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 L'Amour à l'Irlandaise

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MessageSujet: L'Amour à l'Irlandaise   Mar 5 Avr 2016 - 20:35

L'Amour à l'Irlandaise
AVEC : Drago & Griselda
PRIVÉ / PUBLIC : Privé
DATE : Mardi 16 Mars


Le temps avait passé depuis le bal de la Saint Valentin, et Griselda se sentait bien. Très très bien même. Quelque chose de merveilleux était arrivé dans sa vie, et du coup, elle avait envoyé valser tout ce qui n'allait pas ces derniers temps dans sa caboche. Et ça faisait un bien fou ! Exit les prises de tête amoureuses avec Cucus, ou tou(te)s les autres ! Tout allait bien dans le meilleur des mondes !

Elle enjamba un amoncellement de fringues sales de Lucrécya, et des sacs-poubelles éventrés remplis des ordures de Lucrécya, que Lucrécya avait promis (par grognement) de sortir la semaine précédente. L'Irlandaise s'assit nonchalamment à sa table à manger, et, d'un tout petit coup de baguette, fit voler jusqu'à l’évier la vaisselle sale de Lucrécya. La garçonne recouvrit de lait de vachedelune le fond de céréales chocolatées que Lucrécya avait daigné lui laisser dans le paquet. Puis elle versa une lichette dudit lait dans une soucoupe, pour le boursouflet appartenant à Lucrécya, et que Lucrécya oubliait quotidiennement de nourrir. La bestiole remercia la POP d'une léchouille sur la joue, et cette dernière sourit en mangeant ses Chocapop's.

Ah oui, y'avait ça aussi, elle avait de nouveau une colloc. Et c'était plutôt cool d'avoir à nouveau une colloc ! Même s'il faudrait bien un jour qu'elle demande à Lululaberlue une participation au loyer. Ou aux courses. Ou aux tâches ménagères.
Ouip, à la réflexion, Lulululu faisait pas grand chose à par se terrer 23 heures sur 24 dans l'ancienne chambre de Joufflue. Là, soit elle dormait (avec sa batte) et mieux ne valait pas la déranger sous peine de représailles (avec sa batte), soit elle écoutait des groupes de métal sorcier tonitruants, tels Les Dragons Rouges de la Haine ou Les Eviscérateurs de Moldus, qui s’époumonaient tant qu'ils en fendaient les verres de Grigri.

Celle-ci haussa les épaules. L'Alpha devait avoir ses raisons pour faire ce qu'elle faisait. Ou pas. C'était pas grave.

A la fin de son petit déjeuner, la maigrichonne balança par magie son bol dans l’évier, et y lança un récure-tout qui se mit à mousser tout seul. Puis, en gambadant, elle glissa dans la salle de bains, sauta au dessus d'une nouvelle pile de vêtements Lucrécyesque, et se planta devant le grand miroir. Elle se brossa consciencieusement les dents en souriant.

-Pas la peine de sourire, t'es un vrai laideron ! Pouffa le miroir.
-N''importe quoi, chuis canon ! Rétorqua-t-elle.

L'Irlandaise, pas perturbée pour un coup, sortit en sifflotant de la pièce. Elle enfila un manteau, et sortit. Elle leva alors les bras au ciel, plantée sur le trottoir, devant chez elle :

-Bonjour le Soleil ! Bonjour les Oiseaux ! Bonjour bonjour bonjour !

Un corbeau juché sur sa boîte aux lettres la regarda de travers, puis croassa méchamment, avant de s'envoler à tire d'ailes. Mais cela n'atteignit pas la bonne humeur de la jeune femme, qui gambada à travers de Mysteria Lane en faisant danser ses bras. Y'avait pas à dire, la vie était belle !

Arrivée devant la maisonnette aux briques jaunes de Malicia, Griselda toqua longuement à la porte, un gros sourire aux lèvres.

Au bout d'un moment, la porte s'ouvrit, et un blondinet aux cheveux ébouriffés et aux yeux encore engourdis de sommeil, un mug fumant à la main, apparut. Il considéra sa visiteuse, et soupira :

-Oh, O'Neil. C'est toi.

Le sourire de la jeune femme s'accentua :
-Bonjour bonjour bonjour mon petit gominé dégominé ! Tout va bien pour toi ?
-Ça allait... jusqu'à présent. Malicia n'est pas là.

Il fit mine de fermer la porte... mais Gri l'en empêcha en glissant son pied dans l'embrasure :

-Meuh non c'est pas Malichouquette que je suis venue voir... mais toi !

Une fois de plus, Drago soupira :

-Oh, fichtre.
-Ouip, tu l'as dit ! J'ai quelque chose à t'annoncer !
-Non merci. Au revoir O'Neil.
-Attends attends attends ! Insista la jeune femme. Je sais que ça va être douloureux, mais il te faut faire face !

L'AAA soupira :

-Soit. Fais donc vite ton annonce, et rentre chez toi.

Gri hocha la tête, soudain sérieuse :

-C'est une annonce que je voulais faire à tous mes ex, mais il reste que toi.

Malefoy se frotta les yeux.

-Tu m'en diras tant.
-Bah oui : Cucus a pas voulu être mon gars donc il a pas voulu être mon ex non plus, j'ai rien pu annoncer à mon Grand Poilu parce qu'ils se sont entre-trucidés avec Chlorofille, et Lucrécya-cya-cya a dit qu'elle s'en fichait ! énuméra la garçonne sur sa main.
-Tu m'en diras t.... Attends voir. Pourquoi mets-tu Rincevent dans ta liste d'ex ?
-Bah t'étais pas au courant ? S'étonna Gri. Entre elle et moi c'était chaud bouillant !... mais ça a pas duré. Sans doute que c’était trop passionnel.

Drago grimaça de dégoût, puis fit un geste agacé de la main :

-Oui, bon, bref. Viens en au fait, O'Neil.
-D'accord. Tu préfères pas t'asseoir avant ?
-Non.
-Tu es sûr ?
-Oui.
-Parce que ça va te faire un sacré choc.
-VIENS EN AU FAIT !

Griselda hocha la tête :

-D'accord, mais ne m'en veux pas si je blesse ton petit cœur, car...

L'irlandaise prit une longue inspiration, et beugla, en levant les bras au ciel, les yeux écarquillés :

-...J'AI UN PETIT AMI !!!


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MessageSujet: Re: L'Amour à l'Irlandaise   Mer 6 Avr 2016 - 22:20

Un long silence suivit l'annonce de Griselda O'Neil. Silence durant lequel Drago plongea son regard glacé et indifférent dans celui de l'irlandaise. Comme à l'accoutumée, les yeux de la garçonne étaient grands ouverts : une inquiétante lueur d'exaltation y brillait, ce qui n'augurait rien de bon.

Un corbeau noir choisit ce moment pour passer lentement au-dessus de leurs têtes et ses croassements brisèrent momentanément la froideur de l'ambiance. Les bras d'O'Neil commencèrent à lui faire sentir qu'il était grand temps de regagner leur position initiale.

-T'as entendu, mon p'tit gominé ? coassa-t-elle.

-Oui, répondit l'Alpha avec méfiance.

-T'as bien bien bien entendu ?

-Oui.

-Et qu'est-ce que t'as entendu ?

-Que tu avais un petit-ami ?

-Et ça te fait quel effet ?

Drago prit une longue gorgée de son thé fumant. Puis, il tourna négligemment les talons et referma la porte comme si l'irlandaise n'avait jamais existé. Il se débarrassa de sa tasse et d'un coup de baguette, alluma une cigarette, les sourcils froncés. Il bascula la tête en arrière et soupira d'aise en sentant la nicotine s'infiltrer lentement ses veines. Il pouvait enfin penser clairement et retrouver le fil que suivaient ses pensées avant d'être interrompu.

Il avait quatre longues heures avant de devoir se rendre à son cours d'enchantement. Il aurait pu aller travailler. Cependant, il n'en ressentait pas le besoin : cela faisait plus d'un mois que le Doyen avait cessé de lui envoyer des lettres de menaces. De plus, la perspective de demeurer quatre heures en présence d'Ezzechiel McGuire et de sa cohorte de bras cassés lui donnait des envies de meurtre.

Un mince sourire sadique éclaira son visage alors qu'il soufflait la fumée de sa cigarette.

Il aurait tellement aimé que ce dernier n'interrompe pas sa dernière tentative de frire les doigts d'Angus MacMalden. L'imbécile était pourtant à deux doigts, mauvais jeu de mots mis à part, de plonger la main toute entière dans l'huile bouillante pour prouver sa témérité. Sans doute y aurait-il plongé tout le bras si Drago avait eu le temps d'insister... Ç’eut été tellement divertissant.

L'Alpha Alpha Alpha avait grandement besoin de se passer les nerfs et il avait deux bonnes raisons pour cela. La première, était que Grandiflore avait disparu, emportant avec elle, toute possibilité que, et bien, Drago la fasse disparaître lui-même. Il abhorrait la perspective de ne pas pouvoir se venger des méfaits de la dryade envers sa petite-amie. Ce qui l'amenait à sa seconde raison : Titus Reynolds. Le cowboy avait lui aussi disparu et une fois encore la dryade était liée à cela. Drago n'aurait jamais cru pouvoir s'acoquiner avec quelqu'un de la sorte de Reynolds auparavant. Désormais pourtant, le Gamma Phi Ortie était son bro, au delà même de ce stupide pacte de "brotitude", idée peu éclairée de Flint, qu'il avait pourtant juré de respecter lors d'une soirée arrosée. La tristesse mise à part, Drago souhaitait ardemment sa revanche, et regrettait amèrement de ne pouvoir l'obtenir.

Dieu merci, il y avait Malicia. Avec elle tout se passait pour le mieux, à leur façon du moins. Il n'y avait en effet pas eu un jour où ils ne s'étaient pas disputés : un excellent indicateur d'harmonie pour eux, d'autant plus qu'ils avaient découvert un concept des plus intéressants, et dont la simplicité tenait en trois mots : réconciliation. sur. l'oreiller. C'était à croire que lui comme elle trouvaient délibérément des sujets de conflit. Ce qui n'était bien sûr pas le cas, quoique...

Tout en entrant dans la salle de bain, Drago sentit à nouveau un sourire poindre sur ses lèvres.

La liste de leurs sujets de différents était infinie, il n'y avait qu'à les regarder. Il était un Alpha confirmé, elle était une Zêta de plus en plus affirmée. Il vivait selon le dogme des Serpentards, le moindre de ses pores respirait la Gryffondor. Il voyait le monde en blanc et noir, elle y voyait une myriade de coloris. Il leur était tout bonnement impossible de trouver un commun accord, et ils prenaient le plus grand des plaisirs à ce que cela demeure ainsi. En somme, il était au paradis.

Drago sortit de la douche, et saisit ses vêtements. Tout en achevant de boutonner sa chemise, il interpella le miroir d'un mouvement de tête autoritaire :

-De quoi ai-je l'air ?

La glace poussa un long gloussement de jeune fille en fleur en s'embuant et Drago mit son col en place avec un petit sourire satisfait. Il ouvrit la porte et manqua de bondir :

-O'Neil ?!

-Tu m'as pas répondu mon p'tit gominé ! s'exclama l'irlandaise.

-Répondu à quel sujet ?! s'énerva l'Alpha Alpha Alpha.

-Pour mon p'tit ami, pardi ! Ça te fait quel effet ?

Drago la saisit par la manche et entreprit de la tirer hors de la pièce :

-Je m'en contrefiche. Sors de chez moi.

-C'est où chez toi ?

L'attrapeur leva les yeux au ciel alors qu'ils descendaient les escaliers :

-Ici.

-Je croyais qu'ici c'était chez Malilili.

-Nous vivons ensemble.

-Elle m'a dit qu'elle t'hébergeais.

-Cela m'étonnerait grandement : nous vivons ensemble.

-Elle m'a dit que c'était temporaire. Regarde ce journal !

L'irlandaise lui tendit une copie du Magyar Déchaîné sur laquelle Drago, en tenue d'Adam et un drap noué sur les épaules en guise de cape prenait la pose, le pied sur la table du salon, un air conquérant sur le visage. Le titre indiquait grossièrement : "Ruiné, il monte un théâtre fripon pour arrondir ses fins de mois !!!" Drago saisit les pages :

-Cela ne parle absolument pas du fait que Malicia m'héberge temporairement, finit-il par remarquer.

O'Neil haussa les épaules :

-Je sais.

-Pourquoi me montres-tu cela ?!

-Je sais pas. Alors ?

-Alors quoi ?

-T'en penses quoi ?

-Je penses quoi... de qui ?

-De mon petit-ami !

Drago ne répondit rien. Devant son silence, Griselda leva les yeux au ciel :

-Oh la la ! T'es vraiment devenu bête, mon p'tit gominé ! Faudrait vraiment que t'arrêtes de te servir de ton cerveau du bas et que tu refasses marcher celui du haut !

-Mon cerveau du...

Le regard de l'Alpha Alpha Alpha se durcit:

-Sors. De. Chez. Moi.

-Mais... et ce que je viens de te dire...

-Je me fiche de ton petit-ami, O'Neil.

-Bah pourquoi ?

-Parce que je me moque de ta vie, grinça Drago. Je n'ai que faire de qui tu côtoies et je te prie de bien vouloir ne plus venir abuser de mon temps avec ces balivernes.

Drago poussa Griselda dehors.

-Oh toi... t'as des doutes ! Fit la voix de l'irlandaise de l'autre côté de la porte.

Drago leva les yeux au ciel et rouvrit :

-Quoi encore ? Répartit-il sur un ton cinglant.

-Tu doutes que j'ai un petit copain ?

-Absolument pas. Je m'en...

-Si, tu doutes. insista la garçonne, sans se départir de sa bonne humeur. Pas grave ! Je vais te prouver qu'il existe. Viens, on va chez lui !

Drago se passa la main sur le visage, exaspéré.

-Où habite-t-il ?

-Dans la forêt maudite du Péril éternel et de l'Agonie sans fin !

-Dans la... répéta Drago avant d'hausser le ton, non sans agacement. Je te demande pardon ?!

-Viens j'te dis !

Griselda le tira hors de la maison jaune, en s'esclaffant comme seule une personne de son calibre pouvait le faire.



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MessageSujet: Re: L'Amour à l'Irlandaise   Sam 16 Avr 2016 - 15:42

La Forêt Maudite du Péril Éternel et de l'Agonie Sans Fin, était un joli petit bosquet qui jouxtait l'un des nombreux parcs entourant Mysteria Lane. Quoiqu'à la réflexion, il n'était pas très joli. Ni vraiment petit. Et c'était plus une jungle sauvage inhospitalière bourrée de créatures fantastiques sauvages et de magie douteuse, qu'un bosquet.

Mais tout cela ne semblait pas déranger le moins du monde Griselda. Cela faisait un long moment qu'elle tirait Drago à travers ladite Forêt Maudite du Péril Éternel et de l'Agonie Sans Fin. Et, à sa grande surprise, le blondinet n'avait pas l'air bien motivé. Ni bien rassuré, à la réflexion.

Était-ce parce que, malgré le temps clément de cette journée de mars, il faisait froid et humide là dedans ?
Ou parce que bien parce que, bien que la matinée soit bien avancée, aucun rai de lumière ne perçait l’épaisse obscurité des épais arbres aux feuilles sombres ?
Ou parce que l'endroit faisait froid dans le dos, avec les visages noueux formés par les troncs des arbres, les cris inhumains des bestioles autour d'eux, et les yeux rouges et luisants qui les suivaient du regard, tapis dans les buissons de ronces ?

Aucune de ces réponses ne sembla acceptable à l'Irlandaise. Y'avait pas à dire : il était vraiment bizarre, ce Drago. M'enfin, tant pis.

Baguette sous lumos pointée devant elle, la garçonne courait presque, en gloussant de plaisir. Ils étaient parvenus si loin des habitations de la fac, qu'on n'entendait rien autour d'eux. Rien, hormis le crissement des feuilles sous les semelles de la maigrichonne, les grognements inhumains de créatures invisibles qui auraient glacé le sang de n'importe qui... et Gri, qui chantonnait, fière d'elle.

-Je suis géniale ! Je suis géniale ! ♪ Tout le monde est fou de moi, parce que je suis géniale ! ♫

Elle tourna la tête sur le jeune homme qu'elle tirait en avant :

-Ahah tu vois que j'ai vraiment un petit-ami !
-Cette escapade forestière forcée ne prouve rien, soupira Malefoy.
-Ahah mais si ! Sinon pourquoi je t'aurais emmené ici ?
-C'est bien là la question, maugréa le blondinet. Puis-je rentrer chez moi à présent ?
-Ahah non ! Je vais te prouver que mon petit ami existe parfaitement !

Drago pesta en manquant de trébucher sur une racine, puis grommela :

-Dis, O'Neil...
-Ouiiii ?
-Qui est le malheureux élu ?
-De qui de quoi ?
-Ton pseudo petit ami, précisa l'Alpha. Comment se nomme-t-il ?

La jeune femme parut pensive :

-Euuuh...

Drago eut un sourire en coin, comme s'il était heureux de prendre l'irlandaise de cours.

-Mmh ? Tu ne t'en souviens pas ? Comme c'est étrange, pour un petit ami censé exister parfaitement...
-T'es bête ! Bien sur que je m'en souviens ! Son petit nom, c'est ''Euuuh'', je te dis !

Malefoy la gratifia d'un regard blasé.

-Euuuh.
-Oui.
-EUUUH.
-Oui.
-Son prénom est Euuuh, insista-t-il.
-Oui, acquiesça Griselda. Ou Uurghhl.
-Uurghhl ?
-Ou Armpfghh. Ou peut-être bien Mphhfffpffffpfffmm.

Drago leva un sourcil, et la fofolle rigola :

-Oui je sais, j'arrive pas à le prononcer comme il faut.
-Oui ça doit être ça, insinua le blondinet, suspicieux.

Un bref silence retomba. Mais il fut vite effacé par la voix rêveuse de la maigrichonne :

-C'est p't'être bien Mmhfffgrûll. Je suis pas sûre d'avoir bien saisi.

Malefoy plissa ses yeux acier.

-C'est étrange tout de même...
-Mais non, c'est des noms scandinaves, voilà tout.

L'AAA n'eut pas l'air convaincu :

-Scandinave. Vraiment.
-Tout a fait ! S'enthousiasma la Pi Omicron Pi. Ça m’étonnerait pas que mon nouvel amoureux descende droit de beaux vikings très graou-graou.

Tout évitant une grosse branche aux allures squelettiques qu'il ne faillit pas voir dans la pénombre, l'Alpha secoua la tête :

-Cela ne me semble absolument pas scandinave.
-Ah bon ? T'es sûr ?
-Tout à fait sûr.
-C'est de quelle origine selon toi ? Demanda Gri, intéressée.
-Aucune. Tous ces noms m'évoquent plutôt une personne essayant de parler avec un bâillon.

Gri émit un petit rire. Elle stoppa net son pas, et tourna la tête vers son interlocuteur, un sourire inquiétant aux lèvres.

-Voyons Dragonouchet, on dirait presque que tu insinues que j'ai profité de la faiblesse d'un pauvre gars pour le frapper violemment par surprise avec un objet contondant... Et ensuite quoi ? Je l'aurais ligoté et profité de sa demi-conscience pour le traîner jusqu'au fond des bois ? La, je l'aurais bâillonné afin qu'il ne hurle pas son désespoir, et je l'aurais enchaîné au fin fond d'une vieille cabane de trappeur abandonnée, afin qu'il soit à moi, rien qu'à moi, pour que je clame partout avoir un petit ami ? Et il serait resté là jusqu'à ce que sa peau flétrisse, ce qui n'aurait pas à arriver puisque dans mon amour passionnel j'aurais sans doute omis de le nourrir et de l'abreuver ? Et c'est ce malheureux à moitié momifié mais toujours à la limite du vivant que dans ma folie furieuse je voudrais te présenter ? C'est ça que tu penses ?!

Drago soutint le regard de la garçonne.

-Et... c'est le cas ?

La réponse de l'Irlandaise ne vint jamais.
Elle se contenta de remonter sa baguette en mode lumos sous le menton, ce qui fit danser des ombres inquiétantes sur son visage. Puis, elle se mit à chuinter de rire, lentement, les yeux étrangement ronds et fixes. Au bout d'un moment trop long, elle haussa les épaules et se remit en route, tout en tenant fermement le poignet de l'AAA.

Ce dernier ne put s’empêcher de déglutir.


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MessageSujet: Re: L'Amour à l'Irlandaise   Mer 27 Avr 2016 - 21:58

A mesure que lui et O'Neil s'enfonçaient dans ce qui devait être la forêt la plus sinistre qu'il lui eut été donné de voir, les craintes de Drago concernant l'hypothétique petit-ami de l'irlandaise ne cessaient de croître. Quelle personne sensée aurait accepté de vivre dans ce lieu de perdition ? L'endroit était humide, désespérément privé de lumière et à l'évidence, propice aux pires desseins. Les lieux empestaient la magie noire. Ils auraient pu accueillir un mage en déroute, un troll, sans le moindre doute... mais un être humain normal ? Drago ne parvenait pas à s'y résoudre. En toute franchise, l'Alpha Alpha Alpha ne voyait qu'une seule et unique conclusion vraisemblable : le petit-ami de Griselda O'Neil n'existait probablement pas. Il en aurait mis sa main à couper.

-Mais puisque je te dit qu'il existe, mon petit gominé ! répéta une nouvelle fois la garçonne entre deux crises de rire qui n'engageaient guère à la croire.

Drago soupira :

-Il existe ?

-Oui !

-Glurg existe ?

-Et comment ! Et c'est pas Glurg mais Euuuh Armpfghh Mphhfffpffffpfffmm Mmhfffgrûll.

-Il existe ? insista Drago, toujours perplexe.

-Oui ! affirma la Pi Omicron Pi aux yeux globuleux.

L'Alpha se pinça l'arrête du nez. Il regrettait de plus en plus amèrement de ne pas avoir trouvé le courage d'aller au McGonagald's. Subir l'inconsistance de ses collègues était à y regarder de plus près une sinécure à côté de l'irlandaise et de ses lubies.

-Admettons que je veuille bien te croire, O'Neil, reprit-il, en évitant la branche d'un arbre qui ressemblait à s'y méprendre à des doigts crochus, Admettons qu'il existe bien un individu nommé...

-Euuuh Armpfghh MphhfffpffffpfffmmMmhfffgrûll. le compléta la jeune garçonne avant d'ajouter, comme s'il s'agissait d'une évidence. Avec deux "L".

-Peu importe. Admettons cela. Dans le cas fort improbable où un tel individu aurait le malheur d'exister, pourquoi aurait-il choisi de se faire appeler ainsi, et dans ce cas, ne se serait-il pas mort de honte d'avoir à porter un tel prénom ?

-Moi, je trouve ça exotique. répartit, O'Neil, rêveuse.

-Exotique ?!

-Bah, oui. C'est exotique le scandinave.

-Ce n'est pas scandinave. O'Neil, comprenons-nous bien : "Om Rajesh Kapoor" est exotique. "Ours qui court dans le ruisseau mais qui jamais ne s'en éloigne" également. Mais....

-Euuuh Armpfghh MphhfffpffffpfffmmMmhfffgrûll ?

-Oui. Ce prénom n'a rien d'exotique. C'est à l'évidence le râle d'une personne sur le point de rejoindre son créat...

Drago interrompit son argumentation, le temps de laisser un hibou émettre un hululement lugubre. La solution de l'affaire venait de lui sauter aux yeux. Si ce prénom sonnait comme un râle, c'était sans aucun doute parce que c'était le cas. La probabilité pour que l'irlandaise ait enlevé un pauvre hère et l'ait séquestré de longues semaines dans une cabane au fond des bois n'était pas à écarter. Après tout, O'Neil était coutumière de ce genre d'agressions.

Une goutte de sueur froide descendit le long de sa nuque.

Oui, cette irlandaise était tout à fait du genre à commettre ce genre de forfait. Ne l'avait-elle pas enlevé lui aussi pour le cloîtrer dans la cave des Flint il y a de cela plusieurs mois ?

Instinctivement, il toucha du bout des doigts sa baguette au fond de la poche de son pantalon.

-Qu'est-ce que tu fait ? l'interrogea brusquement la Pi Omicron Pi.

Drago eut de la peine à cacher sa surprise :

-Absolument rien. Parle-moi de ton petit-ami.

Griselda sembla étonnée par ce soudain intérêt envers ledit Euuuh Armpfghh Mphhfffpffffpfffmm Mmhfffgrûll.

-Tu veux que je te parle de mon petit petit petit ami ?

-Oui. répondit prestement Drago avec un sourire aussi bref que factice. Je serai ravi d'en savoir plus sur la personne qui partage ta vie. Tu me connais, je suis on ne peut plus altruiste.

Sa main se crispa sur sa baguette.

-Comment l'as-tu rencontré ?

O'Neil haussa les épaules, tout en poursuivant sa route à travers le sentier, qui devenait de plus en plus sombre et recouvert de ronces inhospitalières.

-Oh, tu sais, tout ça, tout ça...

-Vous passez beaucoup de temps ensemble ? poursuivit Drago sur un ton inquisiteur mêlé d'appréhension.

-Boarf. Comme ci, comme ça.

-Quels sont ses hobbies favoris ? insista l'Alpha, qui trouvait ce manque de précisions de plus en plus suspect.

-A part faire de bisous dans notre cabanon d'amour et se rouler dans les orties ? s'enthousiasma l'irlandaise.

Drago leva les yeux au ciel avec mépris tandis qu'elle jaugeait longuement la question.

-Oh tu sais... commença la mythomane.

-A quoi ressemble-t-il ?! lança Drago, sur un ton péremptoire.

Griselda passa devant lui, et écarta d'un coup de baguette des filets du diable qui avaient entrepris de lui enserrer les chevilles.

-Ah ça, c'est facile, mon petit gominé. Il a des cheveux très clairs, le teint très pâle et la voix traînante ! eut-il la surprise d'entendre.

Drago fronça les sourcils :

-Des cheveux très clairs, le teint très pâle et la voix traînante ? répéta-t-il. O'Neil, serais-tu en train de te moquer de moi ? C'est mon portrait craché ! Tu ne comptes tout de même pas m'enlever à nouveau ?!

Il remarqua avec appréhension qu'ils avaient stoppé devant la porte tâchée de sang d'un cabanon vermoulu. A sa grande horreur, l'irlandaise partit d'un grand rire inquiétant. En fin de compte, elle retrouva son sérieux et désigna de la pointe de sa baguette l'entrée du coupe-gorge :

-Entre là-dedans.



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MessageSujet: Re: L'Amour à l'Irlandaise   Ven 6 Mai 2016 - 14:40

Drago fronça le nez, passablement dégoûté.

-Je ne rentre pas là dedans.
-Ben si, affirma Gri.
-Non.
-Mais c'est là où vit le futur monsieur O'Neil !
-Je n'en ai cure. Je ne rentre pas dans un taudis pareil.

L'irlandaise pouffa de rire.

-Pour un AAA désargenté je te trouve bien difficile !

Le jeune homme lui lança un regard torve :

-J'ai peut-être effectivement perdu ma fortune, mais pas encore ma santé mentale, O'Neil ! Et je refuse de poser le pied la dedans.

Griselda haussa les épaules. Décidément Drago était très taquin aujourd'hui ! Entre son humour caustique, ses insinuations hilarantes et ses faux refus... c’était vraiment un boute-en-train ! Griselda rigola sous cape : elle avait tout pigé. Drago jouait visiblement à un jeu. Mais Grigri n'était pas la dernière des joueuses ! Elle se glissa derrière Drago, l'air de rien... et, tout en hurlant subitement, le poussa sur l'entrée fermée de la mansarde.

En glapissant, le pauvre malheureux déséquilibré fonça sur la porte vermoulue, qui s'effondra sous son poids. Une épaisse fumée de poussière s'éleva, autour de Griselda qui souriait avec satisfaction. Elle fit un pas en avant, et regarda le blondinet tousser.

-Tu vois que t'es rentré, rigola-t-elle.

L'Alpha la fusilla du regard... puis fut interpellé par l'unique pièce du taudis, dans laquelle il venait d’atterrir. Le spectacle le laissa bouche bée.

L'intérieur était pire que ce que l'extérieur laissait présager. Tout était pourri, moisi, vermoulu. Une couche de poussière poisseuse couvrait le sol grinçant, l'unique chaise éventrée, et la table renversée. Des centaines de toiles d'araignée pendaient des poutres pourrissantes du plafond. Et le tout baignait dans une odeur de rat crevé caractéristique, qui donnait l'envie de sortir de là au plus vite.

-C'est cosy, chez mon chéri, hein ? Dit Griselda, tout sourire. Un peu rustique, mais cosy !

C'en fut trop pour Malefoy, qui se releva en un bond.

-Ça suffit ! J'en ai assez supporté pour aujourd'hui.

Il s'épousseta, et fit volte-face. Mais Griselda ne l'entendait pas de cette oreille : elle se mit en travers de son chemin, et écarta les bras devant la sortie, pour l'empêcher de passer par là.

-Mais non, tu dois rencontrer mon amoureux ! Tu l'as pas encore vu !
-Je m'en contrefous ! Je rentre chez moi !
-Non ! Tu dois rencontrer mon amoureux !

Elle se jeta sur le blondinet, et agrippa violemment son avant-bras, comme un aigles enserrant sa proie dans sa serre. Elle le tira, bon gré mal gré, devant un antique escalier en bois brinquebalant et vermoulu, bouffé par les mites, qui, si on devait en croire l'odeur immonde de souffre, descendait droit vers la bouche de l'enfer.

-O'Neil, lâche-moi ! Intima Drago, agacé.
-Non, mon p'tit gominé, il faut que tu rencontres mon amoureux !
-Non, je rentre chez moi !
-Mais il faut que tu rencontres mon...
-J'ai dit non !

Griselda lâcha sa victime. Elle plissa les yeux, et persifla d'une voix rauque :

-Alors tu ne me laisses pas le choix.

Malefoy, étonné par le changement de ton brusque de la POP, la considéra avec appréhension. Discrètement, il posa sa main sur sa baguette... mais l'irlandaise, plus rapide, pointait déjà la sienne sur son torse.

-Qu'est-ce que tu comptes faire ? Persifla-t-il.

Un bref sourire étira les lèvres de la maigrichonne :

-Repulso !

Drago perdit l'équilibre, et tomba en arrière dans l'escalier tremblant et poussiéreux. Après quelques roulades et autres rebonds douloureux, le malheureux atterrit finalement lourdement sur le dos, sur sol sableux de la cave.

Une forte odeur de renfermé et d'eau croupie lui agressa les narines. Un peu sonné, il ouvrit les yeux, et aperçut les innombrables chaînes rouillées et grinçantes, qui pendaient du plafond. Plafond lui-même recouvert de moisissures vertes et autres traces suspectes d'humidité.

Le tout était (mal) éclairé par une unique lampe faiblarde, qui se balançait doucement, en couinant.

Drago frissonna.

-Alors, tu l'as rencontré ? Fit la voix redevenue enjouée de la garçonne, provenant du haut des escaliers.

L'AAA endolori, cligna des yeux.

-Rencontré qui ? Grommela-t-il.

Apercevant soudain une silhouette, tapie dans un recoin obscur du coin de l’œil, il se redressa lentement, se retourna tout aussi lentement... et cria d'effroi.


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MessageSujet: Re: L'Amour à l'Irlandaise   Jeu 19 Mai 2016 - 20:43

Un soubresaut agita la silhouette recroquevillée qui se terrait au fond de la cave lugubre, puis un deuxième. Elle se mit brusquement en branle, tentant de se relever à grands renforts de gestes saccadés et de bruits d'os brisés. Finalement, sous le regard médusé de Drago, la chose se dressa de toute sa hauteur. En effet, il était impossible de qualifier ce que le blondinet avait en face de lui d'être humain.

La créature le dépassait de trois bonnes têtes et avait un faciès vaguement anthropomorphique. Ce visage était terreux et grumeleux, comme s'il avait longtemps était boursouflé de verrues. Il était fendu de part en part par une bouche à demi-ouverte faite pour pousser des râles de mort-vivant. Ce que la créature aimait manifestement faire. La tête cabossée de l'individu était bien trop petite comparé au reste du corps, lequel était recouvert d'une longue cape rapiécé et sale.

Le "petit-ami" de Griselda O'Neil tressauta en poussant un gémissement à vous glacer le sang. Il fit ce qu'il semblait être un effort suprême pour mettre en mouvement son bras. Persuadé que l' "homme" voulait en venir aux mains, Drago saisit sa baguette. Mais à ce moment précis, la main qui se levait vers lui, tomba du manteau et s'aplatit mollement contre le sol, le laissant bouche bée et incapable de prononcer un quelconque sortilège.

C'est le moment que choisit O'Neil pour se joindre à eux :

-Euuuh Armpfghh Mphhfffpffffpfffmm Mmhfffgrûll !

L'irlandaise, que l'apparence de l'habitant de la cave ne choquait guère, serra la créature gémissante dans ses bras :

-Tu m'as trop manqué, mon Grûllgrûll !

La phrase tira Drago de sa  stupeur :

-GrûllGr... Tu le serres dans tes bras ?!

-Bah... oui ! C'est mon petit petit petit ami !

-Ton soit-disant compagnon a perdu une main ! lança l'Alpha, revulsé.
-Quoi ?!

La Pi Omicron Pi considéra le sol alentour et ne vit rien. Elle se tourna vers Drago et s'esclaffa :

-Qu'est-ce que t'es drôle mon petit gominé ! Tu veux dire que Grûllgrûll a perdu la main avec les belles femmes comme moi parce qu'il vit dans une forêt !

-Non ! Il a bel et bien perdu un membre, et...

Drago cessa lui aussi de chercher la fameuse main en constatant qu'elle avait regagné sa place initiale et tressautait nerveusement sans que son hôte ne puisse en reprendre le contrôle et ne s'en formalise. Il saisit le bras d'O'Neil :

-Viens, nous partons.

-Bah pourquoi ? s'étonna la jeune femme alors que derrière aux, Mmhfffgrûll venait de se prendre les pieds dans sa cape et de tomber en arrière avec raideur.

L'attrapeur se pencha vers l'irlandaise :

-Parce que cet être n'est pas humain. affirma-t-il avec véhémence. Il en veut sans doute à nos âmes ou à notre sang.

Drago lança un regard dédaigneux à la créature qui se relevait mollement :

-Voire même les deux... insinua-t-il avec dégoût.

-Mais je l'aimeuh ! geignit O'Neil en gigotant comme un enfant de cinq ans.

Derrière elle, Mmhfffgrûll émit un long et inquiétant gémissement.

-Non, tu ne l'aimes pas. rétorqua fermement Drago. C'est un zombie.

-Ah bon, et si je l'aime pas pourquoi je voudrais lui rouler une galoche ?

-Je te demande pardon ?!

-Oui ! Si je t'ai amené ici, c'est pour que tu sois témoin de mon premier baiser avec Euuuh Armpfghh Mphhfffpffffpfffmm Mmhfffgrûll !

Les yeux de la Pi Omicron Pi se mirent à briller alors qu'elle joignait les mains, toute à sa lubie :

-Avec la langue...

Mmhfffgrûll sembla approuver ce dessein et hocha lentement la tête.  Aussitôt sa mâchoire se déboîta, laissant couler un long filet de bave luisante.

-As tu perdu la raison ?! manqua de s'étrangler Drago.

-Rha, ce que tu peux être coincé ! Faut pas toucher avant le mariage avec toi, c'est ça !

-Je te rappelle que j'ai déjà fauté avec toi. A mon grand dam.

-Ah ouais !

Griselda sourit :

-C'était torride, hein ?

Une expression de dégoût parcourut le visage de l'Alpha, qui préféra chasser le souvenir de son esprit au plus vite :

-Peu importe. Tu n'embrasseras pas ce mort-vivant.

-Mais puisque je te dis qu'il est pas mort !

-Et je te dis qu'il est au contraire bel et bien décédé et ce depuis des années !

Drago désigna Mmhfffgrûll qui avançait lentement vers eux, le pied traînant sur le sol poussiéreux, visiblement désarticulé :

-Ouvre donc les yeux O'Neil ! Ton petit-ami est mort ! Mort ! Il est passé de vie à trépas, il a péri au printemps de sa vie ! Il a rendu son dernier soupir ! Il mange les pissenlits par la racine ! Il paye sa dette à la nature, il a basculé dans l'ombre ! Dans l'ombre, te dis-je ! Et si nous ne partons pas maintenant, nous le rejoindrons ad Patres ! As-tu compris ?

Malgré son laïus, l'irlandaise ne sembla pas vouloir en démordre :

-Moi il m'a l'air tout ce qu'il y a de plus vivant !

L'Alpha leva les yeux au ciel :

-Cette créature n'est pas humaine et je vais te le prouver !

Sans plus attendre, Drago contourna en deux enjambées la créature qui tentait toujours de parvenir jusqu'à eux et tira violemment sur la cape qui la recouvrait.

Lui et O'Neil écarquillèrent les yeux :

-Oh ! laissèrent-il lentement échapper.



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MessageSujet: Re: L'Amour à l'Irlandaise   Ven 3 Juin 2016 - 17:38

Griselda ouvrit des yeux ronds : elle n'aurait jamais pu croire une chose pareille, mais son tout nouveau chéri était... était... mmh, comment dire...

-Des gnomes ?! S'écria Drago, plus surpris que jamais.

La garçonne se frotta les yeux, et considéra la silhouette de son bien-aimé. Oui, c'était ça. Des gnomes. En équilibre, empilés les uns sur les autres dans une grotesque pyramide gnomesque, pour donner à leur groupe vaguement humanoïde. D'eux d'entre eux, de chaque côté, tenaient fermement une grosse branche en guise de bras, surmontée d'un gant. Le plus laid et le plus gros de toutes ses petites créatures, au sommet, avait servi de tête à l'ensemble. Sans doute parce qu'il avait un crâne disproportionné par rapport à son corps, contrairement aux reste de ses camarades.

-F'chié on est r'péré ! Lança le gros de tête.

S'ensuivit un joyeux brouhaha, pendant lequel le « petit-ami » de Griselda se liquéfia, et se répandit en une dizaines de paires de petits pieds, qui laissèrent vite ses haillons vides.
L'irlandaise cligna des yeux, et considéra, hallucinée, la troupe des petits êtres qui fourmillaient devant elle.

-Par la pipe de St Canaclauq ! Lâcha-t-elle.
-Dieu qu'ils sont laids, persifla Drago entre ses dents.

Et sur ce point, la jeune femme devait lui donner raison : on aurait dit de vieilles patates germées et flétries à qui on aurait flanqué des bras et des jambes. Mais bon, elle n'était pas plus impressionnée que ça : elle était irlandaise, et en Irlande on avait l'habitude des créatures moches qui pullulaient. Comme les banshees. Ou les leprechauns. Ou les hooligans avinés après les matchs de rugby.

La maigrichonne posa ses mains sur ses hanches :

-Donc... Vous êtes des gnomes ? Demanda-t-elle.

Le gros qui semblait être leur chef s'avança d'un bond.

-Ouich des gnomes des bois, nous avouons tout !
-F'chié, fit un second.
-N'est r'péré, f'chié, grommela un troisième.

Le chef les fit taire d'un mouvement de sa minuscule main :

-Ouich. Moi c'étions Euuuh ! Et lui c'étions Uurghhl.
-F'chié, lui répondit le gnome désigné.
-Et lui c'étions Armpfghh. Et lui c'étions Mphhfffpffffpfffmm.
-F'chié, f'chié.
-Et lui c'étions Mmhfffgrûll. Et lui là bas, c'étions l'Jean-Jacques.
-Bien le bonsoir, répondit d'une voix pédante ledit Jean-Jacques.

Euuuh hocha la tête, et se tourna vers les quelques créatures restantes :

-Et lui c'étions Arghargh. Et lui c'étions...

Griselda tordit la bouche :

-Oui, oui, le coupa-t-elle. Enchantée, Euuuh, Uurghhl, Armpfghh, Mphhfffpffffpfffmm, Mmhfffgrûll, Jean-Jacques, Arghargh... et les autres. Mais je comprends pas. Pourquoi vous vous êtes fait passé pour mon petit ami ?

Tous les gnomes baissèrent la tête, et rougirent en même temps.

-Parce qu'on étions tous tombé amoureux d'toué, pardi !
-Hein ? S'étonna Gri.
-QUOI ?! S'étrangla le blondinet, qui jusque là avait suivi la scène avec des yeux ronds.

La dizaine de gnomes se mit à piailler en choeur.

-Ouich ! On t'aime Griselda O'Neil !
-On t'aime, f'chié !
-Tout à fait.
-F'chié, f'chié !
-On t'avions r'péré lors de tes balades en solitaire dans la Forêt Maudite du Péril Éternel et de l'Agonie Sans Fin. Et on t'observions sans oser te parler !
-F'chié ouich !
-T'étions si belle !
-F'chié !

Drago se tourna vers la Pi Omicron Pi :

-Parce que cela t'arrive souvent, de te balader seule dans cette horrible foret ?

Griselda le gratifia d'un sourire joyeux :

-Oh ça oui alors, j'ai visité toutes les forêts et tous les recoins bizarres du campus ! J'ai beaucoup de temps libre et pas beaucoup d'amis ! expliqua-t-elle.
-Oh.
-Pas d'amis du tout, en fait, à la réflexion.
-Oh.
-Je m'en rendais pas compte avant, mais depuis que j'ai été guérie de ma schizophrénie, j'ai eu l'occasion de m'en rendre compte, badina-t-elle.
-Oh.

Le blondinet parut un chouilla gêné. Mais Gri ne le releva pas : elle se pencha vers les créatures aux tronches de tubercule, et lâcha :

-Et donc vous m'aimez tous.
-Ouich ! Répondirent en choeur les gnomes.
-Et vous vous êtes dit que la meilleure façon de m'approcher c'était de vous réunir pour faire semblant d'être un être humain, et me demander de sortir avec vous tous réuni en un !
-Ouich !
-Oui, c'était le plus logique à faire, admit-elle.
-Logique ? Répéta sans y croire Malefoy.
-Mais on comptions t'dire la vérité, Griselda ! Dit le nommé Euuuh. Car on avions un plan !
-Un plan ? S'étonna la jeune femme.
-Gardions l'esprit ouvert !

Et d'un coup, tous s'agenouillèrent. Leur chef leva au dessus de sa grosse tête ce qui ressemblait beaucoup à un brin d'herbe enroulé pour ressembler à un anneau.

-Griselda O'Neil. Veux-tu nous épouser tous et devenir la Reine des Gnomes ?

Gri cligna ses énormes yeux globuleux. Et elle commença à peser le pour et le contre.

D'un coté, elle était pas sûre de vouloir épouser une bande de gnomes.

De l'autre, elle était seule depuis bien trop longtemps.

Mais elle était pas sûre de vouloir épouser une bande de gnomes.

Mais c'était la classe de devenir une Reine ! Reine Griselda, ça en imposait quand même. Reine Griselda des Bois Maudits ! Ouais, c'était la classe irlandaise, ça.

Ceci dit... elle était pas sûre de vouloir épouser une bande de gnomes.  

Mais y'avait Marcus. Marcus voulait pas d'elle. C'était peut-être une solution pour l'oublier pour de bon ?

Oui mais... elle était pas sûre de vouloir épouser une bande de gnomes.

Okay, la solution lui paraissait évidente en fait.

Elle s'accroupit devant les petites créatures laides, et se racla la gorge, la bouche tordue.

-Euuuh, Uurghhl, Armpfghh, Mphhfffpffffpfffmm, Mmhfffgrûll, Jean-Jacques, Arghargh... et les autres... J'ACCEPTE !

A côté d'elle, Drago manqua de s'étrangler de surprise.


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MessageSujet: Re: L'Amour à l'Irlandaise   Sam 18 Juin 2016 - 22:28

Le cabanon terreux avait été décoré afin de se donner des allures de cathédrale, ou tout du moins d'un lieu de culte quelconque. Les rares vitres sales et brisées à coup de jets de pierre de la bâtisse avaient été recouvertes de gouache dans un simulacre de vitraux. Des touffes de mousse ornaient sommairement le plafond : la plupart pendouillaient lamentablement avant de rejoindre leurs égales au sol. Une large allée de fougères rejoignait un autel vétuste, au côté duquel un orgue, si tant est qu'il ait pu porter ce nom, construit à partir de tiges de bambous, pétaradait disgracieusement.

Drag soupira. Qu'il lui semblait loin le temps où il assistait à des opéras de vélanes à Buckingham Palace, aux côtés de son Père et des plus hauts dignitaires sorciers du pays. Loin le temps où il entendait l'orgue de Westminster où la musique de chambre que lui jouaient ses elfes pour ses réveils.

Dans ce décor minable, il avait touché le fond. Mais à l'évidence, moins que Griselda O'Neil elle-même, qui, engoncée dans une robe faite de ce qui semblait être un amas de roseaux et de fougères défraichies, souriait avec la béatitude d'une vieille paysanne de soixante dix ans qu'on marie avec un âne.

-Euuuh, Uurghhl, Armpfghh, Mphhfffpffffpfffmm,Arghargh, Blarggggg, PfffPfff, Humhummmgrrr, Blurfff, Trrrgrrrdrrr, Mmhfffgrûll et Jean-Jacques, chevrotait ce qui semblait être une antique pomme de terre affublé d'une mitre d'évêque rapiécée, acceptez-vous de prendre pour épouse Griselda Chewbacca O'Neil ici présente ?

Une salve d'exclamation s'éleva aussitôt de la tripotée de gnomes qui attendaient aux pieds de la demoiselle :

-Pour sûr !

-Que oui !

-F'chié mais oui !

-Je veux mon neveu !

-Ah ça oui !

-Et plutôt deux fois qu'une !

-Que le grand cric me croque si je dit non !

-Yepyepyep !

-Et comment !

-J'peux aller pisser ?

-Qui c'est qui dit oui ? C'est Ouistiti !

-Marché conclu, qu'on en finisse !

L'évêque fit taire les farfadets d'un geste bienveillant de la main et se tourna vers la future mariée qui piaffait également d'impatience :

-Et vous, Griselda Chewbacca O'Neil, acceptez-vous de prendre Euuuh, Uurghhl, Armpfghh, Mphhfffpffffpfffmm,Arghargh, Blarggggg, PfffPfff, Humhummmgrrr, Blurfff, Trrrgrrrdrrr, Mmhfffgrûll et Jean-Jacques ici présents ?

-OUI JE LE VEUX VEUX VEUX !!! s'égosilla l'irlandaise.

-Bien. Par la Grande Loi des Gnomes, je m'apprête à unir ces fiancés jusqu'à ce que la mort ou des cors au pied mal soignés vous sépare. Si quelqu'un souhaite s'opposer à cette union, qu'il parle maintenant ou qu'il se taise à jamais !

Un long silence s'imposa dans l' "église" durant lequel le plafond rafistolé de la cabane s'affaissa d'un cran dans un pathétique bruit de bois vermoulu.

-J'peux vraiment pas aller pisser ? fit l'un des fiancés déconfits.

Drago leva les yeux au ciel :

-Oh seigneur, ma bonté me perdra.

Il se leva  :

-Je m'y oppose.

Une rumeur outragée parcourut l'assistance alors que l'Alpha Alpha Alpha se dirigeait vers Griselda. Il la saisit par le bras :

-Cette farce a assez duré, O'Neil. Nous partons. Mon thé va refroidir.

-Mais ! Mon mariage ! geignit l'irlandaise alors qu'il la tirait le long de l'allée sous des milliers de yeux scandalisés.

-Cette cérémonie boueuse peut être qualifiée de beaucoup de choses, lui répondit Drago de sa voix blasée, mais certainement pas d'un mariage. De plus, tu ne peux pas être sérieuse.

-Bah c'est pas facile de trouver un bon parti de nos jours ! badina la Pi Omicron Pi. Alors quand on te propose d'intégrer la royauté...

Drago planta son regard bleu acier dans les yeux globuleux de cette dernière :

-Ce n'est PAS la royauté, O'Neil. Ce sont des gnomes. Les gnomes ne sont pas un peuple, ce sont des nuisibles qui vivent dans les jardins et qui forniquent avec des taupes. poursuivit l'Alpha sur un ton méprisant. Cela me fait mal de te le dire, mais même toi, tu peux trouver mieux, je te l'assure.

Griselda avait porté la main à son cœur, visiblement émue par sa tirade. Hélas pour lui, son discours sifflant n'avait pas eu le même effet sur l'assistance :

-Hey ! Il nous pique notre fiancée ! s'écria Jean-Jacques.

-Et il tourne en ridicule notre culture millénaire ! renchérit un autre "fiancé".

-TUONS-LE ! s'écria l'évêque en dévoilant des dents pointues et tâchées de sang.

Drago leva à nouveau les yeux au ciel et poussa un long soupir blasé en saisissant mollement sa baguette :

-Oh par pitié...



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MessageSujet: Re: L'Amour à l'Irlandaise   Sam 16 Juil 2016 - 20:03

Drago avait voulu viser les gnomes avec sa baguette, mais il n'eut pas le temps de prononcer la moindre formule. Une vague de patates humanoïdes le submergea entièrement, dans une bordée d'injures en tout genre. Le malheureux ne put que glapir, alors que sa main dépassait de la foule de ses mini-assaillants :

-A moi ! Je- je- ARGH !

En moins de temps qu'il n'aurait fallu pour le dire, le pauvre AAA fut ligoté par des lianes végétales et autres bouts de jonc, et pendu par les pied à l'aide d'une poulie de fortune. Le visage plus rouge que jamais, la tête à l'envers, il commença à se balancer, visiblement pas très content de son sort :

-FICHTRE ! Faites-moi descendre !

Mais la bande de gnomes l'ignora, et commença un colloque pour décider de son sort.

-F'chié !
-On d'vrait l'abandonner dans la forêt !
-Pour sûr !
-F'chié, f'chié !
-Que non : on l'enduit de miel et on le jette dans une fourmilière !
-Yepyepyep !
-En voilà-t-il pas une idée qu'elle est bonne !
-J'peux aller pisser  maint'nant ?
-Que non : ON DEVRAIT LE TUER !

Une clameur de joie suivit cette proposition de Mphhfffpffffpfffmm.

Griselda regardait la scène avec des yeux ronds comme des soucoupes. Enfin, encore plus ronds que d'habitude, ce qui n'était pas peu dire. Elle était indécise.

Dragounet avait été très très très, très très très, trèèèès très très, TRES TRES TRES gentil avec elle. Personne ne faisait jamais ça. A part Marcus le Castor, une fois. Mais le blondinet lui avait dit qu'elle valait mieux que ça. Il avait essayé de la sortir de ces fiançailles gnomesques. Et, alors que sa bande de promis tentaient, en vain, de mettre feu à un fétu de paille sous le malheureux Drago en frottant deux gros cailloux l'un contre l'autre, elle commençait à douter.

Ouais, mais... elle avait une jolie robe en fougères, et s'apprêtait à rentrer dans la royauté ! La royauté, c'était pas rien, tout de même ! Combien avait-elle de chance de devenir Reine, sans ça ? Et pire encore : combien avait-elle de chances DE SE MARIER ? Sans gnomes, c'était mission impossible !

Mouais mais Dragochou était un ami, quand même. Un drôlement bon, d'ailleurs. Il disait des méchancetés à l'Irlandaise, pestait dès qu'il la voyait et adorait lui crier dessus, mais il n'y avait qu'un véritable ami pour être aussi franc. Il ne méritait pas de mourir la tête en bas.

Grigri s'accroupit devant la troupe :

-Ah ben non, le tuez pas !
-Et pourquoi pas !!! s'offusqua la grosse tête de Euuuh.
-Parce que c'est mon ami ! dit Gri.

Les gnomes grognèrent tous en choeur.

-On s'en fiche !
-Au bûcher l'voleur de fiancée !
-LYNCHONS-LE !

Les yeux de Drago s'écarquillèrent d'horreur, alors que les créatures criaient sa mise à mort à qui mieux mieux. L'Irlandaise soupira : bon ben, il allait falloir utiliser les grands moyens. Elle se releva, et redressa sa tête dans un port qu'elle pensait altier, mais qui donnait juste à penser qu'elle s'était chopé un torticolis.

-Vous l'aurez voulu ! En tant que Reine des Gnomes des Bois, je vous ordonne de le laisser partir.

Tous les gnomes sanguinaires se figèrent un instant, avant de se mettre à rire, comme un seul homme-patate ridicule.

-Fuhuhuhuhu ! ricana Arghargh.
-Elle est ben drôle, c'lle-là ! gloussa Mmhfffgrûll.
-Comme c'est cocasse ! lança Jean-Jacques.
-M'faites pas rire, j'vas me pisser d'ssus !
-F'chié ! Fuhuhu !
-Bah quoi ? fit Griselda, abasourdie. C'est parce que le mariage a pas été consacré jusqu'au bout ? Parce que c'est qu'un détail, ça. C'est un pré-ordre de Reine, disons.

La sorte de pomme de terre vivante affublée d'une mitre d'évêque s'avança vers la maigrichonne :

-Même si le mariage avait été consacré, ça n'aurait rien changé.
-Mais pourquoi ?! Je serais Reine, quand même !
-Ouich !
-Mais ça veut rien dire, ça.

La garçonne fronça les sourcils. Elle commençait à se dire qu'on l'avait drôlement embobiné quand même. Elle ne comprenait pas tout, et si y'avait quelque chose que les Pi Omicron Pi n'aimaient pas, c'était bien de ne pas tout comprendre. Elle se gratta le sommet du crâne, sous le diadème de ronces qu'elle s'était confectionné.

-Vous voulez dire que votre Reine n'a pas de réel pouvoir exécutif parce que votre système monarchique se base sur un rôle purement constitutionnel, limité à des fonctions cérémonielles non-partisanes ? tenta-t-elle.

Les créatures gnomesques se jetèrent un regard convenu. Ils pouffèrent.

-Nah.
-Nope.
-F'chier.
-J'peux pisser, là, sinon ?
-Point du tout.
-Alors quoi ?! s'écria Gri. C'est quoi le problème ?
-Ben on obéit pas aux ordres d'une gonzesse ! cria l'un d'eux.
-Faudrait beau voir ! fit un autre.
-Une femelle ça se tait, crédidiou ! fit un autre encore.
-Tout à fait, f'chié ! renchérit une énième patate vivante.

Les yeux de l'Irlandaise s'exorbitèrent.

-Alors, vous vouliez m'épouser et faire de moi votre Reine, pour...
-...pour faire la popote et des gnianfants, pardi !
-Oh. Je vois.

Calmement, Griselda ramassa la baguette tombée à terre de Drago. Tout aussi calmement, elle tira la sienne de son pantalon, qu'elle portait par dessous un jupon en feuilles mortes et crottées du meilleur goût. Puis, sans se départir de son calme olympien, elle pointa les deux vers le groupe de gnomes.

Qui cessa net de rire.

-Que fais-tu, Griselda O'Neil, f'chié ???
-Je romps les fiançailles, mon cher Armpfghh. Dragougou a raison : je vaux mieux que vous tous réunis.

Euuuh fit un bond en avant.

-Comment oses-tu ???

Mais la garçonne l'expédia au loin, grâce à un coup de pied bien placé. Tous les autres se mirent à piailler, outrés.

-F'chié !
-Les femelles doivent rester à leur place !
-Je ne suis plus amoureux de toué !
-Moi non pu !
-Moi non pu ! J'préfère m'remettre aux taupes !
-Les gars, j'toujours envie de pisser, moué...

Mais Gri ne se laissa pas démonter :

-Venez, je vous attends. J'ai même deux baguettes !

Jean-Jacques osa faire quelques pas vers elle, un sourire moqueur à ce qui lui servait de lèvres.

-Diantre, tu ne nous fais pas peur ! Tu ne connais nul sortilège capable de nous arrêter ! Tu entends ? NUL SORTIL...
-Aguamenti.

Deux jets d'eau puissants fusèrent du bout des baguettes, et aspergèrent copieusement les sales têtes des gnomes.
Qui se mirent à hurler.

-AAAAH ! MA CRASSE ! ELLE FOND, ELLE FOOOOOND !!
-AU SECOURS ! CHUS PROPRE !
-NAOOON J'VEUX PAS DE DOUCHE, PITIEEEE !
-C'PAS GENTIL, F'CHIE !
-ARGH C'EST FROID ET C'EST MOUILLE !
-F'CHIE J'ME SUIS PISSE DESSUS !

Et, dans une débandade totale, les créatures fuirent de tous les côtés à la fois, sous les meubles, dans les moindres recoins, sous les lattes des murs, en couinant de peur.
La POP croisa les bras :

-Ben ça alors. Qui aurait cru que ça serait si facile ?
-Félicitations, O'Neil, fit la voix trainante de Malefoy.
-Merci Dragonouchet.
-Mais sans vouloir te commander, puis-je te suggérer quelque chose ?
-Quoi donc, mon Dradradra ?
-DETACHE-MOI DONC !
-Ah voui, tiens. Lashlabask !

Drago s'écroula à terre, d'un coup. Il se redressa et s'épousseta en maugréant.

-Filons d'ici avant que tes ''fiancés'' ne reviennent.
-Okidoki ! lui répondit la garçonne avec un large sourire.

Et c'est toujours avec le même sourire qu'elle gambada à travers la sombre forêt, guidant un Malefoy morose jusqu'à Mysteria Lane.

Et durant tout le trajet, elle jubila. Parce qu'elle se sentait heureuse. Heureuse, et délivré d'un poids. Elle avait perdu un petit-ami, mais elle avait gagné mieux. Oh oui, bien mieux.

-Bon, O'Neil, je ne te raccompagne pas jusqu'à chez toi, soupira Drago sans lui accorder un regard, en remontant vers la porte d'entrée de la maisonnette jaune de Malicia.
-Ok.

Il marcha quelques secondes... puis se retourna.

-O'Neil ?
-Oui ? fit cette dernière, un centimètre derrière l'Alpha.
-Tu es toujours là.
-Oui ! s'exclama Grigri, bienheureuse.
-Pourquoi es-tu toujours là ?
-Parce que j'ai tout compris !

Le blondinet poussa un énième soupir.

-Je sens que je vais le regretter, mais... qu'as-tu donc compris ?
-QUE TU M'AIMES A LA FOLIE, PARDI ! cria-t-elle en ouvrant grand ses bras. ET CA TOMBE BIEN, MOI AUSSI JE T'AIME DEJA ! ET JE VAIS PARLER DE NOTRE TOUT NOUVEAU COUPLE A TOUT LE MONDE ! AHAH LA TETE DE MALICHOU QUAND JE VAIS LUI DIRE !

Et devant le visage soudain blême de son tout nouveau ''petit-ami'', elle fit volte-face et se mit à courir au loin, en agitant ses bras et en ricanant comme une cinglée.


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L'Amour à l'Irlandaise

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