Image Image ImageAccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion



 
Partagez | 
 

 Welcome to the Motel Alabama

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


DOSSIER ETUDIANT
Filière : Filière :: Sports Sorciers
Description ::
Bons Points : Bons Points :: 262
avatar
Lucrécya Rincevent

Messages : 3513

Double Compte : Augustus Kane
Situation Amoureuse : cachez vos mecs, les morues : chuis à nouveau célib !

Filière : Aurorologie

Sorts Connus :
Accio,
Aguamenti,
Amplificatum/Reducto,
Animagus,
Calmos Pacificatum,
Confringo,
Contusionus Encontusiono,
Cucurcelerum
Defodio,
Episkey,
Folloreille,
Gemino
Incarcerem,
Inflammarae,
Lashlabask,
Locomotor,
Multicofors,
Nauséis,
Periculo Pugno,
Repulso,
Revigor,
Rictusempra,
Sonorus,
Spero Patronum,
Subcingulus

Inventaire :
Potion Miracle du Bon Docteur Magouille (x3),
Horloge des Familles,
Pommade Pommadante Grégoire,
Lait de Poule du Bon Docteur Magouille (x2),
Tequila Magouillita (x4)
Potion de Requinquance (x2)
MessageSujet: Welcome to the Motel Alabama   Sam 8 Juil 2017 - 15:06

Welcome to the
Motel Alabama !
Lucrécya & Isaac
A partir du vendredi 9 Septembre (au soir)
Privé plize !
© 2981 12289 0

Lucrécya soupira, et commença à se trémousser sur son siège inconfortable. Elle regarda à travers le minuscule hublot, et regarda le paysage s'étendre sous ses yeux, en contrebas. Très, très loin, en contrebas.

-Rappelle-moi pourquoi on a pris l'avion comme des Moldus, déjà ? demanda-t-elle de sa voix éraillée.

-Parce qu'on est trop pauvre pour louer le moins cher des portoloins, répondit philosophiquement Isaac, assise à côté d'elle.

-Ah, ouais, c'est vrai.

Lulu soupira à nouveau.

Elle avait besoin de vacances. Ou du moins d'un break. Ce qui était ironique quand on savait que l'année universitaire venait tout juste de débuter.

Et malgré les apparences, elle était contente quand même du petit week-end entre filles qui s'annonçait.

Tout avait été décidé quelques jours plus tôt. Lorsque Lucrécya, déguisée en serveuse Starducks (ou en soubrette coquine ; avec son patron, les deux étaient confondables), avait ouvert d'un coup de pied rageur la porte du pub. Plus pour aller trouver du réconfort auprès de sa pote que pour boire un coup, d'ailleurs.

** flashback **

Isaac, derrière le comptoir, accueillit Lulu de son habituel sourire vaseux, emprunt de Gamma-ité :

-Heeey ! Luuuu ! Ca fait un bail !

La Zêta s'était hissé sur un tabouret, et avait grommelé :

-Oh, Zazac, salut. Fais plaisir de voir une tronche amicale, si tu savais...

La junkie dégingandée considéra le décolleté de l'uniforme de Lucrécya, et ironisa :

-Sympa ton costume.

-C'mon patron qui m'force. J'dois faire la poupouffe pour vendre du café. Comme si ça suffisait pas de travailler tout l'été...

-Ah, j'connais ça.

La Gamma posa un grand verre à cocktail uniquement rempli de vodka sous le nez de son amie...  mais cette fois-ci, cela ne parvint pas même à arracher un sourire à la petite brunette.

-Ça a pas l'air d'aller fort, hein, lâcha Zazac.

Lucrécya soupira. Elle se sentait constamment irritée, complètement naze à cause de son job ET des cours qu'elle avait pris tout l'été en plus de son job... et avait encore la face de cette salope qui allait épouser son ex en tête. Genre, constamment en tête. Elle avait l'impression de la voir PARTOUT. Comme si cette teupu la narguait.

Sauf que la greluche de son ex la narguait pas. C'était la propre caboche de Lulu qui la narguait. Et ça c'était pas cool. Et le savoir n'arrangeait pas les choses.

-J'ai connu mieux, gémit la Zêta.

Elle but son verre cul sec, et fit signe à la serveuse de la resservir, ce que cette dernière fit sans se prier.

Lucrécya finit par relever ses yeux verts vers sa pote :

-Et toi ? Ça va ?

Le sourire d'Isaac se figea et se mua petit à petit en grimace crispée.

-Beeeeen... si tu veux tout savoir... non. Non, pas du tout.

-Oh. Merde.

Lucrécya considéra son verre, et le tendit à la Gamma :

-Tiens. Ça aide.

Isaac le but d'un trait, puis s'essuya la bouche d'un revers de manche. Sous le regard de la lilliputienne, qui demanda :

-Ça va mieux ?

-Ouais. Enfin... non. Pas vraiment.

-Moi non plus, admit Lulu.

Un silence s'installa entre les deux, durant lequel chacune fixa le vide avec mélancolie.

Mais d'un coup, Isaac prit la parole :

-Putain, Lu, si tu savais à quel point j'ai besoin de vacances.

-Oh ouais, moi aussi. Histoire de se déconnecter de toute la merde du quotidien !

-Exactement ! s'enthousiasma Isaac. Qu'est-ce que je donnerai pas pour partir loin...

-Moi aussi... Rien que quelques jours...

-Histoire de penser à rien...

-A part s'éclater...

La serveuse s'accouda sur le comptoir, puis se pencha vers son amie, un sourire malicieux aux lèvres. Comme si elle avait soudain quelque chose en tête.

-Et pourquoi on le ferait pas ?

-Hein ? déglutit Lucrécya.

-Ouais ! C'est bientôt le week-end ! Pourquoi on partirait pas, toi et moi ? Un road-trip entre copines, rien que nous, et zéro emmerdes ?

-Ben... hésita Lulu.

La Gamma insista :

-Donne-moi une bonne raison pour pas le faire !

Lucrécya s'était redressé, et avait fait parler la voix de la raison :

-Déjà, on est fauchées, c'est la première semaine de la rentrée universitaire, ça nous ferait quitter nos cours plus tôt et pas travailler pendant deux jours et OH PUTAIN OUI J'AI BESOIN DE VACANCES ON PART ENSEMBLE CE WEEK-END MA GUEULE !

**

Et avec les sous obtenus par la vente de Poudracafard d'Isaac, et les quelques pourboires que Lucrécya avaient mis de côté cet été, les deux filles s'étaient dénichés un vol pas cher, et un motel pas cher dans une destination de rêve : LES STATES, FUCK YEAH !

Lulu sortit la brochure de sa poche, et la relut.

« ALABAMA MOTEL

Etablissement "familial". Sorciers "bienvenus". Chambres "propres" et "accueillantes". "Piscine" commune, disponible selon niveau de pluie. »

Un détail lui sauta aux yeux :

-Pourquoi ils ont foutu des guillemets partout ?

L'avion eut à nouveau un brusque soubresaut, et le cœur de la batteuse bondit à nouveau dans sa poitrine.

-Bordel, je savais que j'aurais du prendre mon balai ! criailla-t-elle, en enfonçant ses ongles dans les rebords de son siège.

Sa pote Gamma lui lança un regard suspicieux :

-Tu aurais préféré faire le trajet Royaume Uni – Etats Unis en balai ?

-Naaan ! J'aurais juste voulu avoir mon Cumulonimbus avec moi. A portée de paluches, quoi. Pask'on sait jamais, tout ça...

-En soute ? Au milieu de Moldus ? Ouais, ça aurait été super discret.

Lucrécya croisa les bras, mal à l'aise :

-Et si l'avion tombe, on fait quoi hein ?

-Il va pas tomber....

Isaac se pencha vers son amie, et considéra les nuages qui se collaient au hublot.

-Et au pire... j'espère que t'as révisé tes sorts de lévitation, plaisanta-t-elle.

Elle éclata d'un rire moqueur devant l'air horrifié de la Zêta.





Mes RPs du Moment !


Broken Mirror, avec Malicia McGuire

Welcome to Motel Alabama, avec Isaac O'Callaghan

Like a broomstick in the wind, avec Enola Powell et tous ceux qui le veulent !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bit.ly/2p2HBEB


DOSSIER ETUDIANT
Filière : Filière :: Magie Expérimentale
Description ::
Bons Points : Bons Points :: 17
avatar
Isaac O'Callaghan

Messages : 131

Filière : Magie Expérimentale

Inventaire : Philtre de Requinquance
MessageSujet: Re: Welcome to the Motel Alabama   Jeu 13 Juil 2017 - 22:15

- Ben tu vois, moi j’ai les boules de ne pas avoir pu prendre mon « tabac » arrangé, si tu vois ce que je veux dire – fit l’irlandaise en baissant la voix.

- T’aurais pu !

- Non ! Tu imagines si j’avais été attrapée par la police moldue à l’embarquement ? On aurait pas été dans la merde.

- Ouai pas faux.


Isaac s’enfonça alors dans le siège de l’avion, inspirant alors un grand coup. Elle prenait enfin des vacances. Alors soit, ça lui avait coûté toutes ses économies, mais c’était pour la bonne cause. Elle jeta un coup d’œil par le hublot et la vue des nuages lui fit oublier la fac et le boulot. Dans un an, elle aurait fini ses études. Et dans un an, elle ne savait pas où elle se retrouverait. Elle espérait pouvoir faire sortir ses parents de la merde dans laquelle ils étaient. Mais à côté, elle espérait pouvoir mettre assez de côté pour un jour pouvoir ouvrir un pub. Un vrai. En Irlande : retour au pays, là où on parle un vrai anglais sans accent bizarre comme à Londres.

Elle se retourna vers Lulu :

- Dis Lulu… - Hésita la Gamma.

- Ouaip ?

- Si jamais je retournais en Irlande, tu viendrais me voir ?

- QUOOOI ? Tu veux déjà partir ?? – s’indigna la Zêta.

- Non mais, j’ai dit, si jamais. Tu sais, on est à l’abri de rien.

- Bon bon. Alors je viendrais te voir et on ira boire tous les soirs !

- Promis !

Isaac soupira en souriant, elle aimait beaucoup Lulu. Et elles allaient passer les meilleures vacances de leur vie. Fatiguée, l’irlandaise bailla et sombra dans les bras de Morphée.


**


Il faisait une chaleur à crever, bien loin des pluies anglaises. La poussière se levait au passage du vieux taco qui servait de taxi tandis que les arbres le long de la route faisait jouer les ombres sur la route.

- Dites, on est bientôt arrivés ? – demanda l’irlandaise.

- Ouai. – bougonna le type conduisant la tôle rouillée sur roues tout en crachant sa chique par la fenêtre.

Dans le bourdonnement incessant du moteur fatigué de la voiture, les deux jeunes femmes semblèrent entendre quelques mots sur les anglais et leur accent, et cela, accompagné de quelques mots relativement moches. Lulu releva et s’apprêta à lui faire comprendre le sens de la vie avec ses propres mains lorsque le taxi freina brutalement, la faisant valdinguer à l’avant du véhicule.

- Lulu ! Ça va ??!

- Mhh… je crois que ça va ! – tenta t-elle d’aligner tandis que elle était totalement à la renverse.

- Mais ça va pas non ?! – s’énerva l’irlandaise.

- On est arrivé.

Lulu se releva difficilement, frottant ses vêtements avant de sortir de la voiture en jetant un regard noir au conducteur tandis qu’Isaac se leva à son tour, et quitta le véhicule. Le conducteur ouvrit la fenêtre et l’irlandaise lui balança quelques billets, les agrémentant d’une vilaine insulte en gaélique, ce à quoi le conducteur répondit d’un haussement de sourcil avant de partir en trombe, laissant les deux jeunes femmes en plan sur la route avec leurs valises. Tandis qu’Isaac rangea ses billets dans sa poche, elle entendit une injure.

- Nom de… Mais qu’est-ce que c’est que ça… - bégaya Lulu.

Isaac se retourna et eu la même réaction.



Mes RPs du Moment !





Au fond du verre., avec Titus Reynolds
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


DOSSIER ETUDIANT
Filière : Filière :: Sports Sorciers
Description ::
Bons Points : Bons Points :: 262
avatar
Lucrécya Rincevent

Messages : 3513

Double Compte : Augustus Kane
Situation Amoureuse : cachez vos mecs, les morues : chuis à nouveau célib !

Filière : Aurorologie

Sorts Connus :
Accio,
Aguamenti,
Amplificatum/Reducto,
Animagus,
Calmos Pacificatum,
Confringo,
Contusionus Encontusiono,
Cucurcelerum
Defodio,
Episkey,
Folloreille,
Gemino
Incarcerem,
Inflammarae,
Lashlabask,
Locomotor,
Multicofors,
Nauséis,
Periculo Pugno,
Repulso,
Revigor,
Rictusempra,
Sonorus,
Spero Patronum,
Subcingulus

Inventaire :
Potion Miracle du Bon Docteur Magouille (x3),
Horloge des Familles,
Pommade Pommadante Grégoire,
Lait de Poule du Bon Docteur Magouille (x2),
Tequila Magouillita (x4)
Potion de Requinquance (x2)
MessageSujet: Re: Welcome to the Motel Alabama   Sam 22 Juil 2017 - 13:20

L'Alabama Motel n'était pas très grand, mais il semblait solide. Sa structure, en forme de L, faisait s'aligner des dizaines de chambres individuelles, aux murs extérieurs peints dans un blanc cassé, tirant sur le jaune. Les fenêtres, fermées, laissaient deviner des rideaux tirés, certes un peu ringards mais propres et faisant leur office.

Devant le grand parking pour véhicules moldus, se dressait le poteau d'une enseigne lumineuse colorée, qui annonçait aux conducteurs et routiers de l'autoroute adjacente le nom de l'établissement, ainsi que les éventuelles places restantes.

Un peu en retrait, derrière un haut grillage un peu austère, se dissimulait une piscine aux flots bleus, entourée de quelques chaises longues en plastique et d'un grand parasol décoré d'une marque de Cola connue de tous.

Oui, ce motel était très correct, pour un séjour bon marché. Très correct. Sur la brochure.

Lulu releva les yeux du prospectus qu'elle tenait dans les mains. Et tordit la bouche de dégoût.

Devant elle, se dressait le même motel qu'elle venait de détailler sur la brochure... mais, visiblement, trente à quarante ans plus tard. Et trente à quarante ans durant lesquels ni le moindre ménage ni la moindre petite réparation n'avait été faite.

L'unique poubelle-benne débordait de déchets, en dégageant une odeur que la chaleur ne rendait que plus insupportable. A côté, la piscine, derrière le grillage rouillé et éventré, était vide et fissurée : les chaises longues et le parasol avaient disparu, sans doute revendus depuis belle lurette.

L'enseigne lumineuse n'avait plus son charme coloré d'antan : les quelques rares lettres qui s'illuminaient encore, prises d'une crise d'épilepsie, clignotaient trop, et trop vite, au point de lancer des étincelles peu rassurantes sur les passants.

Certaines fenêtres de l'établissement avaient été brisées, et réparées sommairement à l'aide de papier journal et de scotch. Une des chambres avait carrément vu son toit s'effondrer, sous l'impulsion d'un vieil arbre trop lourd, sans que personne ne prenne la peine d'enlever les branches, ou de réparer les dégâts.

Et que dire des murs mangés par la moisissure ? Ou des tags vulgaires, et/ou racistes, qui fleurissaient ci et là ? Et c'était quoi, cette étrange silhouette humaine, dessinée à la craie au beau milieu du parking, autour de tâches rougeâtres suspectes ???

Lucrécya grimaça : c'était le genre d'endroit où même le plus crado des junkies ne voudrait pas venir crever. Comme pour lui donner raison, un énorme rat passa en trottinant aux pieds des deux jeunes femmes sans sembler apeuré le moins du monde.

-J'crois qu'y'a une couille dans le chaudron, maugréa la petite batteuse.

-Une bien grosse et bien velue, ouaip, renchérit Isaac en se renfrognant.

-Bonjour, mesdemoiselles Rincevent et O'Callaghan, grinça une voix râpeuse derrière elles.

Les deux sorcières sursautèrent, et se retournèrent comme un seul homme, pour découvrir leur interlocuteur.

Il était.. euh... comment dire... chelou. Chelou, chelou, chelou. Si chelou que Lulu et Isaac s'échangèrent instinctivement un regard peu rassuré. Il était petit, bossu et bouffi. Et terriblement suant. Ses cheveux châtains, longs et gras, commençaient à se raréfier sur le devant. Ses yeux, injectés de sang, louchaient légèrement ; le gauche était bien plus rond et ouvert que le droit, ce qui lui conférait une allure de malade mental. Son teint jaunâtre donnait l'impression déplaisante qu'il pouvait mourir à tout instant.

-Comment vous connaissez nos noms ? glapit la Zêta.

L'homme joignit ses mains crochus, dans un geste digne des plus grands savants fous de l'histoire.

-Je suis le propriétaire, c'est moi qu'ai pris vos réservations, renifla le gus. Et vous...

Ses yeux se plissèrent :

-Vous z'êtes sorcières, décréta-t-il, d'un ton suspicieux qui accusait plus qu'il ne constatait.

Puis il partit d'une quinte de toux bien grasse, qu'il ne prit même pas la peine de couvrir avec sa main.

Lucrécya fronça son nez de dégoût, avant de lancer :

-Ouais, et alors, qu'est-ce que ça peut foutre ?

-Votre brochure disait : Sorciers "bienvenus", rajouta Zazac, sur ses gardes.

-Ouais, renifla l'homme. Et ben y'a une taxe supplémentaire pour les sorciers.

Lulu manqua de s'étrangler :

-QUOI ?!

-Et pourquoi ?!

-PARCE QUE JE VEUX PAS QUE VOUS VENIEZ DERANGER LES HONNETES GENS AVEC VOS POUVOIRS IMMONDES, VOS CHATS QUI PARLENT ET VOS DANSES TOUTES NUES AUTOUR DU FEU ! s'emporta le gérant.

-J'ai jamais dansé toute nue autour du feu ! s'offusqua Lulu.

Elle fronça les sourcils, sous le coup de la réflexion :

-Enfin, si, peut-être... Une fois, à une fête Zêta – barbecue...

Isaac, quant à elle, ne se laissait pas démonter. Elle posa ses poings sur ses hanches, et toisa le nabot au teint terreux :

-C'est légal, de réclamer des taxes cachées aux touristes ? On devrait peut-être demander à un avocat ce qu'il en pense... Tu crois pas, Lulu ?

La figure transpirante du gérant se fondit en une grimace qui ne le rendit pas moins laid :

-Mmmh, je vois, des petites malines, cracha-t-il.

Il marmonna un moment, puis finit par tendre une grosse clé rouillée à l'irlandaise. Il fit volte-face en maugréant et en toussant, sous le regard incrédule des deux amies.

-Chambre n°13, lut Isaac.

-Bon, ben... allons-voir ça...

Les deux relevèrent la tête, et considérèrent sans grande envie la porte recouverte de tags, où trônait un numéro 13 aux chiffres rouillés.





Mes RPs du Moment !


Broken Mirror, avec Malicia McGuire

Welcome to Motel Alabama, avec Isaac O'Callaghan

Like a broomstick in the wind, avec Enola Powell et tous ceux qui le veulent !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bit.ly/2p2HBEB


DOSSIER ETUDIANT
Filière : Filière :: Magie Expérimentale
Description ::
Bons Points : Bons Points :: 17
avatar
Isaac O'Callaghan

Messages : 131

Filière : Magie Expérimentale

Inventaire : Philtre de Requinquance
MessageSujet: Re: Welcome to the Motel Alabama   Mer 26 Juil 2017 - 18:58

Isaac glissa la clé dans la serrure et celle-ci se déverrouilla difficilement. Lulu et Zazac poussèrent la porte à deux, craignant le pire. Et effectivement, elles avaient eu raison de la craindre. Elles entrèrent dans la chambre, posant leurs valises sur une moquette crasseuse aux tâches plus que suspectes. Les murs étaient décrépis et la peinture s’écaillait par endroits, les stores ne fonctionnaient sans doute plus à cause des nombreuses lattes cassées, la télé était un vieux modèle des années 90 qui n’avait dû diffuser que de vieux nanars et la télécommande était vide de piles. Isaac passa la tête dans la salle de bain et fut prise de dégoût : les toilettes suintaient d’une odeur bizarre tandis que le fond était verdatre, la douche pleine de calcaire ne fermait plus et le miroir était tâché de traces blanches.

- Regarde, ça fait combien de temps que la chambre n’a pas été louée ? Il y a des savonnettes qui sont toutes desséchées !

- Tain’, on s’est bien faites bernées quand même – pesta Lulu.

- J’te l’fais pas dire. J’vais aller lui en toucher deux mots moi à l’autre maboule !

- OUAI PAREIL ! Il va tâter de la Séraphine, c’est moi qui te l’dit ! – railla Lulu.

Isaac ouvrit la porte en trombe et tomba à la renverse en poussant un râle de peur. Le vieux se trouvait devant la porte, un plateau et deux tasses de café posées sur le dessus.

- AH SA MÈRE MAIS VOUS ÊTES COMPLÈTEMENT MALADE ? - hurla Isaac qui venait de se manger le sol.

- Veuillez m’excuser, je vous apportais deux cafés pour m’excuser de cette… petite... comment dire… mésentente.

Isaac se releva, lançant un regard interrogateur à Lulu. Toutes les deux étaient méfiantes et elles plissèrent les yeux à l’unisson.

- Euh… Votre café là.. Il est un peu chelou quand même.

- C’est ma femme qui l’a préparé. Il est très bon.

« Ce type est marié… ? J’ai p’têtre mes chances avec les mecs alors… » pensa Isaac. Elle secoua la tête pour chasser ses pensées et haussa un sourcil.

- Si vous voulez vous faire pardonner, une chambre mieux entretenue serait appréciable.

- Oui je suis d’accord. Et avec des vrais savons. Pas des trucs vieux. – ajouta Lulu.

- Malheureusement, l’hôtel est complet. Je ne peux donc pas changer votre chambre. Je vais néanmoins vous ramener de nouvelles savonnettes si vous le désirez.

- Complet.. ? Mais on a vu personne !

Elles n'avaient croisé personne depuis leur arrivée et même le parking était vide, à l'exception d'une voiture de collection noire lustrée et drôlement sympa. Sans doute la voiture du vieux payées sur le dos des sorciers avec les taxes. Mais à peine Lulu avait-elle finit sa phrase que le vieux était déjà parti, laissant le plateau et les deux cafés dans les mains d’Isaac. Au loin, elles entendirent un ricanement.

- Ne buvez pas votre café trop vite, savourez-le !

En fermant la porte, les deux jeunes femmes regardèrent les cafés et d’un commun accord silencieux, elles vidèrent le liquide encore fumant dans les chiottes.

- Zazac, ce type est vraiment bizarre.

- Lulu, j’allais te dire la même chose. En attendant, essayons de nous installer. Au moins les draps ont l’air propres. C’est déjà ça. En espérant que les matelas ne soient pas infestés de puces…

Elles frissonnèrent à l’idée même d’être bouffées par des puces.



Mes RPs du Moment !





Au fond du verre., avec Titus Reynolds
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


DOSSIER ETUDIANT
Filière : Filière :: Sports Sorciers
Description ::
Bons Points : Bons Points :: 262
avatar
Lucrécya Rincevent

Messages : 3513

Double Compte : Augustus Kane
Situation Amoureuse : cachez vos mecs, les morues : chuis à nouveau célib !

Filière : Aurorologie

Sorts Connus :
Accio,
Aguamenti,
Amplificatum/Reducto,
Animagus,
Calmos Pacificatum,
Confringo,
Contusionus Encontusiono,
Cucurcelerum
Defodio,
Episkey,
Folloreille,
Gemino
Incarcerem,
Inflammarae,
Lashlabask,
Locomotor,
Multicofors,
Nauséis,
Periculo Pugno,
Repulso,
Revigor,
Rictusempra,
Sonorus,
Spero Patronum,
Subcingulus

Inventaire :
Potion Miracle du Bon Docteur Magouille (x3),
Horloge des Familles,
Pommade Pommadante Grégoire,
Lait de Poule du Bon Docteur Magouille (x2),
Tequila Magouillita (x4)
Potion de Requinquance (x2)
MessageSujet: Re: Welcome to the Motel Alabama   Sam 29 Juil 2017 - 20:07

Quand Lucrécya s'assit sur le lit qu'elle venait de choisir, ce dernier protesta vivement par un grincement sinistre.

-Pour l'instant, ça... va.

Elle s'allongea, prudemment. Le matelas était mou, bien plus que son lit habituel... mais le trou dans lequel il venait de plonger la batteuse n'était pas si inconfortable, finalement. Même s'il se refermait petit à petit sur elle.

-Pour l'instant, ça va... encore, lâcha-t-elle.

-Dis, Lulu... fit la voix d'Isaac.

Dans un nouveau concert de grincements, et en agitant ses bras dans tous les sens pour retrouver l'équilibre (et sortir du trou), Lucrécya se redressa :

-Ouais ?

-Le gars là...

-Le vieux chelou aigri probablement cracmol qu'a voulu nous empoisonner ?

-Ouais.Tu crois qu'il a le double des clés de toutes les chambres ?

Un silence éloquent répondit à la Gamma.

-Je crois que je vais éviter de dormir cette nuit, déglutit la batteuse, après un moment de réflexion.

Sa pote Gamma ne répondit pas, mais elle n'avait pas l'air contre l'idée. Elle posa sa valise sur son lit. Puis elle se tourna vers l'unique placard de la chambrée, l'ouvrit, et...

-OH LA PUTAIN DE SA MERE ! lâcha-t-elle, en bondissant en arrière.

-Qu'est-ce que t'as Zazac ?!

La junkie leva les yeux au plafond, de dépit.

-Y'a une famille d'opossums.

-Hein ?

-Y'a une famille d'opossums. Qui vit dans le placard.

Lulu bondit vers son amie, et regarda par dessus son épaule : une saloperie de bestiole dégueulasse et dodue était effectivement installée là, suspendue par sa queue cheloue. Elle était recouverte d'autres bestioles dégueulasses, mais bien plus petites, qui s'agrippaient au pelage chelou de la plus grosse.

Cette dernière realisa qu'elle était observée : elle tourna sa tête vers les deux filles, et cracha à la manière d'un chat, en leur montrant ses petites dents jaunâtres immondes.

Isaac referma le placard d'un coup sec, et Lucrécya grimaça :

-Bon là c'en est trop !

Elle se jeta sur sa valise, et glissa sa baguette hors de la poche avant du bagage, avant de la brandir en l'air avec agressivité.
Ce qui fit arquer le sourcil de son amie :

-Tu fais quoi, Lu ?!

-Chais pas encore ! J'fais foutre le feu, un truc comme ça ! maugréa la punkette, en bonne petite pyromane.

Sa comparse tenta de tempérer :

-Euh, t'es sûre ? C'est pas un peu radical ?

-Bah quoi ! rétorqua la petite batteuse. Y'avait écrit « sorciers bienvenus » sur la saloperie de brochure ! Et si c'est « sorciers bienvenus », c'est « magie bienvenue » aussi, y'a pas d'raison !

-Je ne parlais pas de faire de la magie, mais de foutre le feu, fit judicieusement remarquer la Gamma. Si on bousille quoique ce soit ici, l'autre vieux plouc serait capable de nous le faire payer. Ou pire ! De nous dénoncer aux flics !

Lucrécya baissa sa baguette :

-Mmh... T'as raison... Faut faire preuve de... euh...

Elle se gratta la tête :

-Euh... de... comment on dit déjà ? Ce truc, là, que je fais jamais ?

-De subtilité ? proposa Isaac, amusée.

-Exactement !

Elle se mordilla les lèvres un instant, les sourcils froncés sous le coup d'une réflexion intense. Puis :

-Mais ouais, chuis con ! RECURVITE !

Une épaisse mousse à l'odeur de javel jaillit de la baguette de Lucrécya : comme si elle possedait sa propre vie, elle se mit à grossir, gonfler et se multiplier, et à se mouvoir. Jusqu'à étouffer sous ses bulles aseptisées sur tout ce qui était sale ou tâché dans la chambre. C'est à dire, à peu près tout.

-Je ne savais pas que tu connaissais un sort pareil, ricana sa pote.

-A force de se réveiller au QG Zêta après une soirée difficile, sur un sol collant d'alcool et de vomi, je te jure que tu finis par l'apprendre !

-Je veux bien te croire... Mais... c'est normal que ça mousse autant ?

Lucrécya considéra le bouillonnement savonneux qui gonflait à une vitesse peu rassurante. Elle n'avait jamais vu ça... mais qu'importe.

-Bah c'est drôlement cradingue, alors il a du pain sur la planche mon sortilège...

-Mouais. T'as déjà vu Fantasia ? Tu sais, le dessin animé pour Moldus ?

-Nan, pourquoi ?

-Mmh, pour rien... fit Isaac, songeuse.

-Bon, c'est pas tout ça, mais c'est les vacances, alors motel merdique ou pas, on devrait faire des trucs de vacances !

Et, ni une ni deux, Lucrécya enleva en un quart de seconde toutes les fringues qu'elle portait sur le dos, et les envoya valser au loin. Complètement nue, sans la moindre gêne, elle plongea la tête la première dans sa valise, d'où elle sortit un minuscule bikini.

-Ça te dit qu'on aille piquer une tête dans la piscine ? demanda-t-elle, tout en tentant d'enfiler son maillot, en sautant à pied joint.

-La piscine vide, fêlée et crado de derrière ? Celle qui est probablement envahie de rats ?

Lulu haussa les épaules, tout en accrochant le haut de son maillot (qui ne cachait pas son absence totale de poitrine) :

-Baaah, un Reparo et un Aguamenti, et ça sera parfait !

Isaac regarda derrière elle : la mousse immaculée du Recurvite de Lulu venait d'envahir le plafond : là, elle se multipliait avec un entrain tout savonneux. Mieux valait ne pas être dans les parages quand le sort commencerait à s'occuper des murs, des lits, des fournitures... et même de l'air entre tout ça.

-Allez, pourquoi pas, lâcha l'irlandaise.

-Avec la chaleur à crever, ça fera pas de mal !

-En plus, ce motel est tellement minable qu'il y a forcément un dealer de stupéfiants bas de gamme et pas cher dans les parages...

Les yeux de la junkie s'illuminèrent d'espoir.





Mes RPs du Moment !


Broken Mirror, avec Malicia McGuire

Welcome to Motel Alabama, avec Isaac O'Callaghan

Like a broomstick in the wind, avec Enola Powell et tous ceux qui le veulent !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bit.ly/2p2HBEB


DOSSIER ETUDIANT
Filière : Filière :: Magie Expérimentale
Description ::
Bons Points : Bons Points :: 17
avatar
Isaac O'Callaghan

Messages : 131

Filière : Magie Expérimentale

Inventaire : Philtre de Requinquance
MessageSujet: Re: Welcome to the Motel Alabama   Lun 31 Juil 2017 - 8:54

Alors qu’elles passèrent devant l’accueil où le vieux con sirotait son immonde café face à la télé, Isaac s’approcha et posa ses coudes sur le comptoir étonnement propre.

- Dites, vous n’auriez pas un locataire qui vendrait… disons… des choses pas communes ? tenta-t-elle.

- Comment ça ? fit-il avec un air faussement étonné.

- Faites pas l’innocent… Vous savez de quoi je parle – ajouta Isaac en durcissant le ton.

- On n’a pas d’ça ici ma jolie.

- Hé, je me dis qu’on aurait bien de quoi vous faire fermer boutique si jamais on contactait le contrôle sanitaire… - fit l’irlandaise en faisant la moue.

- Tss…


Le vieux maugréa, se racla la gorge et cracha dans la poubelle. Il arracha un papier d’un bloc note et nota un numéro, sans doute celui d’une chambre. Il posa le papier sur le comptoir, claquant la main violemment au passage.

- Merciiiiii ! – fit-elle avec un grand sourire, attrapant le bout de papier comme le saint Graal.

Elle se dirigea vers Lulu, qui semblait préparer sa baguette au Reparo, brandissant son petit papier.

- Regarde Lulu !

- Queskecé ?

- J’ai soutiré le numéro de la chambre d’un type, tu sais qui vend des trucs louches – dit-elle en baissant la voix.

- AH ! Je te propose que nous allions chercher tout ça, et puis après, direction la piscine. Ok ?

- Moi j’dis pas non…

Elles acquiescèrent à l’unisson, et se dirigèrent vers le numéro de la chambre indiqué sur le petit bout de papier. Isaac regarda sa camarade puis elle toqua à la porte. Un bruit sourd d’un objet tombant au sol se fit entendre, un bruit de plastique, d’eau qui coule et enfin le son d’une clé que l’on tourne dans une serrure. La porte s’ouvrit, et à l’instant même où le type apparut, Lulu et Zazac tombèrent des nues. Le mec était un beau gosse comme on n’en voyait pas souvent : musclé, les veines des bras saillantes, le teint légèrement hâlé et un regard de séducteur.

- B…bonjour… - bégayèrent les deux filles.

- Salut. Qu’est-ce que j’peux faire pour vous ?

L’irlandaise et la franco-russe avalèrent leur salive : le type avait une voix enivrante.

- Euhm… J’ai eu « vent » que vous vendiez quelque chose qui serait… susceptible de m’intéresser – tenta d’articuler Isaac.

- Ah… le vieux s’est laissé séduire par deux beautés comme vous… Qu’est-ce que tu veux exactement ? J’ai de tout…

Lulu et Zazac rougissèrent.

- Quelque chose qui se fume, si tu vois ce que je veux dire…

Le type acquiesça, rentra dans sa chambre et fouilla quelques minutes dans un sac noir. Il revint peu de temps après et tendit à l’irlandaise un sachet plein de plantes étranges mais que les deux jeunes femmes connaissaient bien.

- Vous ne me devez rien, c’est cadeau. Pour vos beaux yeux.

- Qu… Quoi ?

Isaac se tourna vers Lulu et l’interrogea du regard, cette dernière haussant les épaules, ne trouvant réponse à la question de l’irlandaise.

- Ben… merci. – répondit la junkie.

- Hé ! On va à la piscine, tu veux v’nir ? – s’hasarda Lulu.

- Aaaah c’est gentil les filles, mais j’ai des choses à faire alors une prochaine fois !

- Ok ! On est là si tu changes d’avis – répondit Lulu avec un grand sourire.

Le type ferma la porte, et les deux jeunes femmes se regardèrent. Elles étaient tombées sur un dieu vivant. Elles ressemblaient désormais à deux gamines qui venaient de voir un type en caleçon pour la première fois de leur vie.



Mes RPs du Moment !





Au fond du verre., avec Titus Reynolds
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
 

Welcome to the Motel Alabama

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Wizardry & Occult Witchcraft University :: RPG :: Au Delà du Portail Pointu-