ça sorte ! T'es content ?! Fais toi une raison !

Drago s'agenouilla en face d'elle :

-Rincevent, je ne sais pas ce que tu as prévu pour le reste de cette journée, mais je compte sortir de là vivant, affirma-t-il avec détermination. Je compte sortir de ce train la tête haute, en parfaite santé, et ne plus jamais revenir ici.

Il se tut quelques secondes avant de reprendre :

-Ce qui veut dire que je vais tout faire pour rentrer chez moi. Sais-tu où je réside, Rincevent ?

La batteuse renifla, honteuse :

-Chez moi.

-Non !

Les yeux acier de Drago s'emplirent de colère :

-Chez Malicia. La sœur de la personne avec qui tu as cru bon de tromper mon unique autre ami ! Ami qui m'a demandé hier soir même de quitter la chambre dans laquelle vous m'hébergiez depuis des mois ! Et sais-tu pourquoi il m'a demandé cela ? Parce qu'il souhaite passer du temps avec toi pour élargir votre famille !

Devant le silence éberlué que lui offrait son interlocutrice, il poursuivit :

-Es-tu devenue complétement folle ?!

-Tu t'prends pour qui de me donner des leçons ?! s'insurgea à son tour la batteuse. Tu crois que t'es mieux que moi ?

-Je ne suis pas en position de critiquer ton adultère et je ne compte absolument pas le faire. la coupa l'Alpha. En ce qui me concerne, je m'en moque. Mais pourquoi diable t'es tu sentie obligée de me le dire ? Ne vois-tu pas dans quelle position tu me mets ? Flint est mon ami, Malicia ma petite-amie et tu as cru bon de mêler ce bon à rien d'Ezzechiel ! Que veux-tu que je fasse ?!

-Rien ! s'écria la batteuse. J'avais juste besoin, pendant une seconde, d'en parler, d'avoir un ami et tu sais quoi ?! Oublie !

Elle fixa à nouveau ses bottes, le regard plein de colère :

-On va crever de toutes façons.

Le silence emplit à nouveau le couloir et durant quelques minutes, ni l'un ni l'autre n'eut à cœur de le briser. Le roulis semblait s'amplifier de minute en minute et les secondes s’égrainaient, approchant irrémédiablement le moment de leur mort.

En fin de compte, Drago prit maladroitement la parole :

-Rincevent, je...

Il croisa les bras et poussa un long soupir de découragement :

-Je suis désolé.

-De quoi ? répondit la batteuse, aussi abattue que lui. D'être du côté de ton meilleur pote qui a toujours été fidèle à sa femme et qui veut une grande maison pleine de mioches avec elle ? De défendre ta copine ?

-Non, ce n'est pas ça. Tu es également mon amie et de ce fait, tu as mon soutien. Je ne dirai rien à qui que ce soit de tout cela. Mais je ne peux rien faire de plus. Je ne saurai pas te réconforter. J'en suis incapable. Nous allons probablement mourir d'ici peu et...

Le regard du blondinet se perdit dans le vague :

-Je suis désolé de ne pas être l'ami que tu mérites. finit-il par dire.

Brusquement, le train freina et stoppa au cœur de la nuit naissante. Un souffle glacé parcourut les couloirs et assombrit les rares bougies qui ne s'étaient pas déjà éteintes. Les deux amis relevèrent la tête avec appréhension. Hormis une lune blafarde, les dehors étaient plongés dans les ténèbres.

Drago et Rincevent se rapprochèrent imperceptiblement l'un de l'autre, tirèrent lentement leurs baguettes, le souffle rendu court par la peur. Ils les pointèrent vers la porte.

Laquelle s'ouvrit dans un grincement sinistre.

Terrifiés, Lucrécya et Drago hurlèrent à pleins poumons.



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MessageSujet: Re: Le Poudlard Express sifflera trois fois   Sam 26 Déc 2015 - 22:20

Lucrécya et Drago s'époumonèrent pendant de longues secondes... jusqu'à ce qu'ils se rendent à l'évidence : il ne se passait rien. Rien du tout.

Ils échangèrent un regard, et Lulu posa sa main sur sa maigre poitrine, haletante.

D'habitude, elle était en rogne. Tout le temps en rogne. Tous les jours, en rogne. Et ça, elle savait gérer. Elle savait comment se défouler pour faire passer une petite colère. Comment trouver un bouc émissaire pour déverser dessus les grosses furies. Comment se servir de toute sa rage pour contrer l'adversité, quoiqu'il arrive. La colère faisait partie intégrante de son être. Et elle adorait ça.

Sauf que ce soir, elle n'arrivait pas à s'énerver. A part contre elle-même, peut-être, ce qui n'aidait en rien les choses. Elle se sentait en dessous de tout. Vidée, perdue. Et triste. Elle avait l'impression de n'être que l'ombre de celle qu'elle était auparavant. Elle avait tant les chocottes qu'elle ne pouvait pas s'empêcher son cœur de bondir au moindre bruit. Et elle détestait ça.

S'attendant au pire, elle se pencha à travers l'ouverture de la porte... et sursauta. Avant de se morigéner intérieurement. La grande ombre qui oscillait devant ses yeux n'appartenait pas à un tueur sanguinaire, mais à un grand drapeau planté au sommet du quai de la gare, et qui cachait par intermittence la lueur blafarde de la lune ronde. L'étendard, qui claquait dans le vent, clamait à qui se donnait la peine de le lire, en grandes lettres colorées et joyeuses : « Bienvenue à la Gare de Pré-Au-Lard ! Nous espérons que vous avez fait bon voyage !».

Lucrécya fusilla du regard le message ironique. Drago, quant à lui, mit pied sur le quai, avec une lenteur toute prudente. Il embrassa les lieux du regard, et lâcha d'une voix blanche :

-Nul comité d'accueil...

Il marcha quelques mètres le long du chemin de fer baigné d'une brume lugubre. Lulu lui emboîta le pas :

-Pourquoi qu'y a personne ?! paniqua-t-elle.

-Je ne sais pas.

-Qu'où qu'il est le gros barbu, là ?

-Je ne sais pas.

-Mais qui qu'a ouvert les portes du train alors ?!

Drago regarda la locomotive rouge, dont toutes les sorties était béantes :

-Je suppose que le Poudlard Express est sous le coup d'un sortilège d'automatisme, qui lui fait faire le trajet seul et le force à ouvrir les portes une fois arrivé à destination.

-Ah. Mais ça dit pas pourquoi qu'on est seuls, maugréa la batteuse, en croisant les bras.

Une ombre passa sur le visage du blondinet :

-Eh bien, soit personne n'est au courant de notre arrivée, soit... il est arrivé quelque chose à Poudlard. Et dans les deux cas...

-Dans les deux cas ça pue du derche, marmonna la brunette, le regard noir.

-Je n'aurais pas pu dire mieux moi-même, Rincevent, soupira son compagnon Alpha.

Lucrécya se gratta les cheveux, perdue comme jamais. Des questions tournaient et retournaient dans sa p'tite tête, qui n'avait pourtant pas besoin de ça. Les profs de Poudlard étaient forcément au courant de leur arrivée ! C'était eux qui leur avait envoyé le foutu hibou qui leur avait fait prendre ce Poudlard Express de la mort !... à moins, bien sûr, qu'ils soient eux aussi tous mourus ?! Consumés instantanément par la main du démon qui les avait épargné, Malefoy et elle, pour une raison qu'elle ne s'expliquait pas ? Et si le but de ce tueur avait toujours été Poudlard ?! Ou alors : si la lettre de l'école avait été une fausse ? Et si c'était un piège ?!
Et si les autres glandus avaient été tué uniquement pour que Drago et elle soient accusés à tort et envoyés croupir pour toujours au fond d'une morne et minuscule cellule d'Azkaban puant l'urine et le moisi ?!

La batteuse se renfrogna, et ne prit même pas la peine d'exprimer toutes ses craintes à voix haute. C'était inutile : Drago n'avait pas plus les réponses qu'elle. Elle se contenta de lâcher avec lassitude :

-Bon, qu'est-ce qu'on fait quoi, alors, Malefoy ?

Le blondinet poussa un long soupir :

-Rejoignons Poudlard, proposa-t-il. Nous trouverons sans doute de l'aide là-bas. Ou du moins des réponses. Enfin... je l'espère.

Lulu hocha la tête, et les deux ex-Serpentards se mirent en route, baguettes à la main. Ils suivirent le chemin qu'ils avaient emprunté maintes et maintes fois autrefois, dans des calèches tirées par des sombrals. La batteuse n'avait jamais aimé la tronche de ces grands chevaux anorexiques : mais ce soir elle aurait tout donné pour être à l'intérieur d'une des voitures tirés par ces canassons chelous, à l'abri du vent glacial qui lui transissait les os.

En silence, les étudiants marchèrent longtemps, en direction de la silhouette sombre et imposante du château de Poudlard. Ils longèrent la grande étendue du lac, dont les eaux noires, miroitantes sous la lueur d'une pleine lune sinistre, semblaient plus inhospitalières qu'à l'ordinaire à la jeune femme. Elle frissonna : il y avait quelque chose de malsain qui flottait au dessus de leurs têtes. Drago n'avait cessé de lui dire que le Diable n'existait pas... mais à ce moment précis, Lucrécya était très tentée de se dire que son ami se trompait lourdement. Oh oui, le Diable existait bel et bien, et il ne les avait pas à la bonne.

Arrivés devant les deux gigantesques portes de chêne qui servaient d'entrée à l'école de magie, les deux s'arrêtèrent et déglutirent, le cœur serré d'appréhension.

-L'heure de vérité... lança Drago, lugubre.

Il agita sa baguette, et les portes s'ouvrirent en grinçant. Les Alpha Alpha Alpha se ruèrent à l'intérieur du château, tant à la recherche de chaleur que de visages amicaux. Leurs pas hâtifs résonnèrent dans le hall, et, d'un même mouvement, ils se précipitèrent sur la double porte de la Grande Salle. Derrière laquelle se faisait entendre un joyeux brouhaha.

-Des gens ! Y'a des gens ! s'exclama Lucrécya, les yeux ronds.

La batteuse ouvrit la porte d'un violent coup de pied, et les deux entrèrent en trombe en hurlant, paniqués :

-VITE ! LE TRAIN ! LE TRAIN !

-Z'ON TOUS CLAMSÉ !

-J'IMPLORE VOTRE AIDE !

-C'EST LE DIABLE ! LE DIABLE !!!

-IL N'Y A PAS LE MOINDRE SURVIVANT !

-LE DIABLE, QUE JE VOUS DIS !!!

Les conversations se turent d'un coup, et tous les regards se braquèrent sur Lucrécya et Drago.

Assise au centre de la table des professeurs, Minerva McGonagall se leva, solennellement. Elle considéra les deux nouveaux venus d'un air sévère, puis articula :

-Miss Rincevent. Monsieur Malefoy... Vous êtes en retard.

-Mais, mamzelle, vous comprenez pas ! gémit la batteuse.

-Je comprend que vos camarades ont tous terminés leurs brillantes présentations, eux, rétorqua la directrice d'un ton pète-sec.

-Mais le Diable... balbutia Lulu, perdue comme jamais.

Drago, quant à lui, s'était figé aux côtés de son amie :

-Nos camarades ? Comment ça, nos camarades ?!

Aussitôt, des rires méchants et moqueurs s'élevèrent, et firent tourner la tête des Alphas... qui sursautèrent comme un seul sorcier.

Ils étaient là. Ils étaient tous là. TOUS. Susan Bones, Roger Davies, Cho Chang, Blaise Zabini, Justin Finch-Fletchey, et tous les autres passagers du Poudlard Express soi-disant partis en cendres.  Assis à une petite table un peu en retrait, dans de jolis uniformes aux couleurs de leur universités respectives. Bien vivants... et totalement hilares. Ils s'esclaffaient jusqu'aux larmes et pointaient d'un doigt railleur les deux ex-Serpentards pantois.

-Mais... mais... balbutia Lulu, estomaquée. Mais mais mais mais mais... ?

Malefoy serra la mâchoire, et ses yeux acier se posèrent sur les « miraculés ». Et plus précisément sur le plus laid d'entre eux, qui se tenait les côtes de rire.

-Je me suis fait avoir par un Poufsouffle... souffla-t-il d'une voix quasi inaudible.

-Mais mais mais ! Mais mais...

-...par un Poufsouffle !

-Mais mais mais mais ? MAIS !

-...un Poufsouffle !!!

Malefoy dégaina sa baguette et fit un pas vers la petite table, les yeux fixés sur Justin... mais une ombre le surplomba, lui et Lulu. C'était la professeur McGonagall, qui les toisait d'un air désapprobateur, derrière ses petites lunettes strictes.

-Suivez moi, intima-t-elle.

Elle guida les deux devant la table professorale, puis éclaircit la gorge et s'exclama :

-Élèves de Poudlard, voici la délégation des étudiants de la Wizardry & Occult Witchcraft University ! Écoutez bien ce qu'ils ont à dire !

Elle plissa ses yeux vers les deux AAA, et  fit sèchement :

-J'espère que votre discours éclipsera votre retard.

Puis elle partit se rasseoir, sous le regard affolé de Lucrécya.

-Not'... not' discours ? murmura cette dernière, en écarquillant les yeux.

La batteuse se tourna, et fit face aux quatre grandes tables décorées aux couleurs des maisons de Poudlard, et autour desquelles se pressaient des centaines et des centaines de jeunes sorciers. Elle réalisa avec effroi que tous les fixaient, Malefoy et elle, dans l'attente qu'elle dise quelque chose. Mais les plus impatients étaient sans aucun doute les étudiants qu'ils avaient cru mort : Susan Boyle (si c'était bien là son nom) avait même sorti un pictuscope dernier cri et pouffait de rire comme une idiote en le pointant dans leur direction.

-Euuuuh... Malefoy, j'croive bien qu'il est temps que tu m'montres ton talent pour l'improtivassion... chuchota-t-elle en donnant un coup de coude à son comparse.

N'ayant aucune réponse, elle jeta une œillade à Drago, et sursauta. Ce dernier était figé, les dents aussi serrés que ses poings, les doigts crispés sur sa baguette, le teint blême de colère, les yeux fixés sur un certain étudiant de la Sorcièrebonne anciennement Poufsouffle qui se moquait ouvertement de lui.

-Malefoy ? insista Lucrécya.

Les lèvres de ce dernier formèrent silencieusement le mot « Poufsouffle ». Les épaules de Lulu s'avachirent. Elle allait devoir se débrouiller toute seule. Sans batte. Ce qui n'était pas sa spécialité.
Elle se tortilla, dansa un pied sur l'autre, puis finit par lancer :

-Ouais, euh, salut les nazes ! On est de la WoW, et... et on est pas des glandus !

Un silence hostile suivit cette approche. Un silence uniquement entrecoupé par une toux éparse et lointaine. Ce n'empêcha pas la brunette de continuer :

-La WoW c'est... euuuh, c'est bien ?  Parce que... chais pas moi, y'a des licornes radioactives ? Même qu'elles brillassonnent en vert dans la nuit, toussa toussa... Et puis not' Doyen il est... ouais non lui c'pas un bon exemple. Mais il était en prison, et puis il en est sorti tout seul comme un grand : j'veux dire, les autres facs y z'ont pas ça, hein ! Et les cours c'est... ouais bon, voilà quoi. Sinon le pub ça va. Ouais, le pub, il est vacht'ment cool en fait. On peut s'murger et se saper comme des cagoles. Et même assortir ses sous-vêtements et les montrer aux autres clampins. J'veux dire, faut bien se murger pour supporter toutes ces conneries, nah ?

Elle sourit nerveusement, de toutes ses dents à l'assemblée d'élèves circonspects, face à elle.





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MessageSujet: Re: Le Poudlard Express sifflera trois fois   Mar 29 Déc 2015 - 19:40

De toutes les humiliations que Drago avaient essuyées dans sa vie, et elles n’avaient pas été rares, celle-ci était de très loin la pire. La Grande Salle de Poudlard toute entière était coite, interdite. L’intégralité des professeurs et des élèves braquaient leurs yeux sur eux : certains regards étaient navrés, d’autres moqueurs, d’autres encore étaient tout bonnement médusés par l’absence totale de talent d’oratrice de Rincevent. Mais tous avaient en commun la même chose : ces yeux été emplis de pitié. De pitié ! Jamais auparavant quelqu’un n’avait eu pitié de lui ! Jamais on ne l’avait pris pour un imbécile. Et honte suprême, jamais un poufsouffle ne s'était joué de lui. C’était intolérable, parfaitement intolérable.

L’Alpha était à un doigt de lever sa baguette pour envoyer ad patres Justin Finch Fletchey qui se tordait de rire à sa place en compagnie des autres survivants du Poudlard Express quand Minerva McGonagall se leva de sa chaise et se racla la gorge :

-Bien… lança la vieille chouette avec incertitude. Merci pour votre discours, Miss Rincevent, ce fut très…

Elle chercha longuement ses mots afin de ne pas heurter la susceptibilité de la batteuse. En fin de compte, elle lâcha :

-Eloquent. J’espère que cela inspirera nombre d’élèves à suivre…

Elle hésita de nouveau :

-…vos pas.

Elle se tourna vers Drago, et demanda, non sans un certain espoir dans la voix :

-Monsieur Malefoy, souhaiteriez-vous peut-être contribuer au discours de votre camarade et enrichir ses arguments ?

-Poufsouffle. grinça ce dernier.

-Je vous demande p... ?

-Poufsouffle.

Minerva McGonagall resta un instant interdite devant les propos de l'ex-Serpentard.

-Fort bien. Je vous invite à aller vous restaurer auprès des autres représentants d'université, un rafraîchissement vous fera le plus grand bien, il me semble... ?

D’un geste de la main, et avec un regard éberlué, elle invita Lucrécya et Drago à rejoindre les places qui leurs avaient été réservées, et ils s’y rendirent à pas lourds, dans le silence le plus total et sous le regard amusé de leurs convives. Ils s’attablèrent en jetant des œillades meurtrières à ceux qui les attendaient là : l’intégralité des étudiants qu’ils avaient cru morts étaient tous en parfaite santé et d‘excellente humeur.

Afin de couper court à cette situation des plus ridicules, Rincevent prit la parole :

-Alors, vous... Vous êtes pas mourus finalement ? demanda-t-elle, partagé entre la colère et la curiosité.

Tous éclatèrent de rire, comme s’ils avaient attendu ce moment depuis très longtemps.

-Nous ? Morts ? s’époumonna Susan Bones.

-Ils… Ils ont vraiment cru qu’on étaient morts ! hurla Lavande Brown, en se tenant les côtes de rire.

-Qu’ils sont bêtes ces étudiants de la WoW ! s’égosilla Demelza Robins.

Alors que Drago et Lucrécya considérait ces trois glousseuses d’un œil torve, Justin Finch-Fletchey tendit à Rincevent une assiette encore pleine :

-Des coupettes et du salé ? proposa-t-il en pouffant de rire.

Drago lui décocha un regard glacé :

-Sache, pour ta gouverne, que nous préfèrerions mourir que de partager notre repas avec…

-Ah chouette, il reste du salé ! s’écria Lucrécya en prenant à pleines mains les mets que lui tendait le poufsouffle et les fourrant dans sa bouche. Trop co…

Elle recracha aussitôt les hors d’œuvre et grimaça :

-C’est sucré…

La tablée se moqua grassement de sa déconvenue :

-Désolée, mais vous étiez tellement en retard qu’on a mangé vos parts ! ricana Parvati Patil. Il n’y a plus rien pour vous !

-Hein ?!

Lucrécya se rua sur le buffet gratuit qu’elle avait attendu toute la journée et stoppa devant quelques secondes. Après avoir levé la nappe dans le maigre espoir d’y trouver quelque chose de comestible, elle retourna à sa place, la mine sombre.

-Allez faites pas cette tête ! lança Zabini, qui lui aussi se tordait les côtes de rire.

-C’est qu’une toute petite farce de rien du tout ! renchérit Cho Chang.

Drago la singea :

-C’est qu’une toute petite farce de rien du…

Il tapa du poing sur la table :

-J’exige de savoir ce qu’il s’est réellement passé !

Tous se regardèrent un instant, non sans fierté, et en fin de compte Roger Davies prit la parole :

-Il est quand même aberrant de voir que vous ne vous êtes doutés de rien ! Ça fait des années que, à chaque réunion inter-universités, tous les étudiants bizutent les imbéciles de la WoW. Mais cette année, vous n'avez pas marché…

-Vous avez couru ! lança Justin Finch-Fletchey en topant avec ce dernier. Hein qu'ils ont couru, les gars ? C’est la première fois que ça marche aussi bien ! J’ai jamais vu des gens avoir autant les chocottes !

-Mais t’as vomi ! T’avais vraiment les j’tons, toi aussi ! s’énerva Rincevent.

Justin fouilla dans sa poche et désigna trois bonbons de la confection des Frères Weasley.

-Vomi assuré 100% factice. Se vanta-t-il, alors que ses camarades applaudissaient et riaient de plus belle.

-Et les cendres ensanglantées ? lança Drago avec mauvaise humeur. De quel subterfuge s’agissait-il ?

-Oh ça… badina Roger Davies en se regardant les ongles avec prétention. De la poudre de cheminette que j’ai bricolée pendant mes heures libres à Hazarvard pour qu’elle fonctionne sans cheminée. J’y ai rajouté de la couleur rouge, pour plus de style.  

-Ouais, fallait voir vos têtes ! s’exclama Finch-Fletchey, décidément bien décidé à les faire passer pour des idiots.

Il prit une voix faussement éraillée et plaqua ses mains sur ses joues creuses :

-« La Mort ! C’est la Mort qu’est derrière tout ça ! J’ai peur, j'ai p… »

Un éclair rasa sa tête et il glapit. Un tableau prit feu derrière lui. Tous se retournèrent avec stupeur vers Drago. Ce dernier ne le lâchait pas du regard :

-Qui est-ce qui a peur, maintenant, sale poufs…

-DRAGO MALEFOY !

Minerva McGonagall se précipita sur lui et lui tira l’oreille, comme s'il était âgé de seulement trois ans :

-Je suis très déçue ! A votre âge ! Une conduite pareille ! s’écria-t-elle.

-Je me conduis comme je le veux ! pesta Drago en essayant d’échapper à la prise.  

-C’est vrai ça ! le défendit Lucrécya. En plus, c’est pas d’notre faute ! Ils ont pris tout le salé ! Et ils étaient mourus, crénom d’un balai ! Aaaïeuh !

La directrice de Poudlard venait de saisir l’oreille de la batteuse :

-Surveillez votre langage, jeune fille !

Drago se dégagea de son emprise :

-Nous ne sommes plus vos élèves ! Vous ne pouvez rien contre nous !

-Ah vraiment ?

-Ouais ! s’écria Lucrécya.

-100 points de moins pour Serpentard !

Drago et Rincevent se turent et jetèrent un regard en coin peu rassuré à la table de leur ancienne maison. Une centaines d’élèves de la pire sorte les fixaient avec fureur. Certains avaient déjà empoigné leurs baguettes, menaçants.

Lucrécya prit soudain la parole :

-On... on va y aller, hein, Malefoy ?

Drago ne répondit pas tout de suite. Finalement, il se résigna :

-Tu as raison. Partons. Nous n'avons plus rien à faire ici.

Les deux remirent de l’ordre dans leurs vêtements, prirent leurs baguettes et remontèrent les allées de la Grande Salle de Poudlard, sous les huées de tous et les ricanements de leurs bourreaux. Ils refermèrent lourdement les portes derrière eux... pour revenir quelques secondes plus tard :

-POUR LA WOW !

Une déferlante de sorts explosa dans la grande salle et des éclairs se mirent à fuser dans tous les sens. Certains élèves se retrouvaient couverts de pustules, d'autres se mettaient à hurler d'un rire douloureux sans pouvoir se relever du sol. Sous les injonctions des professeurs, toutes les maisons confondues en prirent pour leurs grades et se mirent à agiter leurs baguettes pour résister à l'attaque. Mais ils étaient trop nombreux et leurs ennemis se fondaient terriblement bien dans la masse, tant la salle avait été plongée dans le chaos : les sorts fusaient de toutes parts, des explosions de fumées multicolores faisaient qu'on n'y voyait pas à un mètre. En fin de compte, après un déluge de malédictions en tous genre, plus mesquines les unes que les autres, la table du buffet gratuit s'envola dans les airs et partit s'abattre sur Justin Finch Fletchey, qui hurla comme un goret en tentant de s'enfuir, en vain.

En fin de compte, les fumées se dissipèrent et Rincevent et Drago apparurent, juchés sur une des tables de la Grande Salle, dos contre dos et serrant leurs baguettes dans les mains. Sous l'oeil stupéfait de toutes les personnes qui les regardaient, les cheveux en désordre et les habits tâchés, ils en descendirent.

Drago fit craquer les os de son cou :

-Maintenant, nous en avons fini.

Il fit signe à Rincevent que l'heure était venue de partir et cette dernière s’exécuta, le regard encore noir :

-Ouais ! Et bons baisers de la WoW, les gros nuls ! fit-elle avec un signe négligent de la main.

Ils quittèrent la salle, sans que personne ne songe à les retenir. En fin de compte, McGonagall sortit de l'état de choc dans lequel l'attaque l'avait plongée :

-Moins.. Moins 1000 points pour Serpentard ! lança-t-elle, la voix enrouée par la stupéfaction.



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MessageSujet: Re: Le Poudlard Express sifflera trois fois   Jeu 31 Déc 2015 - 19:27

Le Poudlard Express filait depuis des heures déjà, dans une nuit d'encre. Le trajet de retour des deux Alphas avait été nettement plus calme que l'aller, et un silence de plomb régnait dans le compartiment qu'ils partageaient à présent.

Malefoy avait passé le plus long du voyage à somnoler, les yeux rivés sur la vitre, un sourire satisfait aux lèvres. Sa vengeance flamboyante envers ceux qui avaient osé se moquer d'eux, et envers ceux qui avaient osé assister cette humiliation, l'avait comme apaisé. A présent, il semblait s'être endormi, sereinement, ce qui n'avait rien d'étonnant, vu l'heure tardive... ou matinale, question de point de vue.

Face à lui, Lucrécya, elle, était éveillée. Peut-être même plus éveillée qu'elle ne l'avait jamais été. Elle n'avait pas réussi à fermer l’œil une seule seconde, et ça, c'était déjà un exploit en soi. Parce qu'en dix-huit ans d'existence, elle n'avait jamais eu le moindre problème pour s'endormir n'importe où, n'importe quand. Que ce soit dans un dortoir rempli d'orphelins ronflants ou sanglotants, au beau milieu d'un cours peu passionnant, en pleine fête Zêta pendant que la sono hurlait à plein volume, et même, une fois, sur le sort de coussinage de son balai, la joue contre sa batte, pendant un match de quidditch soporifique contre les Poufsouffles qu'elle était certaine de gagner.

Mais pourtant, même le roulis régulier du train, ou le doux clapotis de la pluie contre la fenêtre n'arrivait à la relaxer.

Elle n'était plus menacée. Sa vie n'était plus en danger - elle ne l'avait jamais été, en fait. Et Malefoy et elle s'étaient vengés et défoulés comme il se devait. Alors, forcément, elle aurait du se sentir mieux. Soulagée. Et sereine.

Mais ce n'était pas le cas.

Le sommeil lui filait entre les doigts. Son cœur était lourd, sa tête toute embrouillée. Et elle aurait aimé éclater en sanglots, pour se purger une fois pour toute de son trop-plein de mal-être... mais ses yeux écarquillés restaient désespérément secs.

Elle réfléchissait à ce que Malefoy lui avait dit. Ce dernier vivait maintenant avec Mali... et c'était une bonne chose. Une excellente chose, même. C'était sans doute pour ça que sa BFF s'était faite si rare et si peu disponible ces derniers temps : elle profitait à nouveau de son couple. Lulu en était contente pour elle, sincèrement : la pauvre ex-Gryffondor en avait tellement bavé ces derniers mois qu'elle méritait bien sa part de bonheur. Et même un rab en plus pour la peine.

Non, ça, c'était coolos. Ce qui l'était moins, c'était la raison pour laquelle Drago avait déménagé de chez les Flint : parce que Marcus l'avait sommé de le faire. Pour pouvoir passer plus de moments seuls avec Lucrécya. Pour pouvoir agrandir leur petite famille. Et il avait décidé de tout ça sans le dire à Lulu.

Et le pire, dans tout ça, c'est que la brunette comprenait pourquoi il avait décidé de ça. Tout comme elle comprenait pourquoi il ne lui avait rien dit. Ce n'était pas pour lui dissimuler quoique ce soit, non ; c'était parce qu'il pensait qu'elle pensait pareil. Il était persuadé d'être dans un couple parfait. Il n'avait pas besoin de la prévenir, puisqu'elle était censée penser et ressentir la même chose. Ils étaient censés être sur la même longueur d'ondes.

Et ils l'avaient été, autrefois.

Lucrécya soupira, le regard triste. Depuis quand ce n'était plus vrai ? Depuis qu'elle était tombée enceinte ? Non, même pas : quand ils avaient appris la nouvelle, les deux Serpentards qu'ils étaient alors s'étaient serrés les coudes, en mode "nous deux, seuls contre le monde entier". Et ça avait été génial.

C'était après que ça s'était dégradé. Sans que Lulu ne s'en rende vraiment compte. Petit à petit, un grain de sable à la fois dans l'engrenage parfaitement millimétré de leur relation. Les engueulades parentales. Le mariage dont elle ne voulait pas. Et Rufus. Oh oui, au dessus de tout Rufus, qu'elle ne détestait pas, mais à qui elle en voulait bien trop pour pouvoir l'aimer comme il le méritait...

En sifflant, le train entra en gare de Londres. Et, dans les premières lueurs de l'aube, les deux amis prirent le chemin moldu qui menait à la WoW University, dans une rame de métro quasi vide. Puis, à pieds, le long des quais déserts à cette heure matinale.
Ils n'échangèrent que peu de mots, et Drago ne revint pas sur les révélations fracassantes de la batteuse. Lulu n'aurait pas su dire si c'était une bonne chose ou pas. Elle ne savait pas si elle avait envie d'en parler ou pas. Mais une chose était sûre : elle ne parvenait pas à apaiser son esprit.

Arrivée aux abords de Mysteria Lane, Lulu dit au revoir au blondinet, avant de marcher d'un pas lourd vers la maisonnette qu'elle partageait avec son mari. Tout en réalisant à quel point elle était jalouse de Malefoy.

Oui, elle était jalouse de lui, comme elle était devenue jalouse de tout le monde, sans vraiment se l'avouer. Elle était jalouse de Malefoy, et de comment il avait réussi à gérer sa vie en s'affranchissant de sa famille toxique. On lui avait dicté un choix qui ne lui plaisait pas, et il l'avait rejeté. Difficilement, mais il l'avait fait. Tout ce qui en avait découlé, le bon comme le mauvais, n'avait pas de prix : c'était ça, la liberté.

Lucrécya était aussi jalouse de McComique, de sa façon d'être ce qu'elle voulait être, et de se foutre au passage de ce que les gens en pensait.
Elle était jalouse de Malicia, et de son intelligence supérieure, qui lui ouvrait des portes qui seraient toujours hors de portée pour Lulu.
Elle était même jalouse de Griselda, de son insouciance en toutes circonstances et de sa facilité à faire ce qu'elle voulait, quand elle voulait. Le premier à tenter d'imposer quoique ce soit à cette irlandaise fofolle n'était certainement pas né.

Donc oui, Lucrécya était jalouse d'eux. Viscéralement. Eux, ils étaient libres. Elle ne l'était plus.
Eux, pouvaient faire leurs propres choix. On avait décidé pour elle ce que serait sa vie il y a des mois déjà. Et ça la foutait en l'air à petit feu.

Elle s'arrêta devant sa porte d'entrée, et se figea. Il lui semblait qu'elle n'avait jamais été aussi lasse de toute son existence, et ça n'avait rien à voir avec la blague de mauvais goût que lui avait fait les autres clampins. Sa panique avait simplement fait remonter à la surface tout ce qui n'allait pas en elle... et à présent ça ne voulait plus redescendre.

Elle soupira et entra , la tête basse.

Assis à  la grande table ronde du salon, devant des tartines beurrées et une tasse de café fumant, Marcus leva une tête encore ensommeillée, et considéra l'Alpha en souriant. Il tenait sur ses genoux Rufus, qui babillait et bavait tout à la fois.

-Oh salut mon p'tit Cognard ! lança le PAF. C'était bien ton truc à Poudlard ?

-Non, répondit Lulu d'une toute petite voix.

-Ah, merde. Hé, au fait, tu devineras jamais : chuis un loup-garou ! Dingue, non ?

-Ah...

L'annonce ne fit ni chaud ni froid à la batteuse. Parce que c'était toujours le même Marcus qui se tenait devant elle, et qui lui souriait de toutes ses dents. Marcus, le premier et seul mec qu'elle avait jamais aimé. Marcus, qui supportait ses colères et ses lubies bizarres, sans jamais se plaindre. Marcus, qui rigolait à toutes ses blagues, même aux plus foireuses. Marcus, qui ne l'avait jamais considéré comme une petite chose  fragile à protéger sous prétexte qu'elle était une fille, ni comme une meuf pas féminine parce qu'elle maniait trop bien la batte.

Marcus, qui semblait se complaire dans leur situation, comme si c'était la chose naturelle du monde. Parce que pour lui, ça l'était.

Mais ça ne l'était pas pour elle.

-Je suis désolée, articula-t-elle. Je dois partir.

Le PAF fronça les sourcils :

-Partir où ?

Sous le regard étonné de l'étudiant, elle explicita, en déglutissant :

-Je te quitte.

Elle réprima un hoquet, et ferma les yeux.
Elle était peut-être une génitrice, mais elle ne voulait pas être mère.
Elle était peut-être amoureuse, mais elle ne voulait pas être la femme de quiconque.
Elle ne voulait plus qu'on décide pour elle.

C'était sans doute le pire choix du monde. Un choix égoïste, et qui la ferait souffrir. Qui la faisait déjà souffrir atrocement. Mais c'était SON choix.

Elle fit vivement volte-face et sortit dans la fraîcheur du matin, les joues baignées de larmes que son mari, abasourdi, ne vit même pas.





Mes RPs du Moment !


Broken Mirror, avec Malicia McGuire

Welcome to Motel Alabama, avec Isaac O'Callaghan

Like a broomstick in the wind, avec Enola Powell et tous ceux qui le veulent !
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Le Poudlard Express sifflera trois fois

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